ログインVincenzo fit un signe de la main. Cobra prit la bouteille, l’ouvrit, remplit le verre et le tendit à Vincenzo. Ce dernier en prit deux gorgées, reposa le verre, puis se leva et s’approcha de la vitre. Il voulait savourer le spectacle qui s’offrait à lui en bas.
— Vous voulez qu’on change la musique ?
— Non, Cobra, répondit-il. C’est très bien ainsi.
De loin, quelque chose attira l’attention de Nelson. En bas, une jeune fille, bien habillée, assise au bar, se faisait harceler par trois hommes. Elle ne fit rien. Elle se contenta simplement de prendre le verre qui se trouvait devant elle.
Soudain, l’un d’eux tira ses cheveux. Énervée, elle se retourna, le saisit par le bras et l’envoya violemment de l’autre côté. Alertée par la scène, toute la foule resta figée, libérant de l’espace autour de l’héroïne qui offrait un véritable spectacle de combat.
Le deuxième homme se jeta sur elle. Elle esquiva son coup et lui asséna un puissant coup de pied en bas. Le choc fut si violent qu’il resta au sol.
Le troisième saisit une bouteille vide et accourut vers elle. Elle se déplaça sur le côté, tendit son pied droit ; il perdit l’équilibre et tomba à son tour.
Incapables de supporter cette humiliation, les trois unirent leurs forces et se jetèrent sur elle. Mais elle les maîtrisa en un instant. Elle lança une bouteille de whisky sur le premier, qui la reçut en pleine tête et s’écroula au sol, incapable de se relever. Le deuxième, elle le projeta violemment de l’autre côté ; lui aussi resta à terre. Quant au troisième, elle le saisit et le frappa proprement au visage.
Toute la foule était émerveillée par son exploit. Les gens la félicitaient pour avoir mis K.O. ces trois hommes sans pitié. Elle ne cessait de sourire.
Même Vincenzo était épaté. Il ne l’avait pas quittée des yeux. Une fille qui se défendait comme une cheffe, c’était tellement rare de nos jours.
— C’est qui ? demanda-t-il.
— Je ne l’ai jamais vue par ici, monsieur. Voulez-vous que j’aille l’appeler ?
Silence !
Vincenzo la regarda pendant quelques minutes avant de se tourner vers son homme.
— Oui, envoie quelqu’un la chercher pour moi.
— Tout de suite, monsieur.
Cobra se tourna vers l’un des hommes qui se dépêcha vers lui.
— Va appeler cette fille. Dis-lui que c’est de la part du Boss.
L’homme hocha la tête et descendit. De l’autre côté, la jeune demoiselle avait déjà repris sa place, buvant calmement son verre. L’homme de Vincenzo se présenta devant elle. Elle leva les yeux, le regarda un instant, puis sourit.
— Tu es venu tenter ta chance ? demanda-t-elle en vidant son verre.
— Non, je ne suis pas là pour me battre. On m’a dit de venir vous chercher.
— Me chercher ? Qui ? Pourquoi ? Qu’ai-je fait ?
— Vous le saurez dès que nous serons là-bas.
— Vous ne m’avez pas dit qui m’appelle.
— Mon Boss. C’est lui, là-bas, dit-il en montrant du doigt.
La jeune demoiselle suivit la direction indiquée et, contre toute attente, posa directement les yeux sur Vincenzo, qui lui fit un signe de la main. Elle reporta son regard sur l’homme.
— Je refuse, dit-elle.
— Vous connaissez le Boss ?
— Et alors ? Je m’en fous de qui il est.
L’homme ne répondit plus. Il remonta et rapporta les propos de la jeune demoiselle. Vincenzo sourit. C’était exactement ce qu’il aimait : les filles de caractère, celles qui osaient tenir tête à des hommes comme lui.
— Vous voulez qu’on aille la chercher par la force ? demanda Cobra.
— Non, surtout pas la force. Cette fille n’est pas comme les autres. Tu as toi-même vu de quoi elle est capable.
— Que voulez-vous que nous fassions ?
— Suis-moi.
Vincenzo descendit avec Cobra et deux de ses hommes. À chacun de leurs passages, la foule leur cédait le chemin. Arrivé à la hauteur de la jeune demoiselle, il s’arrêta un instant et la regarda. Elle, de son côté, ne se laissa pas impressionner. Elle restait concentrée sur son verre.
— Monsieur, voulez-vous que je vous serve quelque chose ? demanda le barman.
Vincenzo fit un simple signe de la main, toujours concentré sur la jeune femme.
— Vous ne m’invitez pas ? demanda-t-il.
— Je n’invite pas les inconnus, répondit-elle.
Tous ceux qui se trouvaient aux alentours et avaient entendu ses paroles échangèrent des regards surpris. Vincenzo, lui, souriait toujours.
— Vous ne connaissez pas Monsieur Vincenzo ? demanda le barman.
— Je m’en fous de qui il peut être, répondit-elle.
