Home / Mafia / PRISONNIÈRE DE L'OMBRE / CHAPITRE 74 : L'ANNONCE 2

Share

CHAPITRE 74 : L'ANNONCE 2

Author: Darkness
last update Petsa ng paglalathala: 2026-05-30 00:06:56

Elle fait un geste. Cette fois, je le vois clairement, et je sais que tout le monde dans la salle peut le voir aussi. Sa main droite se lève, deux doigts tendus vers le plafond, puis un mouvement sec vers l'avant, comme si elle lançait une flèche invisible.

Le signal.

Ses hommes de main se mettent en marche immédiatement. Ils convergent vers nous à travers la foule, silhouettes sombres et menaçantes dans leurs costumes parfaitement coupés. Je les compte machinalement, comme je l'ai fait toute l
Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App
Locked Chapter

Pinakabagong kabanata

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 77 : La Vie Rêvée

    IsabellaL'hôpital est un monde à part. Blanc, silencieux, suspendu dans une éternité artificielle. Les heures n'existent plus. Juste le bip régulier des machines, le souffle de Dario, le poids de sa main dans la mienne.Je ne dors pas. Je ne mange pas. Je reste assise, les yeux fixés sur son visage pâle, sur le pansement qui recouvre sa blessure. La balle a frôlé le cœur, a dit le chirurgien. Quelques millimètres. Quelques millimètres entre la vie et la mort. Quelques millimètres entre un avenir et un cercueil.Je lui parle. Je ne sais pas s'il m'entend. Je lui raconte notre histoire, comme si c'était un conte. La première rencontre, il y a sept ans. Le baiser volé, la promesse brisée, les années de silence. Les retrouvailles ratées, les malentendus, les dangers. L'amour qui a survécu à tout, même à nous.— Tu te souviens de notre première nuit ? Au penthouse, après la tentative d'enlèvement. Tu m'as dit que tu n'étais pas un homme bien. Tu avais tort. Tu es un homme bien qui a fait

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 76 : La Trahison et le Sang

    IsabellaL'appel de Viktor arrive un mardi. Je ne l'entends pas, bien sûr. C'est Dario qui décroche, qui s'éloigne, qui revient avec les jointures blanches et un silence plus lourd que tous les mots. Il ne me dit rien. Il veut me protéger. Et c'est là que le bât blesse, parce que je ne veux plus être protégée du monde. Je veux le voir en face.Le soir, sur le petit balcon, je me tiens devant lui. Le soleil descend sur la ville, teinte les immeubles de rose et d'or. Ses mains se posent sur mes hanches. Son torse contre mon dos. Sa respiration dans mes cheveux.— Viktor veut que tu me rendes, je murmure.Il se fige.— Comment tu sais ?— Je ne suis pas idiote, Dario. J'ai vu ton visage. J'ai vu ta peur.— Isabella...— Ne me cache rien. Plus jamais.Il expire longuement, et j'en sens le souffle chaud dans mon cou. Ses bras se resserrent autour de moi. L'étreinte est lente, protectrice, désespérément tendre. Nous regardons la ville ensemble, la ville où nos ennemis se cachent, la ville o

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 75 : La Stratégie du Silence

    IsabellaLe plan prend forme sur la table de la cuisine, entre une tasse de café froid et les dessins de Leo que personne n'a pensé à ranger. Dario est penché sur une carte, mais ce n'est pas une carte géographique. C'est une carte des hommes, des loyautés, des failles. Il parle, et sa voix est calme, trop calme. La voix de quelqu'un qui a passé sa vie à transformer la peur en stratégie.— On ne peut pas attendre qu'ils frappent. Ils sont deux. Alessio et Viktor. S'ils coordonnent leurs forces, on est morts.Il relève la tête et me regarde. Ce regard, je le connais maintenant. C'est celui qui précède les décisions impossibles. Celui qu'il avait quand il m'a avoué qui il était vraiment. Celui qu'il avait quand il a posé sa main sur ma joue pour la première fois en sept ans.— Isabella, je ne vais pas te mentir. Pour les arrêter, j'ai besoin de toi. Pas comme victime. Comme appât.Le mot claque. Appât. Je devrais avoir peur. Je devrais me lever, prendre Leo, fuir cette cuisine et cet ho

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    CHAPITRE 74 : L'ANNONCE 2

