Share

CHAPITRE CINQ

last update publish date: 2026-05-28 18:18:45

POINT DE VUE D'ADRIAN

Je quitte la scène du Sommet mondial des technologies la mâchoire serrée, les applaudissements qui suivent ma présentation s'éteignant trop vite.

Trois blocages système. Un plantage complet. Et le pire de tout, cette expression sur le visage des investisseurs. De la déception déguisée en politesse.

Je desserre ma cravate en me dirigeant vers la loge, ignorant la sueur qui perle sous mon col. Quelque chose cloche encore avec Aegis. Pas un problème superficiel. Un problème structurel.

Le système s'effondre sans cesse sous la pression de l'échelle, peu importe le nombre d'ingénieurs que j'embauche pour le stabiliser.

Depuis quatre ans, chaque mise à jour du système me donne l'impression de tenter de sauver un navire en train de couler, percé par un iceberg.

Au début, j'ai blâmé les développeurs incompétents que j'avais embauchés. Puis j'ai reporté la faute sur les mauvaises équipes dirigeantes que j'avais mises en place chez MontclairTech. Et ensuite, sur l'infrastructure en expansion. Mais dernièrement, une pensée que j'ai longtemps refoulée s'est insidieusement installée dans mon esprit, me causant des insomnies.

Peut-être n'ai-je jamais aussi bien compris l'architecture que je le croyais. Mais cette simple idée me rend fou. Car Aegis est censé être mon héritage. Le mien, et celui de personne d'autre. Pourtant, chaque version depuis le départ de Camille m'a semblé… incomplète, bâclée. Comme si je reconstruisais une maison dont je ne comprendrai jamais les fondations.

Je chasse immédiatement cette pensée. La porte de la loge s'ouvre brusquement. Elaine est déjà à l'intérieur, arpentant la pièce en faisant les cent pas, une tablette à la main.

Dès qu'elle me voit, elle explose.

“Tu as seulement regardé les informations destinées aux investisseurs?” lance-t-elle sèchement. “L'action chute encore.”

“Je sais.”

“Non, Adrian, je ne crois pas. ” Elle me tend la tablette. “Deux autres clients viennent de suspendre les négociations après ce désastre sur scène.”

Je jette un coup d'œil aux chiffres. Rouge. Encore rouge. J'ai la gorge serrée. Il y a quatre ans, les investisseurs se battaient pour obtenir un rendez-vous avec moi. Aujourd'hui, ils regardent MontclairTech comme une bête à l'agonie. Elaine passe une main crispée dans ses cheveux.

“À ce rythme, on ne tiendra pas un trimestre de plus.”

Je m'enfonce lourdement dans un fauteuil en cuir et me frotte le visage des deux mains. Un mal de tête lancinant me poursuit depuis des mois. Parfois, j'ai l'impression que l'épuisement s'est installé définitivement dans mes os.

“Le moteur prédictif a encore déraillé”, je marmonne. “Je ne sais pas pourquoi.”

Elaine rit sèchement.

“Eh bien, détrompe-toi.”

Je lève les yeux vers elle. Pendant un instant, je reconnais à peine la femme qui se tient devant moi.

Notre relation était autrefois palpitante. Dangereuse. Maintenant, elle me paraît surtout coûteuse. Le manoir. Les fêtes. La gestion constante de notre image. Tout coûte de l'argent que nous avons à peine.

Et d'une certaine manière, malgré tous mes sacrifices pour réussir, je vois tout se dégrader lentement entre mes mains. Elaine jette la tablette sur la table.

“DOUV//CORE vient d'annoncer le lancement de son nouveau système d'exploitation le mois prochain”, dit-elle. “Si nous ne finalisons pas cette fusion, c'est la fin.”

Ma mâchoire se crispe instantanément. DOUV//CORE. L'entreprise a surgi presque du jour au lendemain il y a quatre ans et a dévoré l'industrie technologique morceau par morceau avec une précision terrifiante. Une architecture plus épurée. Une meilleure évolutivité. Des systèmes prédictifs quasi parfaits.

