L'OMBRE D'UN MIRACLE
Le vertige est le même.
Mes yeux retombent sur l'écran, sur la grille vide qui m'attend. Ma main, presque d'elle-même, se soulève. L'index se tend. Et entre deux colonnes de chiffres morts, je trace, lentement, délibérément, la première lettre de son prénom. La courbe m'apparaît, obscène et magnifique, sur la surface lumineuse. Mon cœur s'emballe à nouveau. D'un geste vif, j'efface, la lettre disparaît dans un clignotement numérique.