    Elle fait un geste. Cette fois, je le vois clairement, et je sais que tout le monde dans la salle peut le voir aussi. Sa main droite se lève, deux doigts tendus vers le plafond, puis un mouvement sec vers l'avant, comme si elle lançait une flèche invisible.Le signal.Ses hommes de main se mettent en marche immédiatement. Ils convergent vers nous à travers la foule, silhouettes sombres et menaçantes dans leurs costumes parfaitement coupés. Je les compte machinalement, comme je l'ai fait toute la soirée. Six hommes. Toujours les mêmes. Celui du hall d'entrée, massif comme une armoire à glace, le cou épais et les mains comme des battoirs. Celui du bar, plus mince, plus nerveux, les yeux toujours en mouvement. Les deux de l'escalier, presque identiques dans leurs costumes gris, des frères peut-être, ou simplement sortis du même moule. Celui de la mezzanine, dont je n'aperçois que la silhouette qui descend l'escalier quatre à quatre. Et un sixième que je n'avais pas repéré, surgi de nulle

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    CHAPITRE 73 : L'ANNONCE

    Elle comprend. Tout. D'un coup. La lumière se fait dans ses yeux, terrible, aveuglante. La danse que nous avons dansée toute la soirée, toujours au milieu de la piste, toujours visibles de partout. Les sourires que nous avons affichés, ce masque de couple parfait que nous avons porté sans faiblir. Les coupes de champagne que nous avons bues, ce toast à la vérité que Kaelan a porté en la regardant droit dans les yeux. Tout cela n'était qu'une mise en scène. Un rideau de fumée. Une façon de gagner du temps, minute par minute, seconde par seconde, pendant que les documents faisaient leur chemin à travers le monde, rebondissant de serveur en serveur, de continent en continent.Son visage se décompose. La surprise s'efface, balayée par une rage qui monte des profondeurs de son être comme de la lave en fusion. Une rage froide, pure, absolue, qui déforme ses traits et lui donne l'apparence d'un prédateur acculé, d'une bête sauvage qui vient de comprendre qu'elle est prise au piège. Une rage

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    CHAPITRE 72: L'ANNONCE FATIDIQUE

    J'ouvre la bouche pour répondre, et je la referme aussitôt. Parce que je n'en ai pas. Parce qu'il a raison. Parce que dans ce monde, chaque décision est un pari, chaque geste est un risque, chaque mot est une arme qui peut se retourner contre vous. Jacqueline nous avait acculés. Elle avait construit une situation où toutes les options étaient mauvaises, où chaque choix menait à une forme de défaite. Le talent de Jacqueline, c'est de vous mettre dans des situations où vous ne pouvez pas gagner. Où le mieux que vous puissiez espérer, c'est de perdre moins que prévu.— Tu n'aurais pas dû, dis-je finalement.Ma voix est faible, résignée. Je sais que j'ai perdu cet argument avant même de l'avoir commencé.— Peut-être. Mais je l'ai fait.— Tu aurais pu mourir.— Mais je ne suis pas mort.— Et si tu étais mort ? Si le un pour cent avait eu raison de tes quatre-vingt-dix-neuf ? Si Jacqueline avait décidé de changer de style, juste pour cette fois, juste pour toi ?Il sourit. Un sourire triste

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 31 : Le Point de Bascule 2

    DarioEt ils se cherchent.Le sien descend de l'horizon, parcourt la rue vide, trouve la voiture noire, la tache d'ombre. Me trouve.C'est un choc physique.Je ne respire plus. Je ne suis plus un corps. Je suis un point de conscience suspendu dans l'habitacle, tendu vers cette femme qui me regarde.

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 20 : Cœurs Brisés 1

    IsabellaLes semaines qui suivent la rencontre dans la nuit sont une étrange période de suspension.Le livre des constellations devient le préféré de Leo. Chaque soir, nous « visitons » une nouvelle page. La Grande Ourse, Orion, Cassiopée. Il prononce les noms avec une gravité concentrée, son petit

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 18 : Les Cendres du Pont 1

    IsabellaLes jours qui suivent la rupture sont un brouillard gris.Chaque matin, je me réveille avec le même poids sur la poitrine, comme si une pierre s’était logée entre mes côtes. Le silence de l’appartement, autrefois paisible, est devenu oppressant. Leo, lui aussi, porte le chagrin comme un vê

  • PRISONNIÈRE DE L'OMBRE    Chapitre 19 : Les Cendres du Pont 2

    IsabellaLa nuit tombe. Leo est endormi, le livre des constellations posé sur sa couverture, un doigt posé sur la Grande Ourse. La paix sur son visage me déchire.Je ne peux pas rester ici, dans ce silence qui ressemble à une tombe. Je dois sortir. Respirer un air qui ne sente pas le regret.Je lai

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status