تسجيل الدخولElara Vieri avait toujours pensé qu’elle était capable de garder le contrôle sur sa vie. Jusqu’au jour où elle croise la route d’Enzo De Luca. Lui est un homme difficile à cerner, habitué à imposer ses règles et à ne laisser personne s’approcher de trop près. Elle est loin d’être le genre de femme qui accepte de jouer selon les règles des autres. Dès leur première rencontre, une tension particulière s’installe entre eux, faite de défis, de provocations et d’une attirance qu’aucun des deux ne veut reconnaître. Alors qu’Elara tente de comprendre pourquoi Enzo l’attire autant qu’il l’agace, elle découvre peu à peu que derrière son assurance se cache une réalité qu’elle n’avait jamais imaginée. Mais se rapprocher de lui signifie aussi entrer dans un univers où chaque choix peut avoir des conséquences. Entre passion, tentation et sentiments inattendus, Elara devra décider si Enzo De Luca est une erreur dont elle doit s’éloigner… ou la seule personne capable de rendre sa vie plus intense.
عرض المزيدChapitre 1
Le ciel de Milan s’était teinté d’un bleu profond lorsque la berline noire s’arrêta devant le Grand Hôtel Vittoria. Les marches en marbre étaient déjà envahies par des invités vêtus de robes de créateurs et de costumes sur mesure. Les flashs des photographes illuminaient sans relâche la façade du bâtiment, tandis que des journalistes tentaient d’obtenir quelques déclarations des personnalités présentes.
À l’intérieur, tout respirait le luxe. D’immenses lustres en cristal surplombaient une salle de réception décorée de compositions florales blanches et dorées. Un orchestre jouait une mélodie douce qui se mêlait aux conversations feutrées des invités.
Assise sur le siège passager, Elara Vieri poussa un discret soupir.
Elle détestait ce genre de soirées.
Elle jeta un regard à sa mère, Camila, qui vérifiait une dernière fois son maquillage dans le miroir du pare-soleil.
– Tu peux encore faire demi-tour si tu comptes garder cette tête toute la soirée.
Elara esquissa un sourire amusé.
– J’y pense sérieusement.
Camila referma son miroir.
– Tu me remercieras plus tard. Ce gala réunit les plus grands investisseurs du pays. Tu rencontreras peut-être des personnes intéressantes.
– Ou des hommes d’affaires qui passent leur temps à parler chiffres et contrats.
– Tu exagères.
– À peine.
Sa mère lui donna une légère tape sur le bras.
– Fais un effort, Elara.
– Je suis venue, c’est déjà un immense effort.
Camila leva les yeux au ciel avant de sortir de la voiture.
Quelques instants plus tard, elles franchirent ensemble les portes de l’hôtel.
Les conversations cessèrent presque imperceptiblement à leur arrivée.
Camila Vieri était une femme connue dans le milieu artistique italien. Sa galerie exposait des œuvres de plusieurs artistes internationaux et collaborait régulièrement avec des fondations prestigieuses.
À ses côtés, Elara attirait malgré elle quelques regards.
Sa robe noire épousait parfaitement sa silhouette sans être provocante. Ses longs cheveux châtains tombaient en cascade sur ses épaules, et ses yeux noisette observaient chaque détail avec une curiosité mêlée d’agacement.
Elle salua poliment quelques invités avant de s’éloigner discrètement de sa mère.
Les mondanités n’avaient jamais été son domaine.
Elle attrapa une coupe de champagne sur le plateau d’un serveur et se dirigea vers les immenses baies vitrées qui offraient une vue magnifique sur les jardins illuminés.
Enfin un peu de calme.
Du moins, c’est ce qu’elle croyait.
– Vous devriez éviter de rester ici.
La voix grave résonna derrière elle.
Elara se retourna lentement.
Face à elle se tenait un homme vêtu d’un costume noir parfaitement ajusté. Grand. Élégant. Les mains glissées dans les poches de son pantalon.
Ses yeux gris semblaient analyser tout ce qui l’entourait avec une précision dérangeante.
Il n’avait pas souri.
Pas une seule seconde.
Elara haussa un sourcil.
– Pardon ?
– Cet endroit est réservé.
Elle balaya les alentours du regard.
Il n’y avait aucun panneau.
Aucune indication.
– Étrange… je n’ai pourtant vu aucune barrière invisible.
L’homme resta parfaitement impassible.
– Je vous demande simplement de rejoindre la salle principale.
– Et moi, je vous demande simplement pourquoi.
– Parce que je préfère.
Elle esquissa un sourire ironique.
– Voilà un argument très convaincant.
Le silence s’installa.
Autour d’eux, quelques invités commencèrent à remarquer l’échange.
L’homme s’approcha d’un pas.
Il s’arrêta à une distance suffisamment proche pour que son parfum boisé lui parvienne.
