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Sous L’emprise De L’Alpha
Sous L’emprise De L’Alpha
Author: dainamimboui

Chapitre 1 : le choc du destin

Author: dainamimboui
last update Petsa ng paglalathala: 2026-01-10 22:22:14

Le vent soufflait fort ce matin-là sur le palais impérial. Diel, désormais âgé de dix-sept ans, contemplait l’horizon depuis la haute tour des archives. Sous son manteau noir aux broderies dorées, il cachait la clé qu’il utilisait pour s’échapper par la petite grille du mur est. Cela faisait des années qu’il fuyait ainsi, profitant de l’inattention des gardes pour descendre en ville. C’était devenu son seul souffle de liberté.

Dans ce monde régi par la hiérarchie des alphas, bêtas et omégas, Diel n’était pas seulement un oméga : il était l’héritier impérial, le fils du grand Kael. Et pourtant, il se sentait parfois comme un oiseau en cage, dorée certes, mais étouffante.

Ce jour-là, il attendit que la garde change. À midi pile, il glissa hors de la tour et courut à travers les jardins jusqu’à la grille basse. Il la déverrouilla en silence et disparut dans la foule de la ville d’Arganta.

Les rues étaient pleines de vie. Marchands, musiciens, senteurs d’épices et de fleurs séchées. Diel ajusta la capuche de sa tunique pour dissimuler ses traits, son regard vert si reconnaissable. Il s’arrêta devant un stand de livres anciens. Il aimait les histoires. Celles où l’amour triomphe, où la vérité éclate. Lui-même n’avait jamais vécu ni l’un ni l’autre.

— Hé, attention !

Trop tard. Il avait tourné brusquement pour éviter une charrette et percuta de plein fouet un jeune homme qui tenait un panier de fruits. Les pêches roulèrent sur le pavé, une odeur douce s’éleva dans l’air.

— Tu ne regardes pas où tu vas ?! grogna la voix grave du jeune homme.

Diel leva les yeux, prêt à répondre… et son souffle se coupa.

Le garçon face à lui était grand, les cheveux bruns légèrement ondulés, des yeux sombres et perçants. Il avait une cicatrice fine au coin de la lèvre et une aura troublante. Son odeur était subtilement marquée d’alpha, mais contenue, maîtrisée. Diel recula, déséquilibré par la violence invisible de ce parfum.

— Tu es blessé ? demanda le garçon, sa voix soudain adoucie.

— Non, je… je suis désolé, répondit Diel, le cœur battant.

Le garçon sourit légèrement. Il se pencha pour ramasser les fruits. Diel l’aida, gêné.

— Tu n’es pas d’ici, toi. Tes chaussures sont trop propres, et tu as les manières d’un noble.

Diel se raidit.

— Je suis juste… de passage.

— Moi, c’est Riven.

Un faux nom. Diel ne pouvait pas le savoir, mais ce garçon n’était autre que Wen, celui qu’il avait connu enfant, celui qu’il avait toujours perçu comme étrange, sombre. Disparu depuis des années, il était revenu avec un seul but : se venger. Récupérer ce qu’on lui avait volé. Son sang. Sa place. Son droit.

Wen souriait calmement, comme un chat qui venait d’apercevoir une proie isolée.

— Tu es muet, noble ? Ou timide ?

— Diel. Je m’appelle Diel.

Wen inclina la tête.

— Merci pour ton honnêteté.

Ils passèrent une dizaine de minutes ensemble, à discuter de livres, de musique, et de la ville. Wen parlait peu de lui, esquivant habilement chaque question. Diel, intrigué, se laissait doucement emporter. Il n’avait jamais ressenti cette tension-là, ni ce frisson particulier au creux de son oméga. C’était comme si chaque mot de ce “Riven” glissait sous sa peau.

— Tu veux que je te montre un endroit sympa ? proposa Wen.

Diel hésita. Il n’était pas censé rester trop longtemps. Mais quelque chose en ce garçon l’attirait dangereusement.

— D’accord.

Ils marchèrent dans les ruelles étroites jusqu’à un petit jardin caché, près du vieux temple en ruines. Là, une fontaine murmurait doucement. Diel s’assit sur le bord, regardant l’eau claire. Wen, debout face à lui, le fixait avec une intensité déconcertante.

— Tu es différent, dit-il enfin. Les omégas comme toi… on les cache. On les protège. Tu es rare.

— Je ne suis pas un objet de collection, répondit Diel en fronçant les sourcils.

Wen s’approcha d’un pas, juste assez pour qu’ils puissent sentir la chaleur de l’autre.

— Non. Mais tu es précieux. Et les choses précieuses… je les garde près de moi.

Diel sentit ses joues chauffer.

— Je devrais rentrer.

— Dommage, murmura Wen.

Il se pencha, effleurant à peine la joue de Diel du bout des doigts. Un contact rapide, presque irréel, mais suffisant pour laisser une marque invisible.

— À bientôt, Diel.

Et il disparut dans la foule.

Le cœur battant, Diel retourna au palais sans un mot. Il ne savait pas qu’il venait de croiser son pire ennemi. Il pensait simplement avoir rencontré quelqu’un… de différent. De libre.

Mais dans l’ombre, Wen riait intérieurement. Le jeu venait de commencer.

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