LOGINAnya Rossi est morte. Catalina Mora est née dans la douleur et la haine. Cinq ans après que la puissante famille Valenciaga l'a accusée, ruinée et laissée pour morte, elle revient. Transformée, magnétique, à la tête d'un empire du chocolat qui conquiert l'Europe. Son but ? Détruire chaque membre de cette famille maudite, un à un, jusqu'à ce qu'il ne reste que poussière. Mais son plan parfait rencontre un obstacle imprévu : Lorenzo Valenciaga. L'héritier charismatique, l'homme qui l'a trahie en ne la défendant pas, celui qu'elle doit anéantir en premier. Problème : il ne reconnaît pas en Catalina la femme qu'il a aimée. Et pire encore, il tombe follement amoureux de cette rivale mystérieuse. Catalina saisit l'opportunité. Elle l'épouse. Dans leur lit, entre baisers brûlants et confessions intimes, elle soutire les secrets qui feront tomber l'empire Valenciaga. Elle manipule son frère faible, Matteo, en jouant de son amour. Elle affronte Isabella, la sœur jalouse, dans une guerre sans merci. Elle découvre l'implication d'ennemis extérieurs, les Moretti, et comprend que sa vengeance devra être plus vaste encore. Mais plus elle se rapproche de son but, plus la ligne entre vengeance et amour s'efface. Lorenzo n'est plus seulement une cible. Il est l'homme dont elle n'a jamais pu arracher le souvenir de son cœur. Et quand la vérité éclatera, ils devront choisir : continuer à se détruire, ou s'allier contre les vrais monstres ?
View MoreIsabellaQuelque chose n'allait pas.Je le sentais depuis l'embauche de Chiara Bianchi. Cette fille, cette styliste que Vittorio avait virée comme une malpropre, s'était retrouvée embauchée le jour même par Mora Exquisita. Directrice artistique adjointe. Un poste créé pour elle. Une opération de communication brillante, qui nous avait fait passer pour des bourreaux et Catalina Mora pour une bienfaitrice.Trop rapide. Trop propre. Trop parfait.Et puis il y avait eu ce gala. Cette robe bleue ridicule. Cette danse avec Lorenzo. La façon dont mon frère l'avait regardée, comme s'il la reconnaissait, comme si elle était un fantôme revenu d'entre les morts.Catalina Mora.Je n'aimais pas cette femme. Je ne l'aimais pas depuis le premier jour, depuis que son nom était apparu dans les journaux, depuis qu'elle avait volé Le Grand Éclat sous notre nez. Mais ce n'était plus une question d'aimer ou de ne pas aimer. C'était une ques
CatalinaLe lendemain matin, je me réveillai tard. Le canapé du salon était vide, mais une odeur de café flottait dans la chambre d'hôtel. Marcus était parti tôt, comme toujours, sans faire de bruit. Il avait laissé un mot sur la table basse, griffonné sur un coin de nappe en papier.Je suis en bas, au restaurant de l'hôtel. Descends quand tu seras réveillée. — M.Je souris malgré moi. Il n'avait pas changé. Même après une nuit blanche, même après avoir traversé deux pays en vingt-quatre heures, il était debout avant moi, frais, organisé, insupportablement parfait.Je m'habillai rapidement, descendis au restaurant. Il était assis près de la baie vitrée, une tasse de café à la main, le journal ouvert devant lui. Il portait des vêtements propres — il avait dû en avoir dans son sac — et semblait aussi reposé que s'il avait dormi dix heures.— Tu es parti quand ? demandai-je en m'asseyant face à lui.— Six heures. Tu dormai
LorenzoJe n'aurais pas dû venir.C'est ce que je me disais chaque fois que je tournais la clé dans la serrure, chaque fois que je poussais cette porte qui grinçait légèrement, chaque fois que je pénétrais dans cet appartement qui n'était plus le sien mais qui n'avait jamais cessé de l'être.L'appartement d'Anya.Je l'avais acheté deux mois après sa mort. À l'époque, je me justifiais en parlant d'investissement immobilier. Le quartier de Brera était en pleine gentrification, les prix montaient, c'était une bonne affaire. Personne n'avait été dupe. Pas même moi.La porte se referma derrière moi avec un clic doux. Le silence m'enveloppa. Un silence épais, presque palpable, chargé de poussière et de souvenirs.Rien n'avait bougé. Rien n'avait changé.Le petit meuble de l'entrée, celui qu'elle avait chiné aux puces de la Porta Genova et repeint en bleu canard. Le miroir au cadre doré, un peu écaillé, où elle se reg
CatalinaJe me réveillai en hurlant.Le cri déchira le silence de la chambre d'hôtel, résonna contre les murs, s'éteignit dans l'obscurité. Je me redressai d'un bond, les draps trempés de sueur, le cœur battant à se rompre. Mes mains agrippèrent le matelas, cherchant un ancrage, quelque chose de solide dans ce monde qui vacillait.Le cauchemar était toujours le même. La convocation. Le bureau de Don Rafael. Le visage de Lorenzo, fermé, lointain. Et puis la pluie, le virage, les freins qui ne répondent pas, le ravin qui s'ouvre comme une bouche noire.Toujours le même. Depuis cinq ans.Je repoussai les draps, me levai, allai pieds nus jusqu'à la fenêtre. Milan scintillait dans la nuit, indifférente à mes démons. Dehors, il pleuvait. Évidemment. Il pleuvait toujours dans mes souvenirs.Mon téléphone vibra sur la table de chevet. Trois heures du matin. Un message.Ouvre la porte.Je fronçai les sourcils.
Catalina Je me retournai lentement, le visage lisse, les yeux froids. La lune éclairait son visage. Il se tenait à trois pas de moi, essoufflé, les épaules tendues sous le smoking. Il avait traversé tout le palais pour me trouver. Je le savais. Il savait que je le s
LorenzoLa conférence de presse fut un désastre.Je l'avais préparée avec soin. Un discours calibré, des arguments solides, des chiffres vérifiés. J'avais répété devant Luca, devant le service communication, devant le miroir de ma salle de bains. Valenciaga Holdings dément formellement. Nous appliq
Lorenzo La villa Valenciaga était encore plus imposante de nuit. Je garai ma voiture devant le perron, coupai le moteur, restai un instant les mains sur le volant. La façade de pierre blonde était éclairée par les projecteurs, les cyprès se découpaient sur le ciel noir, les fontaines chuchotaient
Anya Cinq ans plus tôt La convocation était arrivée sur mon téléphone en fin d'après-midi, un simple message de l'assistante de Don Rafael. M. Valenciaga souhaite vous voir. Ce soir. 20 heures. Bureau principal. Pas de raison. Pas d'explication. Juste une heure et un lieu, comme une assignation à


















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