LOGINJe glisse la craie entre ses fesses. Contre son trou. Elle sursaute, se tend, ses doigts s’agrippent au bureau.
— Tu aimes, Emma ?
— Je… je ne sais pas, monsieur Delaunay. Je n’ai jamais…
— Tais-toi. Tu n’as pas à savoir. Tu as à subir.
Je fais rouler la craie contre elle. La poussière blanche marque sa peau, dessine des traits sur ses fesses, dans le creux de ses reins. Elle g&eac
Il bouge son doigt en moi, lentement, profondément. Je mords ma main pour ne pas crier. La douleur de mes dents sur ma peau est le seul rempart contre le plaisir qui monte, qui envahit tout, qui menace de me faire perdre la tête.— …l’obéissance.Son doigt trouve un endroit en moi que je ne connaissais pas. Je me cambre. Mes hanches bougent toutes seules, cherchent plus, cherchent encore. Il rit doucement, un rire que je ne lui connais pas, un rire sombre, possessif.— Tu aimes ça, Emma ?— Oui, monsieur Delaunay.— Tu aimes quand ton professeur te touche comme ça ?— Oui, monsieur Delaunay.— Tu penses à quoi, quand tu te touches le soir ?Je ne réponds pas. Je ne peux pas. Le dire à voix haute, c’est trop. C’est avouer tout ce que j’ai imaginé, toutes ces nuits où j’ai fer
Je glisse la craie entre ses fesses. Contre son trou. Elle sursaute, se tend, ses doigts s’agrippent au bureau.— Tu aimes, Emma ?— Je… je ne sais pas, monsieur Delaunay. Je n’ai jamais…— Tais-toi. Tu n’as pas à savoir. Tu as à subir.Je fais rouler la craie contre elle. La poussière blanche marque sa peau, dessine des traits sur ses fesses, dans le creux de ses reins. Elle gémit, étouffe le son dans son bras. Ses hanches bougent toutes seules, cherchant quelque chose, ne sachant pas quoi.Je laisse tomber la craie. Elle claque sur le parquet, se brise. Emma sursaute. Je dégrafe mon pantalon. Je sors ma queue. Longtemps que je n’ai pas bandé comme ça. Longtemps que je n’ai pas désiré comme ça. Elle est dure, tendue, presque douloureuse.J’enfile un préservatif – j’
Je pose mes mains sur ses épaules. Juste pour la stabiliser. Pour me stabiliser. Ses os fins sous le coton. Sa chaleur. Sa peau si douce sous mes doigts. Je glisse ses bretelles le long de ses bras, elle ne résiste pas. Le chemisier glisse, découvre ses épaules, ses clavicules, le haut de ses seins.— Dis-moi ce que tu veux, Emma.— Que vous m’appreniez. Tout. Pas seulement les livres.Mes doigts serrent plus fort. Elle ne recule pas. Elle se rapproche. Son buste contre ma poitrine, ses seins à travers le tissu fin contre ma chemise. Je sens ses tétons durcis, je sens son souffle qui s’accélère.— Tu sais ce que ça veut dire, « tout » ?— Oui, monsieur Delaunay.— Ça veut dire que je décide. Que je commande. Que tu ne dis pas non.Ses yeux s’agrandissent mais elle ne détourne pas le regard. El
Je pose mes mains sur ses épaules. Juste pour la stabiliser. Pour me stabiliser. Ses os fins sous le coton. Sa chaleur. Sa peau si douce sous mes doigts. Je glisse ses bretelles le long de ses bras, elle ne résiste pas. Le chemisier glisse, découvre ses épaules, ses clavicules, le haut de ses seins.— Dis-moi ce que tu veux, Emma.— Que vous m’appreniez. Tout. Pas seulement les livres.Mes doigts serrent plus fort. Elle ne recule pas. Elle se rapproche. Son buste contre ma poitrine, ses seins à travers le tissu fin contre ma chemise. Je sens ses tétons durcis, je sens son souffle qui s’accélère.— Tu sais ce que ça veut dire, « tout » ?— Oui, monsieur Delaunay.— Ça veut dire que je décide. Que je commande. Que tu ne dis pas non.Ses yeux s’agrandissent mais elle ne détourne pas le regard. El
Je suis à un mètre de lui maintenant. Un mètre. Je vois les veines sur ses mains, la cicatrice sur son menton, la pâleur de ses lèvres. Il ne bouge pas. Mais sa poitrine se soulève plus vite.— Tu as raison. Baudelaire ment. Le désir n’est jamais calme. Il est fièvre. Fièvre et tourment.Il a dit « désir ». Il a dit « tourment ». Chaque syllabe résonne dans ma poitrine, dans mon ventre, entre mes jambes. Je fais un pas de plus. Nous sommes face à face. Je sens son souffle sur mes cheveux. Il est plus grand que je ne croyais. Plus près. Plus dangereux.— Alors pourquoi il écrit ça ?— Parce que parfois, on a envie de croire qu’on peut posséder sans souffrir.Sa main. Sa main se lève. Ses doigts effleurent une mèche de mes cheveux. Le contact dure une seconde, peut-êtr
Mais en rentrant chez moi, dans mon appartement vide de la rue Monge, je ne pense qu’à elle. Je prends une douche glacée. Ça ne suffit pas. Je me fais à manger, je n’arrive pas à avaler. J’ouvre « Les Fleurs du mal », je cherche le poème qu’elle a dit ne pas comprendre. Je le relis. Je vois ses yeux. Je vois sa bouche.— Mon enfant, ma sœur,Songe à la douceurD’aller là-bas vivre ensemble !Je ferme le livre. Je ne peux pas. Je ne peux pas penser à vivre ensemble. Je ne peux pas penser à elle comme à une enfant, comme à une sœur. Je pense à elle comme à une femme. Comme à la femme qui vient de s’asseoir sur une chaise de mon lycée et qui a fait vaciller tout ce que je croyais être.Cette nuit, je rêve d’elle. Elle est nue sur mon bureau. Ses jambes ouvertes.
ChiaraDix jours.Ce n’est pas un délai.C’est une sentence, exécutée à la hâte, comme si on craignait que la prisonnière ne trouve un dernier sursaut de révolte.Mon monde se rétrécit aux dimensions du palazzo Vendramin,transformé en prison dorée. Silvia et deux autres femmes, au visage de pierre,
ChiaraIl se penche et embrasse mes paupières, mes joues, capturant mes larmes. Puis il repose son front contre le mien. Nous respirons le même air, chargé de désespoir et du parfum persistant de notre nuit.— Je ne regrette rien, je souffle.— Moi non plus.— Que va-t-on faire ?Il ferme les yeux
MatteoSon corps se raidit, ses yeux se ferment à moitié, sa bouche s’ouvre sur un cri muet. Une série de frissons violents la parcourt, et elle se love contre ma main, pantelante, les larmes coulant à nouveau sur ses tempes.Je la tiens contre moi, la laissant redescendre, déposant des baisers dou
ChiaraLa fraîcheur du marbre sous ma joue me tire du sommeil lourd, poisseux. Je suis toujours là, effondrée contre la porte de ma chambre. Le jour, pâle et froid, filtre à travers les gelosie. Une heure a dû passer. Peut-être deux. Mon corps est un champ de bataille endolori, chaque muscle, chaqu