Partout où MontclairTech a échoué, DOUV//CORE a triomphé. Aucune interview. Aucune apparition publique. Aucune photo des fondateurs. Juste une initiale sur chaque communiqué de presse : D.

Personne ne sait qui est D. Mais celui ou celle qui a bâti cette entreprise maîtrise les systèmes à un niveau que je n'avais jamais vu auparavant. Et aujourd'hui, pour la première fois depuis des mois, cette personne a accepté de me rencontrer. Je me lève lentement de ma chaise.

“La réunion est dans une heure.”

Elaine se crispe.

"Bien. Alors réglons ça."

***

Le trajet jusqu'au siège de DOUV//CORE est d'un silence pesant. La pluie ruisselle doucement sur les vitres teintées de la voiture tandis que les lumières de la ville défilent à l'horizon.

Je fixe mon reflet dans la vitre. Mes tempes sont grises. J'ai des cernes profonds. Je parais plus de quarante ans. Le succès était censé procurer une sensation différente.

Quand la voiture ralentit enfin, je lève les yeux et sens une boule au ventre.

La tour DOUV//CORE domine la ville, telle une sculpture de verre noir taillée dans le ciel. Froide, moderne, elle irradie de puissance.

Le siège de mon entreprise me paraît soudain terriblement démodé en comparaison. Le chauffeur s'éclaircit la gorge discrètement.

“Nous sommes arrivés, Monsieur Montclair.”

Elaine se redresse aussitôt à mes côtés avant de descendre. Le hall est immense et d'un silence étrange. Sol en marbre. Murs de verre sombre. Élégance minimaliste. Tout ici respire la maîtrise.

Une assistante en robe grise s'approche.

"C'est par ici", dit-elle.

Nous la suivons jusqu'à un ascenseur privé qui donne directement sur le dernier étage. Elaine prend ma main dans la sienne tandis que l'ascenseur monte.

"Nous devons demander au moins quarante pour cent », murmure-t-elle rapidement. « Nous ne devons pas dévaloriser la marque."

Ses paroles sonnent étrangement creux. Malgré tout, j'acquiesce. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent brusquement.

Une immense salle de réunion s'étend devant nous. Des baies vitrées offrent une vue imprenable sur la ville entière qui scintille sous le soleil couchant.

Au fond de la pièce, un fauteuil à haut dossier est tourné vers l'horizon. La personne assise n'a pas bougé. L'assistante sort silencieusement derrière nous. Les portes se referment.

Un instant, le silence règne dans la pièce. Puis je redresse ma veste et m'avance d'un pas assuré.

"Monsieur D., je commence, je vous remercie d'avoir accepté de nous rencontrer."

Mais aucune réponse. Je poursuis néanmoins.

"Avant d'aller plus loin, permettez-moi de me présenter à nouveau. Je suis Adrian Montclair, PDG de MontclairTech. Je suis accompagné d'Elaine Thorne, directrice des opérations de MontclairTech."

Le silence persiste, mais je ne me laisse pas décourager.

"Comme vous le savez, malgré les récents revers, MontclairTech conserve une présence considérable sur le marché. Je suis convaincu que nos deux entreprises pourraient dominer le secteur ensemble en unissant leurs ressources de manière stratégique."

Elaine hoche la tête avec enthousiasme à mes côtés. Le fauteuil reste immobile. Une étrange tension s'installe lentement dans ma nuque. Puis, finalement, la chaise pivote lentement.

D'abord, je vois des jambes croisées. Puis des talons noirs. Puis des doigts fins posés calmement sur l'accoudoir. Mon cœur s'emballe. Et soudain, le monde s'arrête.

Camille.

Elaine halète à côté de moi.

