登入Maya
Sa main se lève à nouveau, je me prépare, je serre les dents, mais cette fois elle caresse ma joue rougie, ses doigts sont froids sur ma peau brûlante, et ce contraste est presque plus insupportable que la douleur. — Maintenant, dit-elle, la fessée, allonge-toi sur mes genoux, le ventre sur mes cuisses, les fesses relevées, les mains dans le dos. Je me lève maladroitement, mes genoux craquent, mes jambes tremblent, et je m'allonge sur ses genoux, mon ventre contre ses cuisses tièdes à travers la soie, mes seins écrasés contre le tissu, mes mains croisées dans le bas de mon dos comme une prisonnière, mes fesses relevées, offertes, vulnérables. Victoria pose une main sur mes reins, une main ferme qui m'immobilise, qui me rappelle que je ne peux pas bouger, que je ne dois pas bouger, que je ne suis plus qu'une surface à punir, une peau à faire rougir, une chair à faire trembler. — Tu vas compter, Maya, dit-elle, tu vas compter chaque coup, et à chaque chiffre, tu vas dire « merci madame », et si tu te trompes, si tu oublies, si ta voix tremble trop, on recommence depuis le début. — Oui, madame, dis-je, et ma voix est déjà tremblante, déjà au bord de la rupture. La première claque tombe, ma fesse droite s'embrase, la douleur est vive, précise, elle irradie dans toute ma jambe, remonte le long de ma colonne vertébrale, et j'ouvre la bouche pour crier mais je me retiens, je mords mes lèvres, je ravale mon cri. — Un, merci madame, dis-je, et ma voix est étranglée. — Bien, dit Victoria, continue. Deuxième claque, même endroit, plus fort, la douleur se superpose à la première, elle crée une couche de feu sur ma peau, et je sens la chaleur qui monte, qui se répand, qui transforme ma fesse en brasier. — Deux, merci madame, dis-je, et des larmes coulent sur mes joues, silencieuses, brûlantes. Troisième claque, fesse gauche cette fois, la douleur est différente, plus sourde, plus profonde, elle réveille des terminaisons nerveuses que je ne connaissais pas, des nerfs qui n'avaient jamais servi, qui n'avaient jamais été sollicités. — Trois, merci madame, dis-je, et je sanglote maintenant, je ne peux plus retenir les sanglots qui montent de ma poitrine comme des vagues. Victoria s'arrête, sa main se pose sur mes fesses brûlantes, elle caresse doucement, très doucement, ses doigts glissent sur la peau rougie, et ce contact est presque plus douloureux que les claques, parce qu'il est tendre, parce qu'il est inattendu, parce qu'il me rappelle que celle qui me frappe est aussi celle qui me console. — Tu pleures, dit-elle, c'est bien, pleurer fait partie de la punition, les larmes nettoient l'orgueil, elles dissolvent la résistance, elles préparent le terrain pour l'obéissance. Sa main quitte mes fesses, se lève à nouveau, et la quatrième claque tombe, sur la fesse gauche encore, juste au-dessus de la précédente, et la douleur est telle que je crie, un cri bref, aigu, qui traverse la chambre et qui revient en écho. — Quatre, merci madame, dis-je entre deux sanglots. Cinquième claque, au centre, là où les deux fesses se rejoignent, et c'est la plus douloureuse de toutes, parce que la peau y est plus fine, plus sensible, plus proche de mon intimité, et je sens la chaleur se propager vers mon sexe, vers mon ventre, vers un endroit que je ne veux pas nommer. — Cinq, merci madame, dis-je, et ma voix est presque un hurlement. — On s'arrête là pour aujourd'hui, dit Victoria, cinq coups pour tes cinq résistances, cinq coups pour tes cinq défis, cinq coups pour tes cinq doutes. Sa main caresse mes fesses brûlantes, elle les masse doucement, elle apaise la douleur qu'elle vient d'infliger, et ce geste est si contradictoire, si déroutant, que je ne sais plus si je dois la détester ou l'adorer. — Maintenant, dit Victoria, retourne-toi, mets-toi sur le dos, sur le lit, les jambes écartées, les mains au-dessus de la tête. Je me redresse, mes fesses sont en feu, chaque mouvement réveille la douleur, chaque frottement