แชร์

CHAPITRE 56 : Rome retrouvée

ผู้เขียน: Dledition
last update วันที่เผยแพร่: 2026-08-24 08:44:17

Livia

Les murs de Rome se dressent devant moi, majestueux et indifférents, comme un vieillard qui a tout vu et que plus rien n'étonne. La porte Capène s'ouvre devant la carriole, ses arcs de pierre usés par des siècles de passages, ses inscriptions gravées par des générations de voyageurs, ses blocs de travertin noircis par la pluie et le soleil. Les gardes nous jettent un regard distrait, habitués à voir défiler les charrettes de paysans et les troupeaux d
อ่านหนังสือเล่มนี้ต่อได้ฟรี
สแกนรหัสเพื่อดาวน์โหลดแอป
บทที่ถูกล็อก

บทล่าสุด

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 193 — Les honneurs refusés — Première partie

    Peu de jours après ces adieux, Caius vint me trouver avec une mine de conspirateur d’un genre innocent. Il avait l’air content, un peu embarrassé, le teint légèrement animé. Je reconnus cette expression : c’était celle des hommes qui viennent vous proposer une chose qu’ils croient agréable, et qu’ils préparent avec des ménagements. — Grand-mère, dit-il, le Sénat a pris une décision. — Ah. Il attendit que je le pressasse. Je ne le pressai pas. Je le laissai venir. — Le Sénat, reprit-il, a voulu te témoigner sa reconnaissance. Il propose de faire des choses pour toi. Tu as bien servi la chose publique, il a voulu... — Que propose-t-il ? — Un titre de plus. Le titre de Mère de la Patrie, à côté de celui d’Augusta que tu portes. C’est un titre qui n’a pas encore été donné à une femme. Et puis une statue —non pas une statue d’apparat, une statue de reconnaissance. Peut-être un temple

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 192 — La réconciliation avec Drusilla

    Il me restait une chose à faire avant de quitter cette vie, et je le savais depuis longtemps. Cette chose, c’était d’aller au tombeau de Drusilla. Le tombeau se trouvait, non pas dans ces grands cimetières de la Via Appia, mais dans un petit terrain du côté de la voie d’Ostie, à l’écart de la route, sous un grand cyprès unique qui paraissait plus vieux que tout ce qui l’entourait. C’était un terrain modeste, entouré d’un mur bas, avec une pierre unique. On m’y conduisit en litière, car mes jambes ne me portaient plus. Je fus déposée au sol devant la pierre. Le vent venait de la mer , cette mer que je n’avais pas vue, mais dont l’odeur de sel, certains matins, arrivait jusqu’ici. Le cyprès était grand et solitaire. Je m’assis sur un petit banc de pierre qu’on avait disposé à côté du tombeau. La pierre portait le nom de Drusilla, et rien d’autre. C’était moi qui l’avais fait élever, des années auparavant, quand j’avais appri

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 191 — Les derniers discours — Le peuple

    Il y eut un murmure. Je continuai.— Je suis née dans la Subure. Beaucoup d’entre vous le savent ; quelques-uns l’oublient ; je tiens à le leur rappeler, non pas pour me vanter, mais pour vous dire que ce que je vous dis sort d’une expérience que vous connaissez. Je sais ce qu’est un ventre vide. Je sais ce qu’est une ruelle mouillée en hiver. Je sais ce qu’est de chercher un peu de nourriture et de ne pas en trouver. Je sais ce qu’est de dormir avec la peur. Je sais ce qu’est, pour une femme, la difficulté de vivre dans un monde fait par les hommes. Je sais tout cela, parce que je l’ai supporté, et c’est pour cela que je peux vous parler de ce que l’on y peut.« Quand j’étais petite, ce que je souhaitais, ce n’était pas la grandeur. C’était autre chose : un morceau de pain, et la sécurité de pouvoir le manger deux fois de suite. Vous êtes dans la même chose. Le fond du peuple ne souhaite pas les honneurs ; il souhaite trois choses, qui réunies valent tou