“Mais qu'est-ce que…”

Je l'entends à peine. Je suis incapable de détacher mon regard. Camille ne ressemble en rien à la femme dont j'ai divorcé il y a quatre ans.

La douceur a disparu. La tristesse aussi. Ses cheveux noirs sont coupés court, encadrant un visage plus calme… plus froid. Maîtrisé. Puissant. Elle dégage une autorité naturelle. Et d'une certaine manière, cette constatation me perturbe plus que tout.

Son regard se pose sur moi, sans émotion. Ni colère. Ni douleur. Rien. Comme si j'étais déjà devenue insignifiante à ses yeux.

“Camille?” dis-je d'une voix rauque.

Elaine recule légèrement, sous le choc.

“Qu'est-ce qu'elle fait ici? Où est D?”

Un lent sourire se dessine sur les lèvres de Camille.

“Je suis là.”

Je manque d'air. Non, c'est impossible. DOUV//CORE. Les algorithmes. L'architecture. La précision. Tout s'éclaire.

Une terrible prise de conscience commence à se former peu à peu dans mon esprit. Camille observe attentivement mon expression. Puis elle dit doucement :

“Je suis D.”

La pièce se dérobe sous mes pieds. Mon Dieu ! J'ai la bouche sèche.

“Mais…” Je cherche mes mots. “Tu es partie les mains vides.”

Camille laisse échapper un petit rire.

“Non, Adrian,” dit-elle calmement. “Je suis partie seule.”

La phrase est plus blessante qu'une insulte. Elaine est la première à se reprendre.

“C'est ridicule,” s'exclame-t-elle. “Impossible qu'elle ait bâti cette entreprise.”

Camille finit par la regarder. Et lui sourit. Pas chaleureusement. Presque avec pitié.

"Tu as passé des années à côtoyer la plus belle chose qui te soit jamais arrivée", dit Camille d'une voix douce. "Mais tu ne t'en rendais pas compte."

Elaine rougit. J'essaie de reprendre mes esprits. De réfléchir à la suite. Et puis, je pense à limiter les dégâts, car une lueur de vengeance brille dans ses yeux.

Un nœud glacial se forme dans mon estomac. Elle fait glisser un fin dossier sur l'immense table noire vers moi. Je l'ouvre lentement. Et je sens le sang se retirer de mon visage. Documents d'acquisition. Transferts d'actions. Sociétés écrans. Accords de contrôle.

Mes mains se mettent à trembler. Camille croise les bras calmement.

“Au cours des dix-huit derniers mois”, dit-elle, “DOUV//CORE a acquis une participation majoritaire dans MontclairTech par le biais de prises de participation secondaires.”

Elaine m'arrache frénétiquement les pages des mains.

“Non”, murmure-t-elle.

L'expression de Camille ne change pas.

Pendant une seconde désorientante, des souvenirs me submergent. Mes nuits blanches. Mes sweats à capuche tachés de café. Son rire discret tandis qu'elle réécrivait du code défectueux à côté de moi.

J'enfouis ce souvenir presque aussitôt. Je soupçonne Camille de lire en moi.

"Tu as passé des années à te prendre pour un génie, un innovateur », dit-elle. « Mais en réalité, tu n'as fait que t'approprier ce qui m'appartenait."

Chaque mot résonne comme une épée de Damoclès. Parce que c'est la vérité.

"J'ai bâti Aegis et je l'ai maintenue en activité, Adrian. J'ai corrigé tes erreurs." Son regard se durcit légèrement. "Et dès que tu m'as écartée, elle a commencé à s'effondrer, exactement comme je le savais. Et maintenant, je reviens pour reprendre ce qui m'a toujours appartenu."

