ANMELDENPlus tard dans la soirée, Louane sortait à peine de la douche lorsqu’elle entendit la porte de sa chambre s’ouvrir brusquement Elle se retourna, surprise.Richard venait d’entrer sans frapper.
Elle attrapa rapidement une serviette et la resserra autour d’elle avant de le regarder, mal à l’aise. — Richard ? Tu as besoin que quelque chose ? Il ne répondit pas immédiatement. Son regard resta froid tandis qu’il avançait légèrement dans la pièce avec son fauteuil. Louane recula instinctivement d’un pas. — Tu aurais pu frapper. — Je n’ai pas besoin de ta permission pour entrer ici, c’est chez moi et je fais ce que je veux et ce n’est pas une gamine comme toi qui va me dire comment me comporter. Elle resta silencieuse. Richard la fixa quelques secondes avant de reprendre d’une voix glaciale : — Écoute-moi bien,petite . Je veux que tu restes loin de moi et de mes affaires. —mais… Louane sentit un pincement au cœur mais resta forte — Ne touche à rien sans mon autorisation. Ne fouille pas dans mes affaires. Ne pose pas de questions sur ma vie et surtout, ne t’imagine pas que parce que nous sommes mariés, tu as le droit de t’immiscer partout, ce n’est qu’un piraî de contrat et quand tu auras enfin pomper ce gosse, on divorcera. Louane serra davantage sa serviette contre elle. — Je comprends… je.. Richard eut un sourire sans chaleur. — J’espère bien. Il la regarda de haut en bas avant d’ajouter : — Et ne te fais surtout pas d’illusions sur ce mariage. Tu n’as rien de spécial, tu es une fille plutôt ordinaire. Les mots frappèrent Louane de plein fouet. Elle baissa légèrement les yeux pour qu’il ne voie pas la douleur qui venait de traverser son visage. — Je ne me fais pas d’illusions… je sais que c’est uniquement professionnel…et… — Tant mieux. Richard fit avancer son fauteuil. — Tu es ici parce que nos familles avaient besoin de cette alliance. C’est tout. Louane ne répondit pas. Il marqua une pause avant de poursuivre, toujours aussi froid : — Un jour, si j’ai besoin d’enfants, tu rempliras simplement ton rôle d’épouse. En attendant, reste à ta place. Louane sentit ses yeux s’humidifier.Elle aurait voulu lui répondre. Lui dire qu’elle n’était pas venue dans cette maison pour son argent, qu’elle n’avait jamais rêvé de son nom ou de sa fortune, qu’elle avait accepté parce qu’elle l’aimait depuis bien avant son accident. Mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle refusait de pleurer devant lui.Richard observa son silence quelques secondes, puis détourna le regard. — J’espère que nous nous sommes compris. Louane hocha simplement la tête. — Oui. Il fit demi-tour et quitta la chambre sans ajouter un seul mot.La porte se referma. Louane resta immobile au milieu de la pièce. Elle fixa longtemps la porte derrière laquelle il venait de disparaître, Puis une larme silencieuse roula enfin sur sa joue. Elle l’essuya rapidement. — Ce n’est pas grave… Sa voix trembla. Elle inspira profondément avant de murmurer : — Je savais que tu avais changé. Elle baissa la tête. — Mais je ne pensais pas que tu me détesterais autant. Plus tard, Madame Reid vont chercher Louane pour passer à table et franchement la jeune femme aurait pu refuser si elle le pouvait mais hélas, elle Se leva avec difficulté et se rendit dans la salle à manger, Richard était déjà assis en face de lui il y’avait son père qui souri à Louane. — j’espère vraiment que tu prendras tes marques, la maison est très grande , Richard te fera sûrement visiter demain s’il n’est pas trop occupé , n’est e pas fils ? —père, laisse moi dîner en paix, et tu peux lui faire la visite si tu l’aimes tant. Merci beaucoup je n’ai plus faim ! Dit-il en dirigeant sa chaise vers ses quartier, en chemin il cogna une ménagère et s’en pris immédiatement à elle —je suis désolé monsieur.. —tu ne regardes pas ou tu vas espèce d’idiote ! Le bruit alerta immédiatement la famille qui se leva de table. —Richard ! Calme toi mon fils, allez nettoyer ça vite! Dit sa mère en venant pousser sa chaise loin de la zone de conflit. —tu vas bien ? —laisse moi tranquille toi ! Dégage de ma vue une bonne fois pour toute! Dit-il en repoussant la main de Louane. Elle recula et s’en alla elle aussi vers sa chambre. —allez calme toi Richard , ce n’est pas de sa faute, pourquoi es-tu si dur avec cette femme ? Elle essaye juste d’être gentille avec toi —je n’ai pas besoin de sa pitié ! Depuis mon accident tout le monde essaye d’être gentil avec moi mais je m’en fiche ! Je veux juste qu’on me laisse tranquille ! Louane arrive dans sa chambre en pleurant, elle commence à se demander si c’était vraiment une bonne idée de se marier avec lui.Louane finit par s’endormir cette nuit-là avec le cœur lourd, après avoir passé de longues minutes allongée dans le silence de sa chambre à repenser au dîner chez les Reid, aux paroles de Richard et à cette manière qu’il avait eue de la renvoyer seule à la maison comme pour prouver que sa présence n’avait aucune importance. Elle avait essayé de se convaincre que ce n’était qu’une mauvaise soirée, qu’il était probablement encore bouleversé par les reproches de son père et qu’il finirait par se calmer, mais une petite voix au fond d’elle lui répétait qu’elle devait cesser de chercher des excuses à chaque comportement de son mari, car elle ne pouvait pas passer sa vie à attendre un changement qui ne viendrait peut-être jamais. Pourtant, malgré toutes ces pensées, le sommeil finit par l’emporter, Le lendemain matin, une sensation étrange contre sa nuque la tira brusquement de son sommeil, Louane fronça légèrement les sourcils, encore plongée dans cette confusion propre aux premières sec
