LOGINSes parents ne l'aiment que pour l'argent qu'elle leur donne. Un chagrin bien trop lourd que subit Maggie qui fait toujours de son mieux pour améliorer leurs conditions quitte à se mettre elle-même en danger. Lorsque le poste de Nounou pour le fils du beau milliardaire Veuf Richard Evans lui ai proposé, ses parents voient cela comme l'occasion parfaite d'obtenir le Jackpot quitte à la faire chanter. Maggie fait désormais face à un dilemme: - Accepter et séduire cet homme pour en tirer gros ou alors, - Refuser et risquer de perdre sa famille et d'oublier définitivement sa petite Lucie qu'elle aime tant. Maggie devra faire un choix et dans tous les cas, elle risque d'abandonner une partie d'elle-même.
View MoreMaggie et sa petite sœur Lucie restèrent toutes deux, le regard figé sur ce bout de pain posé sur la table.
Le regard attristé, et une envie véritable perceptible dans les petits yeux de Lucie, Maggie prit sa tasse de lait chaud qu’elle s’empressa de boire le plus rapidement possible, à la plus grande surprise de la petite. Aussitôt le verre déposé, Maggie soupira et un grand sourire expressif se dessina sur ses lèvres. — Oh ! Je suis tellement pleine ! Je ne peux plus rien avaler, feigna-t-elle d’être remplie. — Tu peux le prendre, ma Lucie. Ta grande sœur n’a plus faim. Je suis rassasiée, déclara-t-elle en lui pinçant joyeusement la joue. — Vas-y, prends-le, insista-t-elle. — Et toi alors, Maggie ? demanda la petite de sa petite voix, soucieuse. — Je suis pleine, ma chérie. Le lait chaud a pris toute la place, donc vas-y, prends-le, répondit-elle avec le même sourire. Lucie hocha légèrement la tête et s’exécuta. Elle prit le bout de pain qu’elle mangea avec appétit, dégustant chaque bouchée comme si c’était la dernière. Maggie la regardait tristement, consciente de la situation dans laquelle sa famille se trouvait. — Prends ton temps, Lucie. Je vais terminer de me préparer et j’irai voir papa et maman avant de m’en aller. D’accord ? Lucie acquiesça. Maggie se pencha pour lui faire un bisou sur la joue. Puis elle se leva et marcha tout doucement jusqu’au couloir. Mais juste avant de faire un pas de plus, elle se tourna un instant vers la petite Lucie qui déjeunait avec appétit. Dans les yeux de Maggie se reflétait une lueur qui criait plus que ce que ses mots ne pouvaient se permettre de dire et son cœur de supporter. Je suis désolée, Lucie… ta grande sœur fera tout pour améliorer notre vie… tout, ma chérie, pensa-t-elle fortement tout en essuyant la larme solitaire qui coula le long de sa joue. Le cœur lourd, Maggie prit le chemin vers la chambre de ses parents. — Gérard, essaye encore une fois. Ça ne peut pas se passer comme ça, s’écria son épouse. — Natacha, du calme. Cet imbécile va finir par me répondre, lança-t-il en composant de nouveau le numéro. Soudain, il enleva le téléphone de son oreille, poussant un léger cri de colère. — Qu’est-ce qu’il y a ? Ça ne passe toujours pas, c’est ça ? s’inquiéta sa femme. — Ces gens ne sont pas du tout fiables… j’aurais dû m’en douter après tant d’années à faire le sale boulot, déclara-t-il, le regard endurci de colère. — Ça ne va pas se passer comme ça ! s’exclama-t-il par la suite, vif de colère. Et puis soudain, la porte s’ouvrit. Tous deux se retournèrent précipitamment, pris de court. — Papa, maman, je m’en vais déjà à l’orphelinat, annonça Maggie en leur souriant. Sa mère et son père la fixèrent un moment, comme surpris, puis soudain avec un désintérêt désarmant. — Et alors ?! Tu ne vois pas que tu nous interromps ? s’exclama sa mère. Le sourire tendre de Maggie disparut instantanément, laissant place à une profonde confusion. — Je… je suis… tenta-t-elle de parler avant d’être brusquement interrompue. — Ferme-la ! rajouta son père. Maggie joignit ses mains à sa poitrine, le regard baissé. — Mais quelles sont ces manières, Maggie ? On doit toujours te répéter de frapper avant d’entrer, lança son père d’un ton dur. — Mais non, elle est beaucoup trop idiote pour se souvenir de toutes ces bonnes manières, ajouta sa mère. Les larmes remontaient déjà au creux de ses yeux. La tête toujours baissée, Maggie s’essuya aussi vite ces larmes avant de relever la tête. Face à elle, des parents qui n’étaient pas très contents de sa présence. Elle