contre le tissu du peignoir est une torture, mais je me lève, je m'allonge sur le lit, sur le dos, les bras au-dessus de la tête, les jambes écartées, offerte, exposée, vulnérable. Victoria se lève, elle enlève son peignoir, elle est nue à nouveau, son corps mince et dur et pâle dans la lumière grise du matin, et elle s'allonge à côté de moi, son corps contre le mien, sa peau contre ma peau, ses seins contre mes côtes, ses cuisses contre mes cuisses. — La punition est terminée, dit-elle en posant une main sur mon ventre, mais il faut maintenant récompenser l'obéissance, parce que tu as bien compté, parce que tu n'as pas baissé les yeux, parce que tu as dit merci à chaque coup. Sa main glisse sur mon ventre, descend vers mon sexe, et ses doigts trouvent mon clitoris, le touchent doucement, très doucement, et je gémis, je ne peux pas m'en empêcher, le gémissement sort de ma gorge comme un animal qu'on libère. — Chut, dit Victoria, pas de bruit, juste sens, sens mes doigts sur toi, sens la récompense après la punition, sens comme ton corps répond, comme il s'ouvre, comme il demande plus. Ses doigts glissent, s'enfoncent légèrement, trouvent mon humidité, et je me tends, je me cambre, mes poings se serrent au-dessus de ma tête, mes orteils se crispent, et elle caresse, elle caresse, elle caresse avec une lenteur exaspérante, une lenteur qui me rend folle, une lenteur qui me fait oublier la douleur de la fessée pour ne laisser que le plaisir, un plaisir immense, insupportable, interdit. — Tu es mouillée, dit Victoria d'une voix basse et rauque, tu es tellement mouillée, et c'est la première fois que quelqu'un te touche comme ça, n'est-ce pas, la première fois que des doigts glissent entre tes lèvres, la première fois que ton clitoris sent la pression d'une autre main que la tienne. — Oui, madame, dis-je dans un souffle, oui c'est la première fois, oui je suis mouillée, oui je veux plus, oui je veux tout.MayaSa main se lève à nouveau, je me prépare, je serre les dents, mais cette fois elle caresse ma joue rougie, ses doigts sont froids sur ma peau brûlante, et ce contraste est presque plus insupportable que la douleur.— Maintenant, dit-elle, la fessée, allonge-toi sur mes genoux, le ventre sur mes cuisses, les fesses relevées, les mains dans le dos.Je me lève maladroitement, mes genoux craquent, mes jambes tremblent, et je m'allonge sur ses genoux, mon ventre contre ses cuisses tièdes à travers la soie, mes seins écrasés contre le tissu, mes mains croisées dans le bas de mon dos comme une prisonnière, mes fesses relevées, offertes, vulnérables.Victoria pose une main sur mes reins, une main ferme qui m'immobilise, qui me rappelle que je ne peux pas bouger, que je ne dois pas bouger, que je ne suis plus qu'une surface à punir, une peau à faire rougir, une chair à faire trembler.— Tu vas compter, Maya, dit-elle, tu vas compter chaque coup, et à chaque chiffre, tu vas dire « merci ma
Je me tourne, je fais face à Victoria, mes yeux dans ses yeux, et je tombe à genoux sans qu'elle me le demande, parce que c'est la seule position qui me semble juste, la seule position qui correspond à ce que je ressens, à ce que je suis devenue.— Pardon, madame, dis-je, et ma voix est plus forte que tout à l'heure, plus assurée, plus vraie.— Pardon pour quoi ? demande-t-elle en baissant les yeux vers moi.— Pardon d'avoir résisté, dis-je, pardon d'avoir eu peur, pardon d'avoir douté, pardon d'avoir cru que je pouvais garder le contrôle, pardon d'avoir cru que j'étais autre chose que ce que vous voulez que je sois.— Et qu'est-ce que je veux que tu sois ? demande-t-elle, et sa voix est douce, curieuse, presque tendre.— Votre chose, dis-je, votre bien, votre propriété, votre création, votre reflet.Victoria sourit, et cette fois, son sourire n'a rien de cruel, il est presque doux, presque fier, presque maternel.— Relève-toi, dit-elle en me tendant la main, tu as réussi le chapitre