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE-SIX

    POINT DE VUE D'ADRIAN Impossible de chasser ses lèvres de mon esprit. Trois jours ont passé depuis que j'ai embrassé Camille, et pourtant, ce souvenir refuse de s'effacer.Il me poursuit partout : au réveil, au travail, et même le soir, quand je ferme les yeux.Je n'avais jamais prévu de l'embrasser. Dès l'instant où je l'ai vue debout près de sa voiture, quelque chose a basculé en moi.Je n'ai pas réfléchi. Je n'étais même plus capable de raisonner. Les conséquences m'importaient peu.Je l'ai simplement attirée vers moi. Et je l'ai embrassée.Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai fait ça.Pendant des années, je me suis répété que je n'avais jamais aimé Camille. Je me le suis dit tant de fois que c'est devenu une certitude. Aujourd'hui, je ne suis plus si sûr que ce soit vrai.Peut-être que je ressentais quelque chose pour elle, après tout. Mais mon ambition était si bruyante qu'elle a dû occulter tout ce que j'éprouvais. J'étais tellement obsédé par la réussite, le pouvoir et le

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE-CINQ

    POINT DE VUE DE CAMILLE « Je ne suis pas là pour te faire du mal », dit Armand, mais cela ne calme pas les battements effrénés de mon cœur.Son corps m'empêche toujours de m'enfuir ; ses mains agrippent mes bras assez fermement pour me maintenir contre le mur. Sa respiration est saccadée après m'avoir poursuivie à travers la salle de bal, tandis que la mienne est courte et haletante.« Laisse-moi partir », dis-je en essayant de me dégager à nouveau.Il resserre son étreinte.« S'il te plaît. Reste tranquille. Je ne te ferai pas de mal. »Je ne l'écoute pas.« Laisse-moi juste partir », dis-je.Son regard cherche le mien.« J'ai juste besoin que tu répondes à une question. Une seule question. »Je le dévisage avec méfiance.« Laquelle ? »« Quelle est ta relation avec mon père ? »La question me prend au dépourvu.« Quoi ? »« Il ne veut rien me dire. » Sa voix

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE-QUATRE

    POINT DE VUE DE CAMILLE Je m'arrête devant l'un des serveurs dans la salle, saisis une flûte sur son plateau et l'avale d'un trait. Puis je lève les yeux vers les lustres en cristal suspendus au plafond vertigineux ; ils illuminent des centaines de visages masqués, dont le mien. Il y a cinq jours, lorsque Victor m'a montré l'invitation au bal masqué annuel de la ville, j'ai froncé les sourcils, bien décidée à refuser.À présent, je détache mon regard des lustres et je touche du bout des doigts la taille de ma robe noire. Henry m'a poussée à aller acheter une robe et un masque. À assister à cet événement. J'aurais préféré travailler, m'occuper de mes enfants ou comploter pour abattre mes ennemis.Des rires s'élèvent au-dessus de l'orchestre alors que je me déplace lentement. Ma robe noire à paillettes est un peu lourde. J'observe les gens glisser sur la piste de danse. Bryce, lui aussi masqué, me suit de près. Je reconnais certaines des personnes qui dansent, malgré leurs masques colo

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE-TROIS

    POINT DE VUE D'ADRIANJe ne sais pas trop à quoi m'attendre en me présentant devant la porte d'entrée de Camille. Victor ouvre avant même que je puisse frapper une seconde fois.Il me jette un regard qui est loin d'être hostile. Et sans me poser la moindre question — ce qui ne lui ressemble pas — il s'efface pour me laisser passer. J'entre ; l'odeur familière de la maison de Camille m'enveloppe aussitôt. C'est une atmosphère chaleureuse. Une senteur florale et raffinée.J'entends la télévision qui vient du salon. Mes pas me guident vers le son. En m'arrêtant à l'entrée de la pièce, je la vois assise sur le canapé, en train de regarder une émission. Elle porte un simple pull crème et un pantalon sombre ; ses cheveux retombent librement sur ses épaules.Je reste là, à la contempler en silence pendant quelques secondes. Elle est magnifique. Cette pensée s'impose si naturellement qu'elle m'en déstabilise. Pourquoi est-ce que je remarque cela ? Je réprimande intérieurement mes pensées.Je

