ANMELDENAlthéa mène une vie normale jusqu'à ce que, à l'approche de son 25 ème anniversaire, elle soit prise en chasse par des forces qu'elle ne comprend pas. Elle est sauvée in extremis par Lorenzo, qui se présente comme un protecteur. Il l'installe dans un de ses appartements sécurisés, sous couvert d'un programme de protection témoin. Althéa est attirée par son mystère, son contrôle et la lueur d'humanité qu'elle devine sous son armure de mafioso. Cependant, sa nature de loup-garou commence à s'éveiller : sens décuplés, cauchemars de forêts et de courses sous la lune. Althéa se retrouve au cœur d'un triangle déchirant : · Lorenzo lui offre sécurité, luxe et une forme d'amour humain et civilisé. Il lui apprend à se défendre, à lire dans les jeux de pouvoir, et lui promet de la protéger même de sa propre famille si nécessaire. Il veut la "dompter" pour la garder à ses côtés dans son monde. · Kael lui offre la vérité sur elle-même, la promesse de la liberté et la puissance de la meute. Il lui apprend à embrasser sa nature sauvage, à courir sous la lune et à comprendre sa force. Il veut la "libérer" pour qu'elle règne à ses côtés dans la forêt. Parallèlement, Kael doit affronter le Alpha de sa meute, qui voit en Althéa une menace pour son autorité. Le climax a lieu lors de la nuit de la pleine lune rouge, où le pouvoir d'Althéa s'éveille pleinement. Les deux hommes, ennemis jurés, doivent former une alliance fragile pour la sauver des griffes de la mafia et de la meute rebelle.
Mehr anzeigenAlthéa
La lueur froide de l'écran me picote les yeux. Je passe un pinceau minuscule sur la joue fissurée d'une statuette d'Artémis, essayant de concentrer toute mon attention sur cette infime réparation. C'est mon refuge, ce musée, après les heures d'ouverture. Le silence n'y est troublé que par le léger crépitement des néons et le frottement feutré de mes outils. Ici, je contrôle tout. Ici, rien ne peut craquer de manière inattendue.
Ces derniers temps, pourtant, tout semble craquer autour de moi. Une tension étrange, comme un bourdonnement à peine audible, s'est installée dans ma nuque. Et ces migraines... elles arrivent avec la nuit, pulsantes, chaudes. Je me surprends parfois à humer l'air, comme pour y déceler une odeur que je ne peux identifier. Une odeur de terre mouillée, de métal et de... quelque chose d'autre. Quelque chose de sauvage.
Je range délicatement Artémis dans son écrin. La nuit est tombée depuis longtemps. En passant devant une vitrine, mon reflet me surprend : une jeune femme trop pâle, des cernes qui soulignent des yeux trop vifs. J'ai l'air d'une bête traquée. C'est ridicule.
Je pousse la lourde porte de service et plonge dans la ruelle sombre qui sert de raccourci vers mon appartement. L'air est frais, humide. C'est alors que ça me frappe, plus fort que d'habitude.
Une odeur.
Ce n'est plus une suggestion. C'est une gifle. Du sang. Du sang et de la peur, aigres, métalliques. Mon estomac se soulève, mais en même temps, une partie de moi, une partie que je ne connais pas, se redresse, attentive, presque... excitée. La peur se transforme en un instinct primaire, aiguisé. Je ne suis plus Althéa la restauratrice. Je suis une proie qui a senti le prédateur.
Des pas précipités résonnent derrière moi. Lourds. Plusieurs paires.
— Ne fais pas de bruit. Viens avec nous, ça ira mieux.
La voix est grave, impersonnelle. Je me fige, le dos collé au mur froid de la brique. Trois silhouettes massives bloquent le chemin. Leurs contours dansent devant mes yeux, mais je les sens plus que je ne les vois. La sueur, le cuir, l'acier. Et cette odeur de mort.
Mon cœur bat à tout rompre, un tambour affolé dans ma poitrine. Mais sous la panique, quelque chose d'autre gronde. Une colère froide. Un refus.
— Laissez-moi tranquille.
Ma propre voix est un souffle rauque, que je reconnais à peine.
L'un des hommes avance, la main tendue. Son odeur est la pire. Celle du sang.
Et c'est à ce moment-là que tout bascule.
Le monde explose en un kaléidoscope de sensations. Les néons de la rue deviennent des soleils aveuglants. Le grattement d'une poubelle au loin est un vacarme assourdissant. Je peux compter les grains de sueur sur le front de l'homme qui avance. Je peux sentir son pouls battre sous sa peau.
Je vois le mouvement avant qu'il ne se produire. Sa main qui se referme pour m'attraper.
Un grognement, bas, guttural, déchire ma gorge. Ce n'est pas moi. Ça ne peut pas être moi.
— Qu'est-ce que... ?
L'homme a une seconde d'hésitation. C'est tout ce qu'il faut.
Une ombre se détache de l'obscurité, plus rapide que mon propre souffle. Elle passe devant moi comme un courant d'air, frappant le premier homme avec une précision et une violence qui me coupent le souffle. J'entends un craquement net, un cri étouffé.
Les deux autres réagissent, mais ils sont lents, si lents. L'ombre danse entre eux. C'est un homme. Grand, vêtu d'un manteau sombre. Ses mouvements sont d'une économie mortelle. Pas un geste de trop. Pas un son.
En quelques secondes, c'est fini. Les trois hommes sont au sol, immobiles. L'odeur de sang, maintenant, est la leur.
