L'Effacement de Madame Moretti
Cinq ans après mon mariage avec Dante Moretti, le Don de la mafia de Paris, tout le monde savait qu'il m'aimait plus que sa propre vie.
Il s'était fait tatouer un violon pour moi, juste à côté de son blason familial, un symbole de loyauté qui ne pouvait jamais être effacé.
Jusqu'au jour où j'ai reçu la photo envoyée par sa maîtresse.
Une serveuse de bar, nue, vautrée dans ses bras, la peau marquée de sombres ecchymoses laissées par un sexe brutal.
Elle avait griffonné son prénom juste à côté du tatouage violon.
Et mon mari l'avait laissée faire.
« Dante dit que seul le fait d'être en moi lui permet encore de se sentir un homme. Tu n'arrives même plus à le faire bander, pas vrai, chère Alessia ? Peut-être qu'il est temps de t'effacer. »
Je n'ai pas répondu. J'ai simplement passé un seul appel.
« J'ai besoin d'une nouvelle identité et d'un billet d'avion pour partir. »