Zorah Nous franchissons les grandes portes au galop, sans ralentir. Des gardes en turban blanc s'inclinent sur notre passage, leurs lances scintillant dans la lumière déclinante. Nous traversons une première cour, puis une deuxième, puis une troisième, chacune plus somptueuse que la précédente. Des fontaines de marbre, des bassins où nagent des poissons rouges, des parterres de roses et de jasmins. Le parfum des fleurs se mêle à l'odeur du cuir et de la sueur, créant un mélange étrange, presque enivrant.Enfin, le cavalier met pied à terre. Ses compagnons l'imitent, dans un silence de mort. Personne ne parle. Personne ne rit. Il n'y a que le bruit des bottes sur les dalles de marbre, le cliquetis des armes, le souffle rauque des chevaux épuisés.Des mains me saisissent, me tirent de la selle sans ménagement. Mes jambes flageolent, mon corps tout entier est une douleur lancinante, mes poignets sont à vif là où je me suis débattue. Je manque de m'effondrer, mais on me retient, on me fo
Terakhir Diperbarui : 2026-06-04 Baca selengkapnya