LOGINAngelina n’appartient plus à personne. Autrefois prisonnière d’un clan mafieux dirigé par son parrain, elle a fui pour reprendre le contrôle de sa vie. Aujourd’hui, elle mène une existence dangereuse et parfaitement orchestrée. Le jour, elle devient Angel Lakista, un détective froid, méthodique et respecté un homme que personne ne soupçonne. La nuit, elle renaît sous les traits d’une femme fatale insaisissable, spécialisée dans le vol de bijoux et de diamants de grande valeur. Mais tout bascule lorsqu’elle dérobe un bijou légendaire appartenant à la puissante famille Vax. Déterminé à le récupérer, Alexander Vax, héritier redoutable et charismatique, engage Angel Lakista pour retrouver le voleur… sans savoir qu’il se tient déjà face à lui. Piégée entre ses deux identités, Angelina s’enfonce dans un jeu dangereux où chaque regard, chaque mot, chaque geste peut la trahir. Mais le plus grand danger n’est pas d’être démasquée. C’est de tomber amoureuse de l’homme qu’elle est censée tromper. Jusqu’où pourra-t-elle jouer ce double jeu avant que tout ne s’effondre ?
View MorePoint de vue de d'Angelina
Je m'appelle Angelina ancienne pion dans la mafia aujourd'hui libre comme le vent.
Je n'ai pas trouvé ma liberté en pleurnichant, disons que je l'ai arrachée de force, de sang.
La liberté a toujours un prix à payer, soit on est libre ou soit on est soumis.La soumission, ça ne marche pas avec moi.
J'aime mon indépendance.
Aujourd'hui, pour être libre, je travaille dur. Je dois naviguer entre mon double identité car si je reste Angelina, mon parrain me retrouvera. Il le traquera à mort avant de se reposer.
J'ai donc changé de nom, changé de sexe, je veux dire, j'ai tout changé sur ma personne et ma personnalité.
Le jour, je suis Angel Lakista, un détective privé. Ce nom me donne un certains droit qu'Angelina ne pourra pas avoir.Petite précision, c'est pour avoir un boulot normal et une vie normale même si je dois avouer que certaines de mes collègues traquent sur moi mais bon, elles ignorent tout de moi.
Dans la nuit, je redeviens moi, Angelina et je fais ce que je sais faire : voler sur les toitures pour dérober et devenir super riche.
L'ironie, personne ne sait qui je suis, même pas mes collègues.
Depuis un moment, je travaille sur une affaire importante. Elle me donnera beaucoup d'argent et je compte y arriver.
Tic Tac tic tac... Il est 3 heures. Je suspends mon souffle à la corniche. Le vide, vingt mètres plus bas, ronronne d’un vent humide qui colle ma combinaison noire à ma peau. Mes doigts gantés cherchent une prise, la trouvent, et je me hisse sur le toit de verre sans un bruit. Sous moi, la salle des enchères privées étincelle.Le diamant rose, le Cœur de Vax, repose dans une vitrine blindée, au centre exact d’un octogone de lumière.
Je l’observe à travers la verrière, et mon pouls s’accélère.
Soixante secondes avant que le ballet des gardes ne repasse.
Je déroule la ventouse, découpe un cercle net dans la verrière. J’aime cette seconde où tout peut basculer.
Un faux mouvement et je m’écrase.
Je descends en rappel, arrêtée pile au-dessus du piédestal.
La salle sent l’encaustique et le métal froid.
L’alarme à infrarouge tisse une toile de lignes rouges autour de la vitrine. Je l’ai étudiée trois nuits durant.
Je me contorsionne, un bras tendu en arrière, la colonne vertébrale en feu. Mon brouilleur de fréquence chante une note à peine audible.Les lasers s’éteignent une seconde, une seule. Assez.
Mes semelles touchent le marbre sans un son.La vitrine, maintenant. Verre feuilleté, capteurs de pression.
Je vaporise un gel réfrigérant, frappe d’un coup sec avec le talon de ma paume renforcé.
Une fissure se répand, givrée. Je prélève le fragment, glisse la pince.
Le Cœur de Vax est plus lourd que dans mes rêves. Rose sang, taillé en coussin, il capture la moindre lueur.
Je l’engouffre dans la pochette blindée contre ma cuisse.
Un bruit de pas. Des semelles crissent sur le marbre.
Le garde du palier Est a dévié de sa ronde. Mon ventre se serre.Je m’aplatis derrière un pilier de stuc. L’homme s’arrête à deux mètres.
Sa lampe torche balaie la pièce, rase mon crâne.
Je retiens l’air, une main sur mon couteau. Ne pas céder à l’adrénaline. Un meurtre gâcherait tout.La lumière s’éloigne. Il repart. Je relâche l’air par petites bouffées contrôlées.
Retour vers le câble.
J’ai vingt secondes. Je m’élance, saisis la corde, et la ventouse siffle en me remontant vers la verrière. Sous mes pieds, le musée redevient silencieux. Je débouche sur le toit au moment où l’orage crève. La pluie efface mes traces.Je cours, pliée en deux, vers la tyrolienne préparée à l’extrémité du bâtiment.