L'étranger se tourne vers moi. La lumière faible éclaire un visage aux angles durs, taillé dans la pierre. Des yeux d'un gris d'acier qui me scrutent, ne manquant rien de ma terreur, de ma confusion, du tremblement incontrôlable de mes mains. Il ne respire même pas plus vite.
— Althéa.
Il connaît mon nom. Sa voix est calme, froide comme son regard. Elle ne résonne pas dans la ruelle, elle s'y dépose, comme du givre.
— Qui... qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous voulez ?
Les mots se bousculent sur mes lèvres.
Il ignore ma question. Son regard parcourt la ruelle, puis revient se poser sur moi.
— Ils n'étaient pas seuls. D'autres vont venir. Si vous voulez vivre, vous venez avec moi. Maintenant.
Ce n'est pas une question. C'est un fait. Et je le sais, avec une certitude viscérale qui dépasse la raison. Rester ici, c'est mourir.
Je regarde ses yeux. Je regarde les corps inertes à ses pieds. Je respire l'air chargé de violence et de peur.
Je hoche la tête.
Sans un mot, il se met en marche. Et je le suis, comme un automate, le cœur battant la chamade, le corps encore frémissant de cette étrange colère, de cette peur nouvelle, et de cette odeur de sang qui, je le sens au plus profond de moi, a changé quelque chose à jamais.
AlthéaLe choix de la rivière n’était pas une fuite.C’était un saut dans le vide. Un saut vers l’inconnu le plus absolu : moi-même.Je relève la tête, les yeux brûlants. La lumière bleue se reflète dans les larmes qui coulent sur mes joues, les transformant en traînées d’argent.Devant moi, l’eau de la source scintille, promise et menaçante.C’est ici que tout commence. Ou ici que tout se termine.Je n’ai plus de prophétie pour me guider. Plus de clan pour me définir. Plus d’ennemi à fuir.Il ne reste qu’Althéa.Et le monstre en elle.Et la puissance qu’elle ne comprend pas.Je respire un grand coup, emplissant mes poumons de l’air chargé de minéraux et de puissance.La première leçon est la plus évidente, et la plus douloureuse.Il faut remettre cette épaule en place.Un grognement rauque s’échappe de ma gorge, un son qui n’est pas tout à fait humain, alors que je tends mon bras valide vers le membre blessé, dans l’ombre bleutée de la cathédrale souterraine.Le craquement sec résonn
AlthéaL’eau est un linceul de soie noire qui m’enveloppe, me tire, m’absorbe.Le choc du froid a expulsé l’air de mes poumons dans un nuage de bulles argentées. Le rugissement du combat, les cris, tout est étouffé, remplacé par le grondement sourd du courant et le battement furieux de mon propre sang à mes tempes.Je me débat, instinctivement. Mes bras battent l’eau épaisse, mes jambes cherchent un point d’appui qui n’existe pas. La panique, pure et animale, monte en moi. Elle veut que j’ouvre la bouche pour hurler, que je aspire une goulée d’air qui ne viendra pas.Non.Le mot fuse dans mon esprit, tranchant comme un éclat de verre. Pas la bête. Pas la prophète. Moi.Je force mes membres à se détendre. À cesser de lutter contre l’inévitable. Le courant est un chemin. Je l’ai choisi. Je dois le suivre.J’arrête de me battre.Le courant me saisit avec une force renouvelée, plus douce maintenant que je ne résiste plus. Il me roule sur moi-même, m’entraîne plus profondément dans les ent
AlthéaKael n’a pas bougé. Il me fixe toujours, comme si le carnage autour de nous n’était qu’un décor. Rhaeg, lui, s’est engagé dans la mêlée, déchirant un homme en deux d’un mouvement de ses bras déformés.Lorenzo a reculé, un pistolet à la main, tirant avec une précision mortelle. Une balle atteint Rhaeg à l’épaule. Le loup hurle, plus de colère que de douleur, et se retourne vers lui.Et moi, je suis paralysée.Le sang. L’odeur. Le son. C’est pire que l’entrepôt. C’est plus proche. Plus intime. Chaque mort est un coup de marteau dans ma poitrine. Je sens le souffle de vie s’éteindre, je goûte le fer de leur agonie sur ma langue. La bête en moi se cabre, excite, veut se joindre à la tuerie. La prophète en moi crie de honte et d’horreur.— ALTHÉA !La voix de Séléné me transperce. Elle est aux prises avec un loup plus jeune, le repoussant à coups de lame rapides mais inefficaces contre sa peau coriace. Une griffe lui laboure le bras. Elle grince des dents.Le son libère quelque chos
AlthéaLa rivière souterraine est un miroir d’encre, fracturé par les lumières étrangères qui l’encerclent. Elle ne sépare pas seulement deux rives. Elle sépare deux mondes. Deux visions de ce que je suis, de ce que je dois devenir.Sur la corniche rocheuse à ma gauche, Kael. Il a sauté sans bruit jusqu’au lit de galets, se tenant à quelques mètres seulement. Il est nu jusqu’à la taille, son torse marqué de cicatrices anciennes et de sueur. Ses yeux jaunes brûlent dans l’obscurité, fixés sur moi avec une intensité qui frôle la possession. Il sent la forêt, la meute, la loi simple du plus fort. Il sent aussi la frustration, l’impuissance de ne pas m’avoir déjà saisie.— Althéa, sa voix est un grondement rauque, presque douloureux. Regarde ce que tu as fait. Tu as calmé un écho de guerre avec ton simple sang. Tu vois ? Tu vois ce que tu es censée être ? Avec nous. Avec moi. Viens. Avant que les humains ne souillent encore cette place.Sur la rive opposée, derrière le cours d’eau noir, L
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