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Chapitre 105 : La Convalescence

Author: Déesse
last update publish date: 2026-03-21 02:29:00

Silence. Mes doigts bandés caressent ses cheveux, doucement, maladroitement. Je voudrais sentir leur douceur, leur soyeux, mais les bandages m'en empêchent. Je voudrais toucher sa peau, mais je ne peux pas. Alors je caresse avec ce qui me reste, avec cette enveloppe de blanc qui me sépare d'elle, et j'espère qu'elle sent l'amour à travers.

— Valentina ?

— Oui ?

— J'ai besoin de toi. Pas pour les soins. Pas

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    Je ferme les yeux. Dans le noir, je la vois. Elle est là, devant moi, ses yeux rouges, ses joues mouillées, sa main qui serre la sangle de son sac.— Je ne peux pas, Diego. Je ne peux plus.— Pourquoi ?— Parce que je ne survivrai pas à toi. Parce que tu es en train de me tuer à petit feu, et que je veux vivre. Je veux vivre, Diego. Je veux être libre.— Tu seras libre. Je te le promets. Je te donnerai tout ce que tu veux. Je te laisserai partir où tu veux, faire ce que tu veux, être qui tu veux. Mais reste avec moi. S'il te plaît. Reste avec moi.Elle secoue la tête. Ce mouvement lent, triste, définitif que j'ai vu des centaines de fois en quelques minutes et qui me brise chaque fois un peu plus.— Tu ne changeras jamais, Diego. Tu es comme tu es. Et moi, je ne peux pas vivre avec ce que tu es.— Je changerai. Je te le

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    Elle tourne la tête.Ses yeux rencontrent les miens à travers la vitre.Et je vois tout. Je vois l'amour, la douleur, la culpabilité, le regret. Je vois tout ce qu'elle ne dit pas, tout ce qu'elle ne peut pas dire, tout ce qu'elle emporte avec elle.Ses lèvres bougent. Elle dit quelque chose, mais je n'entends pas. Le bruit de la gare, les annonces, le moteur du train qui ronronne, tout couvre ses mots.Mais je sais ce qu'elle dit.Je t'aime.Le train démarre.Les wagons s'ébranlent, les roues crissent sur les rails, la machine souffle. Le mouvement est lent d'abord, presque imperceptible, puis il s'accélère, de plus en plus vite, de plus en plus loin.Elle ne se retourne pas.Elle reste là, assise près de la fenêtre, ses yeux dans les miens, jusqu'à ce que le train prenne de la vitesse, jusqu'à ce que son visage devienne flou, jusqu

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