MayaLa vapeur monte dans la salle de bains comme une prière silencieuse, elle enveloppe le miroir d'un voile blanc qui efface mon reflet, qui efface ma honte, qui efface tout, et je reste debout sous le jet brûlant de la douche, l'eau qui coule sur mon visage, sur mes épaules, sur mes seins, qui ruisselle le long de mon ventre et de mes cuisses jusqu'à former une flaque à mes pieds, une flaque qui tourbillonne autour de la bonde avant de disparaître dans les tuyaux, emportant avec elle les traces de mes larmes et de ma sueur et de ma peur.Victoria est derrière la vitre, je la vois à travers la buée, une silhouette sombre et floue qui se déplace lentement, qui enlève son peignoir de soie noire avec des gestes précis et économes, qui le pose sur un tabouret sans le plier, qui s'approche de la douche, et la porte vitrée s'ouvre dans un chuintement caoutchouteux.Elle est nue, son corps est pâle dans la lumière crue de la salle de bains, pâle et dur et parfait comme une statue de marbre
Victoria ouvre le robinet de la douche, l'eau coule avec un bruit de cascade lointaine, et elle se tourne vers moi, ses yeux gris qui me détaillent de la tête aux pieds, qui s'attardent sur mes hanches, sur mes seins, sur le triangle de poils entre mes cuisses, et elle dit :— Mais avant la douche, il y a autre chose, quelque chose que tu dois voir, quelque chose que tu dois comprendre, viens avec moi.Elle me prend par le poignet, ses doigts sont fermes autour de mes os fins, et elle me conduit devant le grand miroir au-dessus du lavabo, un miroir qui occupe tout le mur, qui reflète la pièce entière, qui nous reflète toutes les deux, elle en peignoir de soie noire, moi nue avec le collier d'acier autour du cou, et le contraste est si violent que je détourne les yeux.— Regarde-toi, ordonne-t-elle, et sa main attrape mon menton, le force à se relever, le force à faire face à mon propre reflet, regarde-toi, Maya, regarde ce que tu es devenue en une seule nuit, regarde la femme qui a si
MayaLe sommeil est un lac noir et profond où je flotte sans penser, sans rêver, sans exister, et puis quelque chose bouge contre mes lèvres, une pression légère d'abord, presque imperceptible, puis plus insistante, et ma conscience remonte des abysses par strates successives, d'abord la sensation du froid sur ma peau nue, puis le poids du collier autour de mon cou, puis cette chose tiède et douce qui écarte mes lèvres avec une lenteur calculée.Je n'ouvre pas les yeux tout de suite parce que mon corps comprend avant mon cerveau, ma bouche s'entrouvre sans que je le décide, mes lèvres cèdent à la pression comme si elles avaient toujours su qu'elles devraient céder un jour, et deux doigts glissent à l'intérieur, deux doigts fins et chauds qui portent le goût du sel et du pouvoir, qui se posent sur ma langue comme on pose une offrande sur un autel.— Bonjour, Maya, dit la voix de Victoria au-dessus de moi, et ses doigts ne s'arrêtent pas, ils appuient doucement sur ma langue, ils explor
MayaJe ne sais pas quelle heure il est, peut-être trois heures du matin, peut-être quatre, peut-être une heure qui n'existe pas, une heure inventée par l'insomnie pour me torturer.Le parquet a cessé d'être froid, il est juste dur, minéral, implacable, et mes hanches commencent à me faire mal, une douleur sourde qui monte des os et qui s'installe dans les muscles comme une visiteuse qu'on n'a pas invitée.J'ai froid, pas un froid polaire, pas un froid qui fait claquer les dents, un froid de peau nue, sans rien pour couvrir, un froid qui entre par la peau et qui sort par les os, qui s'installe dans le ventre et qui ne veut plus partir.Je me recroqueville sur le côté, les genoux remontés vers la poitrine, mes bras croisés sur mes seins pour garder un peu de chaleur, mes cheveux étalés par terre comme des algues sur une plage déserte, et je ressemble à un petit animal blessé, un animal qui aurait perdu sa fourrure et sa mère et sa maison.Le collier me gêne, je n'arrive pas à trouver u