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 190 — Les derniers discours — Le Sénat 2

    Je m’arrêtai , non pas pour l’effet, mais parce que j’avais besoin de respirer. Le silence, pendant ce temps, fut d’une qualité douce. Je repris. — Le dernier enseignement, je le tirerai de moi-même, et je le donnerai comme une confession. J’ai été, dans ma longue vie, une femme dure. J’ai fait des choses dont je ne parle pas ici. J’ai versé du sang, dans les années de guerre, et j’ai tenu pour l’ordre des causes qui n’étaient pas toutes de l’ordre. Si j’ai sauvegardé quelque chose, c’est par un équilibre que je ne revendique pas comme exemplaire : j’ai tenu la maison par la poigne en même temps que par la main. Je ne souhaite pas que vous me preniez pour modèle ; je vous demande seulement de ne pas me juger trop vite, de ne pas exiger des fondateurs qu’ils soient des modèles, car les fondateurs se salissent les mains, autrement ils ne fondent rien. Je vous demande aussi, à ceux qui viendront après, de ne pas croire que la dureté est davantage un devoi

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 189 — Les derniers discours — Le Sénat

    Ce fut mon dernier discours devant le Sénat.Je le sus d’avance. Ce n’est pas une chose que l’on sait par prémonition ; c’est une chose que l’on sait par comptage. J’avais quatre-vingts ans passés. Mes jambes ne me portaient plus qu’avec peine. Ma voix, certains jours, se cassait au milieu d’une phrase. Je me sentais, depuis plusieurs mois, la présence d’une fatigue qui n’était pas de celles qu’on récupère. On peut avoir l’esprit intact et le corps prêt à partir ; je le voyais chez mes morts. Aussi, lorsque Caius me dit qu’il voulait que je parlât une dernière fois devant l’Assemblée, je n’hésitai pas. Je sus que ce serait la dernière fois, et je résolus de bien la faire, comme un musicien qui donne son concert de fin.Ce n’était pas un discours d’affaire. Les lois passées, l’affaire était réglée. Ce que Caius me demandait, c’était un bilan. Un bilan de la chose faite, de la route parcourue, des leçons. C’est une demande à laquelle on ne se dérobe pas, pa

  • La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur    CHAPITRE 188 — La défense de l'héritage — Les lois 2

    Le troisième essaya la manière polie :— Domina, ces lois sont d’un esprit nouveau ; nos pères nous ont transmis un passé ; ne devons-nous pas être prudents ?— Vous êtes fort polis, dis-je, et je vous en remercie. Écoutez : la prudence, en matière d’État, est une vertu, et non une couverture. Si vous êtes prudents, je vous prie de l’être vraiment : de mesurer ce qui arriverait au pays si l’on n’aidait pas ses pauvres. La chose la plus imprudente, pour un corps politique, est de laisser ses membres tomber dans le désespoir. Le désespoir, ensuite, se paie en révoltes, ou en corruptions. Je ne vous demande pas d’être généreux ; je vous demande d’être sages.Le quatrième, un jeune, plus franc, dit :— Domina, nous craignons pour nos familles.Cela, je le respectai, car c’était vrai, et il le dit sans détour. Je répondis avec moins de fermeté et plus de douceur :— Je vous vais, dis-je. Vous craignez pour vos familles. J’ai

บทอื่นๆ
สำรวจและอ่านนวนิยายดีๆ ได้ฟรี
เข้าถึงนวนิยายดีๆ จำนวนมากได้ฟรีบนแอป GoodNovel ดาวน์โหลดหนังสือที่คุณชอบและอ่านได้ทุกที่ทุกเวลา
อ่านหนังสือฟรีบนแอป
สแกนรหัสเพื่ออ่านบนแอป
DMCA.com Protection Status