Vincenzo s’assit à ses côtés.
— Monsieur, on peut changer de chaise si vous voulez, proposa le barman.
— Non merci, ça ira.
Il se tourna ensuite vers la jeune demoiselle.
— Tout à l’heure, j’ai envoyé l’un de mes hommes vous appeler.
— Il ne vous a pas donné ma réponse ?
— Si, il l’a fait.
— Et alors ? C’était pour quoi ?
— Je vous ai vue vous battre avec ces trois hommes. Je tenais à vous féliciter pour votre exploit. Vous avez été exceptionnelle. Peu de femmes sont capables de mettre trois hommes K.O. et de me tenir tête. À votre place, d’autres femmes n’auraient pas eu cette chance. Mes hommes leur auraient réglé leur compte pour avoir désobéi à mes ordres.
— Pourquoi n’avez-vous pas demandé à vos hommes de me prendre de force ou de me faire ce que vous venez de dire ?
— Je n’irais pas jusqu’à abîmer une belle demoiselle comme vous. Vous êtes une dure à cuire.
— Je n’aime pas qu’on me donne des ordres ni qu’on m’embête. C’est tout.
— Je comprends. Ce n’est pas dans mes habitudes de m’excuser, mais vous avez gagné mon respect. Je vous dois donc des excuses. Peut-être que mon homme n’a pas su vous inviter correctement à rejoindre ma table.
— Eh bien, ce n’est pas mal.
— J’ai comme l’impression d’avoir marqué un point.
La jeune demoiselle esquissa un sourire.
— Plus ou moins. J’aime les gentlemen comme vous. Dangereux, craints de tous, mais capables de prendre soin d’une femme ou de présenter des excuses quand il le faut.
Elle se leva.
— C’est par où ? demanda-t-elle.
— Par ici.
Elle suivit Vincenzo jusqu’à l’étage. Là-haut, elle s’assit confortablement. Le serveur apporta un deuxième verre, le remplit et le lui tendit. Vincenzo saisit le sien et le leva en son honneur. Sourire aux lèvres, la jeune demoiselle accepta.
— Comment s’appelle la jeune demoiselle qui se tient à mes côtés ?
— Élise Bor, répondit-elle.
Vincenzo fronça légèrement les sourcils.
— Bor ? Vous êtes américaine ?
— Oui, je suis américaine. Pourquoi ?
— Je n’ai jamais entendu ce nom.
— C’est normal. Je suis américaine, mais j’ai grandi au Mexique avec mes parents.
— Je comprends mieux maintenant. Donc, vous ne me connaissez vraiment pas ?
— Non, je n’ai aucune idée de qui vous êtes. Ça m’a paru bizarre tout à l’heure, quand vous êtes entré et que tout le monde s’est calmé. Je me suis posé mille questions sans trouver de réponse. J’en ai conclu que vous étiez un homme puissant.
Vincenzo sourit.
— Je viens d’une lignée prestigieuse. Je dirige un empire. C’est suffisant pour être considéré comme un roi dans ce pays. Je m’appelle Vincenzo Bellini.
— Vincenzo Bellini, répéta Élise. Vous avez un joli nom.
— Comme le vôtre. Et si vous me parliez un peu de vous ? Où avez-vous appris à vous défendre ? Vous vous battez comme une professionnelle.
Soudain, elle se redressa, monta sur Vincenzo et enfonça son membre en elle. Elle bougeait les hanches avec une habileté remarquable, utilisant ses anciens talents de danseuse pour tournoyer dans toutes les directions, offrant à Vincenzo un moment intense. Leurs voix s'élevaient en harmonie, exprimant leur plaisir sans retenue. Vincenzo était comblé.Au pic de l'extase, Vincenzo prit le contrôle en renversant Élise. Il accéléra le rythme, intensifiant les mouvements de va-et-vient, tandis qu'Élise gémissait, hurlait, et griffait Vincenzo passionnément.Malheureusement, le changement de position retarda l'orgasme attendu de Vincenzo.Élise, elle, fut la première à atteindre le sommet du plaisir. Vincenzo poursuivit son effort, et cinq minutes après Élise, il atteignit à son tour l'orgasme.Cette nuit-là, pour la première fois de sa vie, Vincenzo ressentit une satisfaction qu'aucune de ses conquêtes précédentes ne lui avait procurée. Élise se révéla être une partenaire incomparable, ma
Élise vida son verre de champagne d’un bond et le déposa sur la table. Vincenzo fit un signe de la main à ses hommes, mais cette dernière refusa.— Je pense que je vais m’arrêter là pour l’alcool.— Si vous ne voulez pas d’alcool, je peux vous commander un soda. Je n’aimerais pas être en train de boire pendant que vous, non.— Non, ça ne me dérange guère, fit-elle en laissant échapper un large sourire. Alors, où en étions-nous ?— Je vous demandais où vous avez appris à vous battre, rappela Vincenzo.— Mon père est coach, répondit-elle.— Coach ?— Oui, coach de bosseurs. Il entraîne des gens à devenir des bosseurs professionnels.— Il doit être un ancien bosseur, j’imagine ?— Oui, c’est ça.— Comment s’appelle-t-il ?— Osmond Bor.— Bon Dieu, vous êtes la fille d’Osmond ?— Oui, vous le connaissez ?— Bien sûr que je le connais. Enfin, je le connaissais. Quand j’étais encore gamin, mon père voyageait pour voir ses combats, il m’emmenait avec lui. Comment va-t-il ?— Il est mort il
