àčàžàčàžČàžȘàžčàčàžŁàž°àžàžChapitre 20POV dâAlexJe ne pouvais pas rentrer chez moi.LâidĂ©e de remettre les pieds dans cette maison ; notre maison, la mĂȘme oĂč les gĂ©missements de ChloĂ© rĂ©sonnaient encore dans mon crĂąne, oĂč le sperme de Joel avait tachĂ© nos draps, me faisait monter la bile dans la gorge. Jâai pris une chambre dans lâhĂŽtel dĂ©cent le plus Ă©loignĂ©, le genre avec des rideaux occultants et du whisky dans le mini-bar, assez pour calmer lâobscuritĂ© qui se formait dans ma tĂȘte.Jâai jetĂ© mes clĂ©s sur la table de nuit, me suis effondrĂ© sur le lit encore habillĂ© et jâai juste fixĂ© le plafond dâun air vide.Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais la scĂšne : ChloĂ© les yeux bandĂ©s, le cul en lâair, la chatte Ă©tirĂ©e autour de la queue de Joel, le suppliant de la fĂ©conder.âšÂ« Depuis le vestiaire. » Toutes ces annĂ©es nâavaient Ă©tĂ© que des putains de mensonges. Mon meilleur ami. Ma femme. Ils se foutaient probablement de ma gueule dans mon dos depuis le dĂ©but.Le sommeil ne venait pas. La rage et le ch
Chapitre 19POV dâAlexJâavais remarquĂ© que ChloĂ© sâĂ©loignait ces derniĂšres semaines. Les signes Ă©taient discrets au dĂ©but : des textos laissĂ©s en non-lu plus longtemps que dâhabitude, elle qui se tournait de lâautre cĂŽtĂ© du lit au lieu de se blottir contre moi, des excuses sur le stress du travail ou des maux de tĂȘte chaque fois que jâessayais dâinitier quoi que ce soit. Je me disais que ce nâĂ©tait rien, quâelle sâĂ©tait juste Ă©puisĂ©e et quâelle Ă©tait fatiguĂ©e. AprĂšs tout, le mariage nâĂ©tait pas que des feux dâartifice ; parfois, câĂ©tait juste une routine tranquille.Jâavais toujours Ă©tĂ© un bon mari ; prĂ©parer le petit-dĂ©jeuner, gĂ©rer les factures, lui offrir des fleurs en surprise, oubliant complĂštement le mauvais garçon que jâavais Ă©tĂ©. Tant quâelle Ă©tait heureuse, non ?Deux jours avant mon anniversaire, jâĂ©tais dans la cuisine en train de retourner des Ćufs quand elle est arrivĂ©e derriĂšre moi. Elle a enroulĂ© ses bras autour de ma taille, ses seins doux pressĂ©s contre mon dos. Elle
Chapitre 18POV de MiaJe me tenais devant le miroir en pied pour ce qui me semblait⊠la quinziĂšme fois, je crois, en me tournant Ă gauche et Ă droite, le cĆur qui cognait si fort que je lâentendais par-dessus le silence de ma chambre. La tenue Ă©tait plutĂŽt risquĂ©e : une mini-jupe noire qui couvrait Ă peine le haut de mes cuisses, collant Ă mon cul Ă chaque mouvement, et un crop top noir Ă manches longues qui moulait chaque courbe, le dĂ©colletĂ© plongeant assez bas pour laisser voir mon dĂ©colletĂ©, avec un bandeau noir dans les cheveux.Tout matchait : sombre, salope, prĂȘte Ă ĂȘtre dĂ©truite.Pas de culotte, exactement comme il lâavait ordonnĂ©.Le petit vibro de la taille dâun doigt Ă©tait dĂ©jĂ en moi, tĂ©lĂ©commandĂ©, Ă©teint pour le moment. Chaque pas me rappelait quâil Ă©tait lĂ , pressĂ© contre mes parois, en attente.La porte a grincĂ©.CâĂ©tait ma mĂšre.Elle sâest appuyĂ©e contre le cadre, les bras croisĂ©s, en mâĂ©tudiant avec ce regard doux et comprĂ©hensif quâelle avait toujours.« Tu vas Ă un
