Home / Mafia / À Genoux devant la dernière / Chapitre 33 — Ce que j’ai détruit

Share

Chapitre 33 — Ce que j’ai détruit

Author: Eternel
last update Petsa ng paglalathala: 2025-07-17 18:20:02

Michèle

Elle est remontée.

Elle m’a regardé droit dans les yeux, et elle est remontée.

Et moi, je suis resté là. Seul , comme un con.

Je n’ai pas bougé. Même pas pour reprendre mon souffle.

Il n’y a rien de plus violent qu’un silence qui sait.

Et le sien, Lucia, ce soir, il savait

tout.

J’ai voulu parler , dire quelque chose.

Mais je savais que je n’avais plus les mots.

Et que si je les avais encore, ils ne serviraient à rien.

Je suis resté assis là, dans cette cuisine qui sent le pain tiède et
Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App
Locked Chapter

Pinakabagong kabanata

  • À Genoux devant la dernière   Épilogue — La Promesse

    MichelLe soleil perce enfin à travers les rideaux, comme un souffle de renouveau après des semaines de nuits longues et d’ombres suspendues. Je me tiens près du berceau, observant notre fils dormir. Son souffle régulier, paisible, semble effacer toutes les inquiétudes, tous les calculs du Conseil, toutes les ombres qui rôdent encore.Lucia entre, ses yeux fatigués mais lumineux, et je sens la chaleur de sa main se poser sur la mienne. Elle s’assoit à côté de moi, et ensemble nous regardons notre fils, ce petit être qui porte l’avenir sur ses frêles épaules.— Il est parfait, murmure-t-elle. Plus que tout ce que j’aurais pu imaginer.Je souris, effleurant ses cheveux avant de reporter mon attention sur notre fils. Chaque petit geste, chaque frémissement de ses doigts me rappelle les nuits où nous avons veillé sur lui, où nous avons affronté le Conseil et leurs menaces voilées, où chaque décision semblait peser plus lourd qu’une montagne.— Il est notre promesse, dis-je doucement. Notr

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 66 — Les Ombres et la Lumière

    MichelLes semaines s’égrènent, chaque jour une répétition fragile de bonheur et de vigilance. Notre fils grandit, petit et vulnérable, mais déjà doté d’une présence qui illumine la pièce. Chaque sourire, chaque geste me rappelle pourquoi je dois rester ferme, même lorsque le Conseil sourit derrière ses masques.Le matin s’étire doucement, et le bébé, blotti contre Lucia, émet de petits gémissements qui me font fondre. Je sens son souffle chaud sur ma main tandis que je caresse ses cheveux fins. Et pourtant, à chaque instant de tendresse, l’ombre du Conseil flotte dans l’air, invisible mais tangible, comme un parfum froid.Une note glisse sous la porte ce jour-là. Je la ramasse, mes doigts serrant le papier épais, sentant l’autorité derrière l’écriture : Orsini.> « L’équilibre est fragile. Une protection supplémentaire serait judicieuse.Les yeux de Di Nardo veillent déjà, mais la vigilance n’est jamais trop grande. »Je fronce les sourcils. Une protection ? Pour le bébé ? Il ne peut

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 65 — L’Héritier

    MichelIls sont arrivés avant l’aube. Cinq silhouettes impeccables dans le hall de notre appartement, silencieuses mais imposantes. Je sens encore la fragilité de la nuit derrière moi, le souffle court de Lucia et les premiers cris de notre fils, et pourtant, le monde extérieur s’invite déjà.— Entrez, dis-je, la voix plus ferme que je ne me sens.Ils franchissent le seuil sans hésitation, chaque pas mesuré, comme si le sol lui-même devait leur obéir. Abello en tête, bien sûr, suivi d’Orsini, Di Nardo, Leone et Severi. Tous impeccables, chacun portant sur son visage la gravité d’un siècle d’observation et de calcul.Lucia se tient dans le salon, notre fils dans ses bras, enveloppé dans une couverture douce. Elle a l’air fatiguée, mais son regard brille d’une lumière que rien ne peut éteindre. Je sens la tension me quitter légèrement. Ici, dans ce cocon fragile, nous avons créé notre monde. Et pourtant… je sais que le leur, extérieur et impitoyable, observe.— Michel… dit Abello, sa vo

