L'épouse qui n'existait pas
Mais elle ignore une chose essentielle, partir maintenant, dans le silence, sans vérité, sans réparation, sans retournement, ce ne serait pas choisir la paix, ce serait ratifier le récit qu’ils ont écrit pour moi, celui de la femme utile puis remplaçable, de la compagne dévouée qui s’efface sans bruit pendant que les vainqueurs préservent leurs fortunes, leurs réputations et leur enfant à venir.
Je refuse.
Le mot monte en moi avec une simplicité terrible. Je refuse de leur offrir cette sortie propre. Je refuse de laisser mon existence n’être qu’une parenthèse profitable dans l’ascension d’Arnaud. Je refuse que celle qui a été ma meilleure amie porte au grand jour une victoire construite sur