Chapitre 17POV de MiaĂa fait trois jours.Trois jours que je nâai vu Lori, ni mĂȘme mis un pied sur le campus.Jâai passĂ© trois jours allongĂ©e dans mon lit, Ă fixer le plafond et Ă rejouer la scĂšne des gradins en boucle, comme un film porno. Les gĂ©missements de Lori, le sourire en coin de Brent, la façon dont son corps sâarquait quand il lui claquait le cul. La façon dont elle avait criĂ© « daddy » comme si elle en mourait dâenvie.Tout ça me grattait le cerveau.Maman a frappĂ© Ă la porte hier, dâune voix calme, essayant de comprendre ce qui nâallait pas chez moi.« BĂ©bĂ©, ça va ? Tu es enfermĂ©e lĂ -dedans depuis une Ă©ternitĂ©. »Jâai rĂ©ussi Ă croasser que jâĂ©tais malade. Partiellement vrai. Ma gorge me faisait un mal de chien Ă force de pleurer, mon estomac Ă©tait tordu par la trahison, et entre mes jambes ? Une douleur constante, lancinante, qui nâavait rien Ă voir avec une maladie et tout Ă voir avec les doigts de Brent, sa voix et cette⊠chose entre ses jambes.Jâen avais marre que L
Chapitre 16POV de MiaQuand on est arrivĂ©es, la cafĂ©tĂ©ria Ă©tait dĂ©jĂ bondĂ©e. On aurait dit quâils avaient entassĂ© tout le campus lĂ -dedans.Lori mâa tenu la main en se frayant un chemin dans la foule avant de se tourner vers moi.« Mia, va chercher Ă manger. Moi je nous trouve une place. »« Dâaccord⊠mais sâil te plaĂźt, pas de coups de poing. » Jâai suppliĂ© en frottant mes paumes lâune contre lâautre. Elle mâa jetĂ© un sourire en coin avant de se fondre dans la foule.Jâai fixĂ© la file chaotique devant moi ; certains passaient devant, dâautres rĂąlaient sur des conneries dâanime dont je nâavais strictement rien Ă faire (sans offense Ă mes geeks dâanime). CâĂ©taient probablement des premiĂšre annĂ©e. Dâautres attendaient normalement, tendant leurs plateaux vers la vieille bonne femme â oh, pardon, la dame de la cantine qui servait derriĂšre le comptoir.Je me suis glissĂ©e dans une file, essayant de ne pas Ă©touffer pendant que la foule me dominait. AprĂšs un moment, jâai rejoint la bagarre
Chapitre 15âš(Lesbienne x Plan Ă trois.)POV de MiaJe ne sais mĂȘme pas comment commencer sans avoir lâair dâun vĂ©ritable bordel.Peut-ĂȘtre parce que je le suis. Lori et moi traversions le couloir cet aprĂšs-midi-lĂ , les doigts entrelacĂ©s, en riant bruyamment dâun article stupide de ce magazine pour ados quâelle jure par-dessus tout alors que je nâen avais strictement rien Ă faire. Elle parlait dâongles pastel, de BBL et des plus gros ragots sur les couples lesbiens les plus puissants.Elle caressait doucement ma paume du bout des doigts, comme elle le fait toujours quand elle est calme ou excitĂ©e par quelque chose, et pendant un instant tout semblait parfait.JusquâĂ ce que ce crĂ©tin apparaisse.Brent.Il sâest plantĂ© pile sur notre chemin, nous bloquant, suivi de deux de ses potes idiots qui le suivaient bĂȘtement, plus comme des chiens que comme des compagnons.« Eh bien⊠eh bien⊠eh bien⊠» a-t-il traĂźnĂ©, affichant le mĂȘme sourire suffisant, la casquette Ă lâenvers, dĂ©gageant cette