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 64 — L’Aube d’une Vie 

    MichelLa nuit a été longue, mais pas silencieuse. Chaque contraction, chaque souffle de Lucia résonnait comme un tambour dans mes nerfs, vibrant jusque dans mes mains posées sur la sienne. Je la regarde, figée entre effort et concentration, et mon cœur se serre et se dilate à la fois, comme si chaque battement voulait absorber toute la beauté et la peur du monde.— Michel… je… je ne sais pas si je peux… murmure-t-elle entre deux respirations haletantes.— Tu peux, murmurai-je, le front contre le sien. Tu es incroyable, tu es plus forte que tu ne le crois. Je suis là. Tout le temps.Ses doigts s’accrochent aux miens avec une force désespérée, et je sens chaque parcelle de son corps se tendre et se relâcher à chaque poussée. La sueur sur son front brille sous la lumière blafarde de la chambre. L’odeur douce de sa peau, mélangée à celle du désinfectant et des draps, m’étourdit. Le monde entier pourrait s’effondrer autour de nous, ça n’aurait aucune importance : je suis là, et c’est tout

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 63 — Les Jours Apprivoisés

    MichelLes heures se sont mises à couler autrement. Lentement. Chaque matin, la lumière qui s’infiltre dans la chambre m’éveille avant même que mes paupières ne s’ouvrent. Et chaque matin, je me rappelle que ce miracle fragile est réel : elle est là, Lucia, contre moi. Sa respiration régulière m’ancre, ses cheveux s’étalent sur l’oreiller comme un souffle sombre et doux. Et sous mes doigts, son ventre rond pulse doucement, preuve vivante que nous avons survécu. Que nous avons osé. Que nous avons tenu.— Bonjour, souffle-t-elle, la voix encore embrumée de sommeil.— Bonjour… murmurè-je, ma main caressant doucement son ventre.Elle frissonne, un sourire étire ses lèvres. Il bouge ce matin, tu sais.Je souris. Je le sens. Petit guerrier déjà impatient, comme sa mère.Je reste immobile un long moment, à l’observer. Ses doigts effleurent distraitement le drap, ses jambes se replient avec un naturel parfait. La lumière effleure ses cils, ses pommettes, dessine des éclats sur sa peau. Je me

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 62 — La Promesse des Jours

    MichelLes saisons ont passé. Et pourtant, chaque matin, j’ai l’impression de me réveiller dans un miracle fragile. Elle est là. Lucia. Pas un mirage, pas un rêve qui s’effondre à la lumière du jour. Elle est là, contre moi, dans notre lit, sa chaleur ancrée dans mes draps, son souffle comme un repère. Et dans son ventre, maintenant, grandit la preuve vivante que nous avons osé. Que nous avons tenu. Que la vie, malgré tout, a choisi de s’accrocher à nous.Je reste un long moment à l’observer. Elle dort encore, tournée sur le côté, un bras abandonné au-dessus de la couverture. Ses cheveux s’éparpillent sur l’oreiller comme une encre sombre, emmêlés, indomptables. Sa respiration est lourde, régulière, une musique intime que je pourrais écouter des heures. La lumière pâle de l’aube effleure ses traits, dessinant des ombres douces sur ses paupières closes.Je tends la main. Elle tremble un peu, comme à chaque fois. Ma paume vient se poser sur la courbe de son ventre, et aussitôt une onde

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 40 — L’abandon

    LuciaJe suis restée là, le dos collé au mur, le drap moite plaqué à ma peau comme une seconde honte, mes doigts crispés sur ce tissu ridicule qui ne cache rien, tout en moi battait trop fort, pulsait sous ma poitrine, criait dans un silence plus lourd que tous les hurlements, un silence qui déshab

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 39 — Lisière

    LuciaDeux minutes.Pas plus.Le silence n’avait pas encore eu le temps de se déposer entièrement sur mes nerfs, pas encore eu le temps de devenir refuge ou poids mort, qu’il est revenu, comme une bourrasque contenue, une décision froide vêtue d’une peau d’homme, un pas après l’autre, sans heurt, s

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 38 — L’ultimatum

    LuciaLe sol est dur.Le carrelage froid s’est imprimé dans ma peau comme une marque.Mais je ne bouge pas.Pas tant qu’il ne partira pas.Pas tant qu’il ne comprendra pas.Le silence est dense, de l’autre côté de la porte.Trop dense.Il ne frappe pas. Ne crie pas.Il attend.Et ça, c’est pire.Je

  • À Genoux devant la dernière   Chapitre 37 — Le lit du silence

    LuciaLe trajet jusqu’à la suite se fait dans une voiture aux vitres teintées.Pas un mot.Juste le cliquetis discret de son bracelet-montre quand il vérifie l’heure.Comme si même la nuit de noces devait suivre un agenda.Je fixe un point dans le cuir du siège.Une éraflure minuscule.Un défaut pr

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status