LOGINProstituée malgré moi Sarah, 26 ans, femme de chambre dans un palace de la Côte d'Azur, connaît la règle : être invisible. Mais un soir, le directeur la convoque. Un client richissime, Sterling, l'a repérée et l'exige dans sa suite pour la nuit. Refuser ? Licenciement immédiat. Pire : une dette héritée de sa mère ressurgira. Une dette que le directeur a rachetée en secret, la tenant en laisse depuis des mois. Piégée, Sarah monte. Dans la suite présidentielle, Sterling la déstabilise : il ne veut pas son corps, il veut une confidente. Il fuit quelque chose. Quelqu'un. Très vite, Sarah comprend qu'elle n'est qu'un pion. Le directeur l'utilise pour espionner Sterling, ancien associé du propriétaire, écarté violemment et revenu se venger. Mais Sterling le savait. S'il a demandé Sarah, c'est pour une raison explosive : elle est la fille illégitime du fondateur de l'empire. Héritière spoliée. Sa vie entière est un mensonge fabriqué par ceux qui ont volé son nom. Aujourd'hui, ils tremblent qu'elle l'apprenne. Sterling, le prédateur, devient son seul allié. Mais peut-elle lui faire confiance ? Car lui aussi a tout à gagner à se servir d'elle pour détruire ses ennemis. Un palace , un piège. Un héritage volé. Elle n'était pas une proie, elle était la clé.
View MoreSaraVingt-deux heures trente. Le temps n'est plus une mesure, c'est un poison qui s'infiltre goutte à goutte dans mes veines, qui ralentit mon sang, qui engourdit mes membres. Je suis dans les toilettes du personnel, cette pièce exiguë aux carreaux blancs et au miroir taché, appuyée contre le lavabo en porcelaine, les mains crispées sur le rebord froid. Mon reflet dans le miroir est celui d'une condamnée qui attend l'aube de son exécution. Mes yeux sont rouges, gonflés par les larmes, cernés de mauve comme des ecchymoses. Mes lèvres sont pâles, exsangues, craquelées par la déshydratation. Mes cheveux tirent sur mes tempes comme des cordes, le chignon trop serré que j'ai défait d'un geste rageur, libérant les mèches qui cascadent maintenant sur mes épaules en vagues emmêlées. J'ai retiré les épingles une à une, je les ai posées sur le rebord du lavabo, et elles brillent sous le néon comme des larmes métalliques. J'ai défait les premiers boutons de mon chemisier, ceux du col, pour ne
Mes doigts lâchent le dossier de la chaise. Mes bras retombent le long de mon corps, deux poids morts, deux branches cassées. Je suis une poupée de chiffon, une marionnette dont il tient les fils, et chaque fil est une menace, une dette, un secret. Il y a des années de résistance en moi, des années de lutte silencieuse, des années à me lever avant l'aube, à travailler sans me plaindre, à mettre un pied devant l'autre en espérant que la vie finirait par me rendre ce qu'elle m'avait pris. Et voilà qu'en une conversation, tout s'effondre. Le château de cartes s'écroule. La dernière carte est tombée.— Et si je refuse ? je demande.Ma voix est un murmure, un filet d'air qui s'échappe d'un tombeau scellé depuis des siècles. Vernet hausse les épaules, un mouvement négligent, comme s'il chassait une mouche importune.— Si vous refusez, les créanciers seront informés ce soir même. Je leur donnerai votre adresse, votre photo, votre emploi du temps. Les vidéos de votre sœur seront diffusées sur
Sa voix est un velours râpeux, un velours qui gratte, qui écorche, qui laisse des marques. J'obéis sans un mot, les gestes lents d'un automate dont les piles sont presque épuisées. Le loquet claque, et ce bruit, c'est le bruit de ma vie qui se verrouille de l'intérieur. Je reste debout, les mains croisées sur mon tablier, le regard fixé sur la photo dans mon dossier. Cette femme sur le papier ne savait rien. Cette femme souriait. Cette femme croyait qu'elle pourrait s'en sortir en travaillant dur, en baissant la tête, en restant invisible. Cette femme ne savait pas qu'elle survivrait à sa sœur, à sa mère, à sa propre vie, et que survivre serait la pire des malédictions.— J'ai eu un appel de notre client de la suite des Tuileries, reprend Vernet d'une voix onctueuse, une voix de prêtre qui promet l'enfer avec un sourire. Il n'est pas satisfait. Vous êtes partie trop vite, la dernière fois. Beaucoup trop vite. Il n'a pas eu ce pour quoi il a payé. Il vous veut à nouveau. Ce soir. Vingt
SaraLe local à linge est mon refuge. Un cube étroit coincé entre deux murs porteurs, sans fenêtres, sans air, sans vie. Les étagères débordent de draps pliés, de taies d'oreiller empilées en tours fragiles, de couvertures qui sentent la lessive industrielle et l'amidon. Cette odeur, c'est l'odeur de mon existence. Propre, chimique, anonyme. Une odeur qui efface toutes les autres, qui neutralise les traces, qui désinfecte les souvenirs. Ici, personne ne vient me chercher. Personne ne pense à regarder derrière la dernière étagère, là où je me cache parfois, le dos contre le mur froid, les genoux contre la poitrine, les yeux fermés. Ici, je peux respirer sans que l'air me brûle les poumons. Ici, je peux faire semblant que le monde extérieur n'existe pas.Mes bras sont chargés de taies d'oreiller, une montagne blanche qui me cache le visage, qui me protège du plafond et de sa fissure imaginaire, quand le talkie-walkie accroché à ma ceinture crépite. Le bruit est une décharge électrique












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