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Chapitre 16

last update Veröffentlichungsdatum: 29.03.2026 19:20:34

CHAPITRE 16

LE POINT DE VUE DE NAOMIE

J'ai attendu d'entendre ses pas s'éloigner dans le couloir.

Puis j'ai posé mon sac sur le lit ce lit immense et blanc et je me suis assise à côté. Mes mains à plat sur le dessus-de-lit. Cette matière coton épais, frais, avec ce poids particulier du beau linge sous mes paumes.

J'ai fermé les yeux.

C'est dans le contrat.

Bien sûr que c'était dans le contrat.

Bien sûr.

Je me suis déshabillée lentement.

Pas par coquetterie par fatigue. Cette fatigue profonde et
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  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 40

    LE POINT DE VUE DE NAOMIEL'hôtel.Roméo avait réservé — je ne savais pas où, il n'avait pas dit, et je n'avais pas demandé parce que certaines surprises méritent d'être laissées entières.Le Palace était sur la rive droite — façade illuminée, cette discrétion des endroits tellement beaux qu'ils n'ont pas besoin de se signaler. Le portier. Le hall — marbre, lumière chaude, ce silence feutré des espaces qui ont décidé que le monde extérieur s'arrêtait à leur porte.La suite.Je ne vais pas décrire la suite dans ses détails parce que les détails, ce soir-là, n'étaient pas le sujet.Je vais dire — grande. Lumineuse même dans la nuit. Paris par les fenêtres comme une promesse tenue. Des fleurs — blanches, sans excès — sur la table basse. Et un lit qui n'était pas le nôtre mais qui était à nous pour cette nuit.La nuit de noces.Ces trois mots qui auraient dû sembler étranges — qui auraient dû résonner comme une formule empruntée à une vie que je n'aurais pas dû avoir — et qui ce soir sonn

  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 39

    LE POINT DE VUE DE NAOMIE La voiture.Ce silence-là — différent de tous les silences que nous avions partagés depuis le premier soir dans la pièce bordeaux. Pas le silence de deux étrangers qui apprennent à coexister. Pas le silence de deux personnes qui retiennent quelque chose.Le silence de deux personnes qui viennent de faire quelque chose d'irréversible et qui regardent ça ensemble — sans urgence, sans peur, avec cette tranquillité un peu étonnée des gens qui se retrouvent de l'autre côté d'un seuil et réalisent que le terrain, ici, est différent.Plus solide, peut-être.Roméo conduisait.Je regardais Paris par la vitre — cette ville indifférente et magnifique qui ne savait pas et ne saurait jamais que quelque chose venait de se passer dans une mairie du huitième arrondissement qui la concernait pourtant d'une façon ou d'une autre.Ma main sur mes genoux.La bague à mon doigt.Revenue là ce matin — Roméo qui me l'avait tendue à l'entrée de la mairie avec cette façon à lui, direc

  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 38

    ROMÉO La salle avait retenu son souffle collectivement — ce son d'une assemblée qui redevient une unité, qui regarde tous dans la même direction.Elle avançait.Ce pas — lent, mesuré, avec cette façon de tenir la tête qui me disait quelque chose, qui me rappelait quelque chose, mais le voile, cette matière entre nous, ce voile qui rendait la certitude impossible.Jazz ou Naomie.Mes yeux sur la silhouette en blanc.La façon de marcher les épaules, la tête, cet angle exact de la nuque quand on avance droit devant avec cette conscience de chaque pas.Je me suis penché légèrement en avant.Sans m'en rendre compte — ce mouvement involontaire du corps vers ce qu'il cherche.Jazz marchait différemment. Jazz avait cette façon d'occuper l'espace avec une énergie plus large, plus expansive. Jazz remplissait une pièce autrement.Cette femme — cette façon de traverser l'espace, économe, précise, avec cette présence qui existait sans se déclarer—— Mon esprit voulait tellement que ce soit elle q

  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 37

    LE POINT DE VUE DE ROMÉO Je n'avais pas dormi.Pas une heure. Pas même ces fragments de sommeil léger qu'on attrape parfois dans les nuits impossibles — ces vingt minutes qui font la différence entre tenir et ne pas tenir. Rien.J'avais passé la nuit assis dans le salon avec Paris dehors et la bague sur la table basse et le téléphone posé à côté — silencieux depuis l'appel à Jazz, silencieux depuis que j'avais dit cette phrase et que Jazz avait dit je te rappelle et n'avait pas rappelé.Le silence du téléphone avait une texture particulière.À cinq heures du matin j'avais fait du café.À six heures j'avais regardé la robe de Naomie — la housse blanche accrochée à la porte de sa chambre ouverte, ce blanc cassé qui attendait dans le silence de l'appartement vide.À sept heures je m'étais douché. Habillé.Le costume — noir, coupe parfaite, la cravate que j'avais choisie la veille sans savoir encore si elle servirait à quelque chose. Ces gestes mécaniques du corps qui continue quand le c

  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 36

    LE POINT DE VUE DE ROMÉO L'appartement vide.Demain matin — dix heures. La mairie du huitième. Les témoins. Lefèvre. La robe ivoire que j'avais vue dans sa chambre, suspendue dans la housse blanche, prête pour un matin qui ne ressemblerait peut-être pas à ce qui avait été prévu.Les membres du conseil seraient là.Les collaborateurs. Les gens de ce dîner qui m'avaient vu mettre un genou à terre et qui avaient applaudi discrètement. Les gens pour qui ce mariage n'était pas seulement un événement personnel mais la satisfaction d'une clause qui conditionnait l'avenir d'une entreprise entière.J'ai fermé les yeux.Réfléchis.Ce mot — le mot de mon père. Celui qu'il répétait dans ces moments où une situation semblait fermée de partout. Réfléchis. Il y a toujours une porte. Trouve-la.J'ai rouvert les yeux.La bague dans ma paume.Demain matin dix heures.Il me fallait une femme.La phrase — formulée comme ça, dans sa brutalité administrative — avait quelque chose d'absurde. Mais c'était e

  • LA STRIP-TEASEUSE DU PDG    Chapitre 35

    LE POINT DE VUE DE ROMÉOJ'ai attendu vingt minutes.Vingt minutes dans le salon — debout d'abord, puis assis, puis debout à nouveau — avec la bague dans la paume et Paris derrière la baie vitrée et le silence de l'appartement qui avait changé de nature depuis qu'elle était partie dans sa chambre.Ce silence-là — pas le silence ordinaire. Le silence de quelque chose de cassé.Vingt minutes.Puis j'ai traversé le couloir.J'ai frappé à sa porte.Trois coups — pas trop forts, pas trop doux. Le genre de coups qui disent je suis là sans forcer l'entrée.Silence.— Naomie.Rien.— Je sais que tu m'entends.Un moment. Puis sa voix — à travers la porte, avec cette qualité des voix qu'on entend à travers le bois, légèrement étouffée mais reconnaissable dans chaque inflexion.— Va te coucher, Roméo.— J'ai besoin de te parler.— Tu m'as déjà parlé. C'était suffisant pour ce soir.— Naomie—— Roméo.Ce ton. Cette façon de dire mon prénom qui signifiait que la conversation était terminée de son

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