เข้าสู่ระบบPoint de vue de VarittaUne épée reposait contre mon cou. Elle était froide et ne tremblait pas.Huit gardes avaient fait irruption dans la cuisine en un éclair. Nos propres gardes étaient déjà à genoux, une lame braquée dans le dos. Bram était maintenu par trois hommes à la fois. Damon se tenait dans un coin, les mains en l'air.Cole se tenait devant moi. Il était parfaitement immobile. Son regard était fixé sur l'homme qui lui pointait une dague à la gorge, mais son corps était légèrement tourné vers moi, comme s'il voulait encore me protéger.— Faites-les entrer, ordonna l'Ancien Thomas.Les gardes nous poussèrent à travers la porte jusque dans la grande salle. Le sol était fait de pierre froide. La seule lumière provenait de quelques grands cierges. Lina était assise sur sa petite chaise au milieu de la pièce ; en voyant Bram, elle écarquilla les yeux.— Papa ? murmura-t-elle.— Lina... gémit Bram. Tout va bien, ma petite. Papa est là.— Silence, dit Thomas. Il ne cria pas. Il ne
Point de vue de ColeLe guérisseur a travaillé sur Nessa pendant vingt minutes. Ce furent les vingt minutes les plus longues de ma vie.Je me tenais dans le couloir, dos au mur. Varitta se tenait à côté de moi. Damon se tenait au loin, près de la fenêtre, et Bram marchait de long en large comme un loup en cage."Elle vivra", dit finalement le guérisseur en s'essuyant les mains. "La coupure est profonde, mais elle n'a pas touché son cœur. Elle a besoin de repos et d'eau chaude.""Merci", dis-je."Ne me remercie pas. Va sauver cette petite fille."J'ai hoché la tête. Deux servantes ont transporté Nessa dans une pièce sûre et j'ai envoyé trois gardes fidèles se tenir à sa porte. Je ne savais plus à qui faire confiance, alors j'ai choisi ceux qui m'accompagnaient depuis que je suis jeune.Ensuite, j'ai rassemblé tout le monde dans mon bureau. La porte était verrouillée et la lampe était faible."Voici le plan", dis-je. "La salle des Anciens est un bâtiment en pierre sur la colline. Elle a
Point de vue de VarittaPersonne ne bougea. Le couloir était si silencieux que j'entendais la neige frapper contre la fenêtre.— Bram, répéta Cole. Sa voix était très faible. Qu'as-tu fait ?Les mains de Bram tremblaient le long de son corps. C'était un homme immense, large comme une porte, mais à cet instant, il ressemblait à un petit garçon ayant brisé un objet précieux.— Je ne l'ai pas empoisonnée, dit-il. Je le jure. Je préférerais me couper la main.— Alors, de quoi t'excuses-tu ?— Des lettres.— Quelles lettres ?Bram déglutit péniblement. — Pendant deux ans, j'ai envoyé des lettres à l'Ancien Thomas. Je lui disais où tu allais et qui tu rencontrais. Je lui indiquais quelles portes étaient gardées et quand la relève des gardes avait lieu.Je sentis Cole se raidir à mes côtés. Je posai la main sur son bras, mais il ne sembla pas le sentir.— Tu es B, dit Cole. Le serviteur, dans le livre.— Oui, Alpha.— Quinze ans, murmura Cole. Tu es resté à mes côtés pendant quinze ans.— Je
Point de vue de ColeJe n'ouvris pas la porte.— Tu n'as pas le droit d'entrer dans ce manoir, Damon, dis-je. Le tribunal a rendu une ordonnance.— Le tribunal... dit-il, et je devinai qu'il souriait. Le tribunal est bien loin, mon frère. Et il se fait tard.Je jetai un coup d'œil vers Varitta. Elle restait immobile, les deux mains posées sur son ventre. Son visage était pâle. Je portai de nouveau un doigt à mes lèvres ; elle hocha la tête.*Ne le laisse pas sentir son odeur*, dit Roman. *À travers la porte, il pourrait y arriver.**Je sais.*Je pris la cape sur la chaise et la lançai à Varitta. Elle était imprégnée de mon odeur et de celle du couloir poussiéreux. Elle s'en enveloppa sans un mot. Elle avait compris.— Comment es-tu entré ? demandai-je à Damon.— Par la porte d'entrée. Comme un invité.— Les gardes t'auraient arrêté.— Ils ne l'ont pas fait.J'eus un haut-le-cœur. — Pourquoi pas ?— Pourquoi n'ouvres-tu pas la porte pour leur demander ?— Je suis bien ici.Il eut un ri
Point de vue de VarittaMa main restait posée sur mon ventre. Impossible de la faire bouger.« Cole, » dis-je d'une voix faible. « Dis quelque chose. »« Je réfléchis. »« Réfléchis à voix haute. »Il se frotta le visage des deux mains. « Le registre indique que tu es enceinte. L'Ancien Thomas l'a inscrit il y a deux jours. Soit il ment, soit il sait quelque chose que nous ignorons. »« Comment pourrait-il le savoir avant moi ? »« Je ne sais pas. » Il posa son regard sur moi. Ses yeux exprimaient à la fois de la douceur et de la peur. « Tu t'es sentie bizarre ces derniers temps ? »J'y réfléchis. La fatigue des matins. Les vertiges en descendant l'escalier. Les odeurs de nourriture qui me semblaient trop fortes. J'avais mis tout cela sur le compte de l'argent liquide, du festin et du solstice.« Oui, » murmurai-je. « Un peu. »Cole poussa un long soupir. « Alors, nous allons en avoir le cœur net. Ce soir. »« À qui pouvons-nous faire confiance ? »« Au guérisseur qui t'a sauvée. Il a
Point de vue de ColeLes yeux jaunes disparurent de la fenêtre aussi vite qu'ils étaient apparus.« Baisse-toi ! » dis-je en tirant Varitta derrière la grande table de la cuisine.Des éclats de verre volèrent au-dessus de nos têtes. Un immense loup gris bondit à travers la fenêtre et atterrit au milieu de la pièce. De la neige s'éparpilla depuis sa fourrure. Il grogna, et le son fit vibrer les casseroles accrochées au mur.« Un renégat », murmura Varitta.« Reste derrière moi. »« Cole, tu n'as pas d'arme. »« J'ai Roman. »Je n'attendis pas sa réponse. Je laissai mon loup prendre le dessus. Mes os craquèrent, ma fourrure poussa et mes vêtements se déchirèrent. En un souffle, je n'étais plus un homme. J'étais un loup noir aussi grand qu'un cheval.Le renégat se jeta sur moi. Nous percutâmes le mur dans un choc violent. Des crocs claquèrent près de ma gorge. Je le mordis à l'épaule et le projetai au sol. Il heurta le poêle et poussa un cri aigu.Derrière toi, prévint Roman.Je me retou