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE-ET-DEUX

    POINT DE VUE D'ADRIANMon cœur fait un bond inattendu lorsque j'aperçois Camille, encadrée par l'ouverture de la porte. Quand la sonnette a retenti il ​​y a quelques secondes, je pensais que c'était Elaine, même si elle est furieuse contre moi.Camille porte un manteau sombre sur un chemisier ajusté, ses cheveux ramenés sur une épaule. Son visage est impassible, mais ses yeux brûlent d'intensité.Comme d'habitude, elle ne dit pas bonjour. Elle passe simplement devant moi sans s'arrêter.Je me retourne.« Qu'est-ce que tu fais là ? » demandé-je. Elle ne vient jamais pour de bonnes raisons, et je ne m'attends pas à ce que cette visite soit différente.Elle pivote lentement vers moi.« Je sais pourquoi tu étais chez DOUVCORE. »Mon corps se raidit à ses mots.« Je sais tout », poursuit-elle.Ne sachant pas quoi répondre, je referme la porte presque aussitôt.« Qu'est-ce que tu crois savoir, exactement ? » dis-je en essayant de garder mon calme.« Je sais que tu n'étais pas là pour me voi

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TRENTE ET UN

    LE POINT DE VUE DE CAMILLEJe suis envahie par la nervosité alors que je sonne à la porte de la maison de Charles Montclair. Même si je sais qu’il est en vie, je ne l’ai pas vu depuis qu’il a simulé sa mort. J’en avais assez de ses menaces ; il fallait que je lui rende visite.Je plaque mes paumes contre mon ventre, tentant d’apaiser les frissons qui parcourent mon corps. Finalement, la porte s’ouvre dans un grincement et il est là, me fixant sans surprise, comme s’il m’attendait.D’un geste vif, je lui tends mon téléphone."C’est vous qui avez envoyé ça."Son regard se porte sur l’écran.JE SAIS QUE VOUS SAVEZ.Un léger sourire effleure ses lèvres."Oui."Le sang ne fait qu’un tour dans mes veines."Et vous avez envoyé d’autres messages pour menacer mon entreprise et moi-même. Vous ne manquez pas d’audace."Le sourire ne quitte pas ses lèvres."Je suis impressionné par la rapidité avec laquelle vous avez compris la situation.""Vous avez simulé votre mort."Son expression change à pe

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE QUATRE

    Quand mes paupières se ferment à nouveau, le monde me paraît plus silencieux. Pendant de longues secondes, je reste immobile sous les lourdes couvertures d'hôpital, tandis que le pâle clair de lune inonde la pièce de fins rayons argentés.La douleur me saisit alors. Une sourde douleur au bas-ventre

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE TROIS

    La douleur m'envahit avant même que je prenne conscience. Une douleur lancinante et profonde au creux de l'estomac. Puis, le bip régulier d'un appareil électronique à côté de ma tête.Puis, l'odeur âcre de l'antiseptique. J'ouvre lentement les yeux, éblouie par la lumière blanche crue au plafond. P

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE DEUX

    Tout s'est brouillé dans ma mémoire, car je ne me souviens pas avoir quitté le bureau. Une seconde, je suis debout près du bureau, essayant de ne pas respirer trop fort, tandis qu'Adrian et Elaine parlent de me détruire comme si je ne valais rien. L'instant d'après, je suis à mi-chemin des escalier

  • Mon Ex-mari Arrogant L'a Regretté Trop Tard   CHAPITRE UN

    POINT DE VUE DE CAMILLEAdrian ne lève pas les yeux de son téléphone quand sa mère dit, “Le scandale la poursuit encore, tu sais.”Ces mots résonnent nonchalamment sur la table. Des verres en cristal scintillent sous le lustre. Je garde les yeux fixés sur mon assiette intacte, même si ces mots me t

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status