Le câble vibre quand je m’y accroche, le mousqueton hurle contre l’acier. Je m’élance dans le vide, les jambes battant au-dessus d’une ruelle obscure. Le mur d’en face arrive trop vite. Je fléchis, roule, l’épaule en feu, mais debout.Cinq minutes plus tard, je me glisse dans un conduit d’aération désaffecté, mon point d’extraction.
Là, seulement, je retire ma cagoule et ma perruque. L’air rance caresse mon crâne brûlant. J’ouvre la pochette blindée. Le Cœur de Vax émet une lueur presque maléfique, posée sur ma paume. Je souris. Mon reflet dans le diamant est celui d’une inconnue. Je redeviendrai moi-même au matin. Pour l’heure, je suis une ombre victorieuse.(Point de vue d'Alexander)Trois jours. Trois jours que je n'ai pas dormi.Chaque fois que je ferme les yeux, je revois cette chevelure cuivrée, ce corps gainé de pourpre s'élancer dans le vide.Je sens encore ses lèvres sur les miennes, ce goût de champagne et de défi. Cette femme est en train de me rendre fou.Je convoque Lakista au manoir à l'aube. Il arrive sans un mot, silhouette grise dans le petit matin pluvieux, le visage fermé, les yeux indéchiffrables. Cet homme me fascine et m'agace à la fois. Il est d'une froideur de marbre, mais ses gestes sont trop précis, trop retenus, comme s'il cachait une violence sous sa peau.Je le reçois dans le fumoir, une pièce aux murs tapissés de livres et de cartes anciennes. Je ne lui offre ni café ni siège. Il reste debout, mains dans les poches, attendant que je parle.— Elle est venue au bal.Il incline la tête.— Je sais. J'ai consulté les enregistrements. Une femme en robe pourpre, loup d'argent, cheveux roux. Aucun invité ne la connaî
(Point de vue d'Angelina)Je ne quitte pas la salle de bal immédiatement. Ce serait trop prévisible, trop révélateur. Une femme qui fuit est une femme qui a quelque chose à cacher. Je reste donc, naviguant entre les groupes, acceptant un canapé au saumon que je ne mange pas, me laissant entraîner dans une conversation futile avec un vieux duc qui me prend pour une actrice étrangère. Je ris, je hoche la tête, je bois une autre coupe de champagne. Mais mes yeux, derrière le loup d'argent, ne quittent jamais Alexander.Lui non plus ne me quitte pas des yeux.Il s'est posté contre une colonne, un verre de whisky à la main, et chaque fois que je tourne la tête, je trouve son regard gris braqué sur moi. Ce n'est pas de la surveillance.C'est autre chose. Une fascination mêlée de rage. Comme s'il voulait à la fois me démasquer et me posséder.Vers minuit, les lumières s'adoucissent. L'orchestre entame une mélopée langoureuse, un adagio de compositeur ancien. Les danseurs se rapprochent, l
(Point de vue d'Angelina)Je pénètre dans la salle de bal par l'entrée de service, le cœur battant à un rythme que je m'efforce d'ignorer. Ma robe est une cascade de soie pourpre, fendue sur la cuisse, assez près du corps pour qu'on devine chaque ligne sans jamais les voir vraiment. La perruque cuivrée tombe en vagues sur mes épaules nues. Mon loup est d'argent ciselé, un papillon aux ailes tranchantes.Le manoir Vax s'est métamorphosé en palais de cristal. Des guirlandes de lumière courent le long des corniches dorées. Un orchestre à cordes joue une valse lente, et les couples tournoient comme des automates somptueux sur le parquet ciré.Je longe le mur, jaugeant les invités, notant chaque visage, chaque posture. Le détective Angel est censé être ici quelque part, planqué derrière un pilier, à noter des observations pour le compte d'Alexander. Mais le détective, c'est moi. Et je suis aussi la proie qu'il traque.J'aperçois Alexander à l'autre bout de la salle. Son loup doré ne
~Point de vue d’Alexander~Mon téléphone vibre à deux heures du matin. Un appel masqué, deux sonneries, silence. Puis une notification : la sécurité du Grand Hôtel signale une effraction au bar panoramique. Je m’habille en hâte, le cœur cogné d’un pressentiment.Arrivé sur place, je découvre le chaos feutré. La vitre brisée, le champagne débouché, le collier de pacotille. Et sur le miroir, écarlate, un nouveau baiser. Mon poing se serre. Elle m’a appelé. Elle m’a nargué en direct, cette femme. L’Ombre. Ma voleuse.Je réveille Lakista à trois heures du matin.— Rendez-vous au bureau. Immédiatement.Quarante minutes plus tard, il est assis en face de moi, imperturbable, une tasse de café noir à la main.— Elle a frappé au Grand Hôtel. Elle m’a appelé avant de le faire. Elle se joue de nous.Je lui tends une photo du miroir taché de rouge. Il l’examine avec une attention clinique.— Le même rouge à lèvres. Même calligraphie du baiser. Elle est constante dans sa signature.— Ce n’est












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