s’essuya de nouveau les yeux, puis elle leur dit : — Papa, maman, je m’excuse. J’ai frappé à la porte mais vous ne l’avez pas entendue et, vu que j’y allais déjà, je me suis permise d’entrer. Pardonnez-moi. Je… je m’en vais. Sa mère porta toujours un regard dur sur elle. — J’espère que ma Lucie a au moins pu déjeuner, lança-t-elle durement. — Oui ! maman, répondit Maggie avec hâte… — Très bien. Et quand est-ce qu’on te paiera dans cet endroit ? Euh… cet orphelinat ? — Euh maman… euh… balbutia Maggie, troublée. — Mais réponds-lui ! s’interposa son père. — Euh papa, maman, c’est le début du mois. Je n’aurai ma paye qu’à la fin, répondit-elle. — Foutu orphelinat ! s’exclama Gérard. — Et pendant ce temps, qu’est-ce qu’on fait, Maggie ? Regarde comment c’est difficile. Tu le vois toi-même, pas vrai ? Comment veux-tu qu’on s’en sorte avec ce maigre salaire qu’elle te donne, et ce, une seule fois ? s’exclama Natacha, très remontée. — Maman… je… je vais trouver un travail en plus, je vous le promets. Ne… ne vous en faites pas. Mère Supérieure fait tout son possible pour me payer à temps, mais ne vous inquiétez pas… je… je vais faire tout mon possible pour essayer de vous donner un peu plus. — Commence d’abord par lui demander une avance. Ça va nous aider, lança son père. — Mais… je… — Je quoi ? Fais ce que ton père te demande. Si tu nous aimes vraiment et que tu nous considères réellement comme ta famille, tu nous rapporterais plus d’argent… regarde notre voisine, regarde comment elle se vante de ce que sa fille fait pour elle. Agis dans notre intérêt, Maggie. Regarde, même Lucie ne va pas à l’école parce qu’on manque de moyens. Même de quoi se nourrir, c’est difficile. — Oui… oui maman, je ferai de mon possible… je… je demanderai une avance, mais soyez patients, je vous en prie. Mère Supérieure est très gentille et elle fera tout son possible. Croyez-moi. — Maintenant, maman, papa, je vais y aller… j’ai beaucoup de choses à faire, déclara-t-elle avec hâte. Elle s’essuya les yeux et reprit son sourire. Puis elle s’avança vers sa mère en ouvrant les bras pour la prendre dans les siens. Malheureusement, cette dernière lui tourna le dos sans lui montrer la moindre affection. Elle se rétracta, puis immédiatement, elle sourit de nouveau, décidée à ne pas laisser cela la déstabiliser. Elle se tourna vers son père, qui lui aussi lui tourna le dos. La pauvre se rétracta de nouveau. Son regard triste se porta sur ses parents qui l’ignoraient. Maggie fit marche arrière et dit d’une voix basse mais douce, calme, avec dans le ton de sa voix une once de tristesse et de résignation : — Papa, maman, je suis partie. À ce soir. Maggie se retourna, le cœur lourd. Elle marchait le plus vite possible vers la porte. Et une fois la porte refermée derrière elle, elle ne put se retenir davantage et fondit en larmes. Mais elle savait que cela ne serait pas à son avantage pour des parents qui la considéraient moins que ce qu’elle pouvait leur rapporter. Alors elle se recouvrit la bouche, pleurant à chaudes larmes tout en essayant de cacher cette peine bien trop lourde qu’elle portait en elle. Son cœur en souffrance, ses larmes jaillissantes, Maggie subissait une pression bien trop lourde. Malgré cela, elle savait qu’elle devrait tout faire pour que ses parents et sa petite sœur ne manquent de rien.— Maggie la suivit ; elle entra et découvrit le décor mi-sombre, mi-lumineux de la pièce.Les deux tables et chaises entreposées n’étaient que la roue de secours de l’intérieur en cas de surcharge clientèle.Elles traversèrent cette pièce réservée au bar et au repas, et prirent le premier virage à gauche. Une porte verrouillée y était à quelques mètres des marches menant à l’étage. Sans doute les escaliers menaient aux chambres du haut du motel. Et elle se retourna de nouveau pour se rendre compte, en voyant les autres portes verrouillées, qu’il s’agissait de chambres également.— Vas-y, entre, la voix de Christelle la ramena au plus important : l’objet de sa venue.Sans se poser de question, elle entra dans cette pièce ordonnée en bureau.Christelle rejoignit le siège derrière la table de bureau et prit, avant de lui demander de prendre place sur le siège juste en face.Maggie prit place et attendit silencieuse qu’elle daigne enfin lui dire ce qui l’attendait.— Bien, se décida-t-ell