Vincenzo fit un signe de la main. Cobra prit la bouteille, l’ouvrit, remplit le verre et le tendit à Vincenzo. Ce dernier en prit deux gorgées, reposa le verre, puis se leva et s’approcha de la vitre. Il voulait savourer le spectacle qui s’offrait à lui en bas.— Vous voulez qu’on change la musique ?— Non, Cobra, répondit-il. C’est très bien ainsi.De loin, quelque chose attira l’attention de Nelson. En bas, une jeune fille, bien habillée, assise au bar, se faisait harceler par trois hommes. Elle ne fit rien. Elle se contenta simplement de prendre le verre qui se trouvait devant elle.Soudain, l’un d’eux tira ses cheveux. Énervée, elle se retourna, le saisit par le bras et l’envoya violemment de l’autre côté. Alertée par la scène, toute la foule resta figée, libérant de l’espace autour de l’héroïne qui offrait un véritable spectacle de combat. Le deuxième homme se jeta sur elle. Elle esquiva son coup et lui asséna un puissant coup de pied en bas. Le choc fut si violent qu’il resta a
Nelson, numéro sept, était le nettoyeur. Il s’occupait de faire disparaître toute trace compromettante, veillant à ce qu’aucune preuve, aucun meurtre, ne puisse être relié à un membre de la bande.— Espérons juste qu’elle soit vraiment compétente, dit Liam.Liam était le numéro deux. Le petit frère de Nicolas. Avocat de la bande, il avait étudié le droit, spécialisé en criminalité. Défendre les autres, empêcher qu’un membre dorme en prison, telle était sa mission. Il n’avait jamais perdu un procès. Criminel ou non, lorsqu’on faisait appel à lui, il trouvait toujours une solution. Le sang Caputolo avait fait de lui un avocat redoutable. Mais Liam n’était pas seulement un homme de loi : les menaces et la contrainte faisaient aussi partie de ses spécialités.— Je vous comprends tous, admit Nicolas. Je vous promets que vous ne serez pas déçus de mon choix. Elle va gérer.Au même moment, la porte du séjour s’ouvrit. L’un des hommes de Nicolas entra, s’approcha de lui et murmura quelques mo
Le grand portail de la prison s’ouvrit sur Élise. Lentement, elle sortit de la cour, s’arrêta un instant et se retourna pour regarder cet endroit qui lui avait volé trois longues années, cet endroit qui était prêt à la faire disparaître à jamais. Elle n’avait jamais cru pouvoir respirer un jour l’air de la liberté. Elle ferma les yeux et inspira profondément.À peine les rouvrit-elle qu’une voiture Range Rover blanche s’immobilisa devant elle.La portière arrière s’ouvrit et un jeune homme, habillé d’un tricot et d’un jean, en sortit puis s’approcha d’elle.— J’espère que je ne suis pas en retard ? demanda-t-il.— Qui êtes-vous ?— Je suis là pour vous conduire à destination, de la part de Nicolas. Laissez-moi prendre votre sac.Le jeune homme essaya de prendre le sac d’Élise, mais cette dernière refusa.— Ce n’est pas la peine, je garderai mon sac moi-même.Il n’insista pas, ouvrit la deuxième portière arrière et invita Élise à monter. Elle le regarda quelques minutes avant d’entrer
Cet après-midi-là, le soleil braquait ses rayons sur la haute prison de surveillance de New York.Les détenues, chacune allongée dans sa cellule, se plaignaient de la chaleur étouffante qui y régnait. Certaines agitaient leurs vêtements comme des éventails, d’autres quelques objets trouvés çà et là.Parmi tout ce vacarme se trouvait Élise, une jeune femme à la beauté dorée, à laquelle peu pouvaient résister. Orpheline de père et de mère, Élise n’avait trouvé sa voie que sur scène, dans la danse.Elle était stripteaseuse professionnelle. Danser sur les pistes était devenu son monde. Elle y trouvait du plaisir et gagnait sa vie ainsi. Puis vint le jour où tout s’écroula. Ce soir-là, un homme l’avait invitée à une danse privée dans une chambre d’hôtel.Elle avait refusé, mais il s’était montré insistant, lui promettant le double de son tarif habituel. Finalement, elle finit par céder. Une fois dans la chambre, elle se déshabilla et commença à danser.Voir Élise à moitié nue mit l’homm