Le vendredi soir, Louane venait à peine de terminer son dîner lorsqu’elle entendit les roues du fauteuil de Richard avancer dans le couloir, et quelques secondes plus tard, il apparut dans l’encadrement de la porte avec cette expression neutre qu’elle avait déjà appris à reconnaître, celle qui annonçait généralement qu’il avait quelque chose à lui dire et qu’il n’attendait pas réellement son avis. — Demain, nous irons dîner chez mes parents. Louane releva les yeux vers lui, Il marqua une courte pause avant d’ajouter : — Sois prête à dix-huit heures trente. Louane hocha simplement la tête. — D’accord. Richard repartit aussitôt, sans demander si elle avait quelque chose de prévu ou si elle souhaitait venir, comme si sa présence à ce dîner allait de soiLe lendemain, à l’heure prévue, ils quittèrent la maison ensemble. Pendant tout le trajet, Richard resta silencieux, les yeux fixés sur la route à travers la fenêtre, tandis que Louane regardait discrètement son reflet dans la vit
Deux jours plus tard, alors que Louane était assise dans le petit salon en train de feuilleter distraitement un magazine qu’elle ne lisait même pas réellement, la gouvernante vint lui annoncer que sa sœur était arrivée, et pendant quelques secondes, un véritable soulagement traversa son visage, car depuis son mariage, Jennifer était probablement la personne dont la présence lui manquait le plus, celle devant laquelle elle n’aurait pas besoin de prétendre que tout allait bien, celle qui connaissait ses silences suffisamment bien pour comprendre lorsqu’un sourire n’était qu’une manière de cacher une douleur. — Madame Louane, votre sœur est là. Louane se leva immédiatement, Elle n’attendit même pas que la gouvernante lui réponde avant de se diriger vers l’entrée. Quelques secondes plus tard, Jennifer apparut dans le salon, un petit sac à la main, et dès qu’elle aperçut sa sœur, elle ouvrit les bras. — Louane ! Les deux sœurs se serrèrent longuement dans leurs bras, Louane ferma les y
Lorsqu’ils rentrèrent à la maison après la séance de rééducation, Richard fut immédiatement accueilli par la gouvernante qui s’approcha de lui pour l’aider à rejoindre son fauteuil habituel, tandis que Louane, elle, resta quelques secondes en retrait avant de monter silencieusement dans sa chambre, comme elle avait pris l’habitude de le faire chaque fois qu’elle sentait qu’elle n’avait pas sa place auprès de lui. À peine avait-elle refermé la porte derrière elle que son téléphone se mit à sonne, elle répondit immédiatement à son père. — Allô, papa ? — Louane, comment vas-tu ? Je voulais simplement prendre de tes nouvelles, dit-il d’une voix qui trahissait une certaine inquiétude, Comment se passent les choses chez les Reid?Louane s’assit sur le bord de son lit et regarda quelques secondes le sol avant de répondre. — Tout va bien, papa. Elle mentait, Elle savait qu’elle mentait, et son père aurait probablement compris la vérité s’il avait pu voir son visage à cet instant, mais e
Le lendemain matin, Louane comprit qu’elle allait devoir apprendre à vivre dans dans une maison où on ne voulait pas forcément d’elle , mais malgré cela , elle avait déjà décidé de la place qu’elle devait occuper.Elle venait à peine de terminer son petit-déjeuner lorsque la gouvernante s’approcha d’elle avec une expression légèrement gênée, comme si elle s’apprêtait à annoncer quelque chose qu’elle aurait préféré ne pas avoir à dire. — Madame Louane, Monsieur Reid m’a demandé de vous transmettre certaines consignes concernant votre installation dans la maison. — Des consignes ? Demanda -t-elle en se levant de la chaise — Oui, madame. La gouvernante sortit alors une petite feuille qu’elle tenait entre ses doigts et commença à parler avec le plus grand sérieux. — Premièrement, vous ne devez pas entrer dans le bureau de Monsieur Reid, même lorsqu’il est absent. — Deuxièmement, vous ne devez toucher à aucune de ses affaires personnelles, qu’il s’agisse de ses documents, de ses vêt
Cette nuit-là, Louane n’arrivait pas à dormir. Elle avait passé des heures à fixer le plafond, incapable de chasser de son esprit les paroles de Richard. Tu es ici pour être mon épouse. Pas pour construire une carrière. Elle avait essayé de ne pas y penser, mais plus elle cherchait à dormir, plus elle ressentait cette boule désagréable dans sa poitrine. Finalement, elle se redressa.Elle avait soif. Louane enfila rapidement une robe de chambre et quitta sa chambre afin d’aller chercher un verre d’eau. La maison était plongée dans le silence. Elle descendit quelques marches, puis s’arrêta brusquement lorsqu’elle remarqua une porte légèrement entrouverte à l’étage. C’était celle de Richard, Louane resta immobile. Elle savait qu’elle aurait dû continuer son chemin. Elle savait qu’elle n’avait aucune raison d’entrer.Pourtant, après quelques secondes d’hésitation, elle s’approcha. Elle poussa doucement la porte, La chambre était plongée dans une faible obscurité.Richard semblai







