Ophelia Il écoute.Sans m'interrompre.Sans ciller.Sans que son regard ne me lâche une seconde.Et quand j'ai fini, quand ma voix s'éteint dans le silence de la pièce, il reste immobile un long moment, à me regarder, à me sonder, à me juger.Puis il se lève.Il contourne lentement le bureau, s'approche de moi, s'arrête à un mètre, deux mètres, trois mètres, non, il continue, il s'approche encore, jusqu'à ce que ses genoux touchent presque les miens, jusqu'à ce que je doive lever la tête pour croiser son regard, jusqu'à ce que son odeur m'emplisse les narines, chaude, animale, terriblement intime.— Tu mens, dit-il doucement.Sa voix n'est plus froide. Elle est grave, vibrante, dangereuse.— Je ne mens pas.— Tu mens, répète-t-il en se penchant vers moi, s
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