— Maggie !! Les petits crièrent tous en voyant Maggie rentrer.C’était le seul moment où elle pouvait vraiment souffler ; travailler aussi, certes, mais souffler grâce à l’amour de ces petits anges, et leur présence si saine pour son cœur ; leur sourire et la joie qu’ils ressentaient d’être aimés et protégés lui procuraient une satisfaction plus grande que les frustrations qu’elle pouvait ressentir.Sans parler de Mère Sarah, en entendant les cris joyeux des enfants, celle-ci sortit de la pièce voisine, le sourire aux lèvres.Elle savait que la seule personne capable de faire autant de joie aux petits, c’était sa petite Maggie.Maggie :Mère Sarah me prenait toujours dans ses bras lorsque j’arrivais. J’avais l’impression qu’elle ressentait que j’en avais tellement besoin.Puis, de son sourire si chaleureux, suivait ce moment de regard suspendu comme si elle essayait de lire en moi… et qui sait, peut-être que dans son regard, elle lisait ce chagrin que je portais en moi. Son cœur mater
Toc, toc.— Oui, rentrez.Maggie poussa légèrement la porte déjà entrouverte et rentra dans la pièce où le médecin contemplait les derniers dossiers.— Bonjour, Docteur, salua-t-elle poliment.Ce dernier leva les yeux en sa direction et l'invita à prendre place.— Maggie, c'est bien cela ? Demanda-t-il, tentant d'être correct dans ses souvenirs.— Oui, Docteur... je...— Oui, en quoi puis-je vous être utile ?— C'est pour ma sœur, Docteur... je voulais savoir quand est-ce qu'elle pourrait sortir ?— Okay, je vois...Il regarda juste devant lui et sa main se posa sur un dossier marqué qu'il ouvrit. Il prit un moment pour y jeter un coup d'œil.— Lucie va beaucoup mieux... si tout se passe bien, d'ici ce soir, elle pourra rentrer...Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Maggie, mais très vite, une mine sérieuse apparut et son visage devint légèrement plus pâle.— Euh, Docteur... s'il vous plaît, est-ce possible plutôt de la faire sortir demain matin... ?Celui-ci fronça les sour
C'est le cœur lourd mais l'esprit plus léger que Maggie s'endormit recroquevillée sur elle-même sur ces carreaux froids et inconfortables. Dès le lendemain matin, avant même le réveil de ses parents, elle se retrouva à la rue chez une vendeuse de pain au lait et, avec les dernières pièces qui lui restaient, elle acheta deux courts pains au lait et revint dans la chambre de la petite Lucie. En entrant, elle la vit se frotter les yeux. Aussitôt, elle accourut vers elle, le regard agrandi. — Lucie, ma puce, murmura-t-elle. Lucie regardait autour d'elle puis, au son de la voix de sa sœur, elle se figea vers elle. — Ma... Maggie, c'est toi, murmura-t-elle, plus éveillée. Maggie sourit d'un de ces sourires radieux qu'il fallut peu de temps avant qu'une larme ne jaillisse elle aussi. — Où sommes-nous ? Enchaîna la petite en essayant de se relever. — Attends, doucement ma puce... doucement. Elle l'aida et c'est alors que la petite vit sa mère près d'elle et son père encore as
— Papa, qui était cette dame qui ressemblait à grand-mère ? demanda le petit William.— C'est une dame qui s'occupe des enfants qui n'ont pas de parents, répondit Richard.— Alors elle devrait aussi s'occuper de moi, papa ? Je n'ai pas de maman, ajouta-t-il, les yeux grands ouverts, si convaincu.R
Maggie se perdit un moment dans son regard, vide mais en même temps tellement intense qu’elle en oublia leur rencontre explosive. Tout à coup, il la lâcha brusquement, brisant le silence : — Je pense vous avoir dit de ne plus vous retrouver sur mon chemin, déclara-t-il sur un ton mesuré mais ferme
— Qu’est-ce que vous… vous faites ici ?! s’exclama Maggie, qui n’en croyait pas ses yeux. La tension était visible. Ils ne se lâchaient pas des yeux une seule seconde. C’était bien trop pour une simple coïncidence. Autour d’eux, plus rien n’existait ; uniquement des visages, des regards sceptique
— Mais monsieur ? s’exclama le chauffeur, troublé. L’homme à l’arrière resta impassible, le regard assombri figé droit sur Maggie. — Paul, fais ce que je te demande ! lâcha-t-il, toujours aussi fermement. Maggie était complètement absorbée. La voiture se rapprochait d’elle et, malgré cela, ses






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