– Vous aimez toujours répondre aux inconnus avec autant d’assurance ?
– Seulement à ceux qui commencent une conversation en me donnant des ordres.
Un très léger éclat passa dans les yeux de l’inconnu.
Presque imperceptible.
Comme s’il n’avait pas l’habitude qu’on lui résiste.
– Intéressant.
– C’est tout ?
– Vous espériez davantage ?
– Je m’attendais surtout à une meilleure raison.
Le coin de ses lèvres sembla bouger une fraction de seconde.
Pas un sourire.
Presque.
– Vous êtes têtue.
– On me le dit souvent.
– Cela finit généralement par causer des problèmes.
– Heureusement, j’ai toujours aimé les problèmes.
Cette fois, un silence plus lourd s’installa entre eux.
Leurs regards ne se quittaient plus.
Comme si chacun attendait que l’autre détourne les yeux le premier.
Aucun ne céda.
Un serveur passa entre eux pour proposer des boissons.
Ils ne lui accordèrent pas la moindre attention.
– Vous ne savez même pas à qui vous parlez.
La voix de l’homme était calme.
Trop calme.
Elara prit une gorgée de champagne.
– Et vous ne savez même pas comment je m’appelle.
– Ce n’est qu’une question de temps.
– Vous êtes toujours aussi sûr de vous ?
– Presque toujours.
– C’est fatigant.
– On me l’a déjà dit.
– Par beaucoup de monde, j’imagine.
– Seulement par les personnes qui finissent malgré tout par rester.
Cette phrase la déstabilisa une seconde.
Une seule.
Puis elle retrouva aussitôt son assurance.
– Dommage pour vous. Je ne fais pas partie de ces personnes.
Elle posa sa coupe vide sur une table voisine avant de le contourner.
Au même instant, une voix retentit derrière eux.
– Monsieur De Luca…
Plusieurs hommes en costume s’approchèrent aussitôt.
Ils semblaient attendre ses instructions.
L’un d’eux lui tendit une tablette numérique.
Un autre lui murmura quelques mots à voix basse.
Elara ralentit instinctivement le pas.
De Luca.
Ce nom lui disait quelque chose.
Avant qu’elle ne puisse réfléchir davantage, l’un des invités s’approcha d’elle avec un sourire surpris.
– Vous venez vraiment de tenir tête à Enzo De Luca ?
Elle fronça les sourcils.
– C’était lui ?
L’homme eut un petit rire.
– Vous ne le connaissiez pas ?
– Non.
– C’est pourtant l’hôte de cette soirée… et le président de De Luca Holdings.
Elara tourna lentement la tête. Au centre de la salle, tous les regards étaient désormais tournés vers cet homme. Les conversations s’interrompaient à son passage. Les investisseurs se levaient pour le saluer. Les dirigeants des plus grandes entreprises semblaient attendre quelques secondes de son attention comme s’il s’agissait d’un privilège. Il avançait avec une assurance presque dérangeante. Sans arrogance apparente. Simplement comme quelqu’un qui savait parfaitement quelle place il occupait. Comme s’il sentait son regard posé sur lui, Enzo releva lentement les yeux. À plusieurs mètres de distance. Leurs regards se croisèrent de nouveau. Cette fois, personne ne parla. Puis, contre toute attente, Enzo inclina très légèrement la tête dans sa direction. Un geste discret. À peine perceptible. Avant de reprendre sa route comme si rien ne s’était passé. Elara resta immobile quelques secondes. Elle ne savait pas pourquoi cette rencontre l’avait autant agacée.
Ni pourquoi, malgré elle, elle revoyait encore ces yeux gris. Elle secoua la tête. Non. Cet homme était exactement le genre de personne qu’elle éviterait à l’avenir. Du moins…
C’est ce qu’elle croyait.
Chapitre 5 Le trajet du retour se déroula dans un silence inhabituel. Les immeubles de Milan défilaient derrière la vitre tandis qu’Elara conduisait d’une main distraite. Son autre main reposait sur le volant, mais son esprit était ailleurs. Elle revoyait sans cesse la scène du chantier. La caisse. Le bruit métallique. La main d’Enzo refermée autour de son bras. Et cette étrange expression qu’elle avait aperçue dans ses yeux. De l’inquiétude. Elle secoua légèrement la tête. Non. Il avait simplement réagi par réflexe. N’importe qui aurait fait la même chose. Enfin… peut-être pas n’importe qui. Son téléphone vibra, interrompant ses pensées. Livia. Elle activa le mode mains libres.– Alors ? Comment s’est passée la visite ?– Sans incident.Un silence.– Tu mens très mal.Elara soupira.– Il y a eu un petit problème sur le chantier.– Quel genre de problème ?– Une caisse est tombée d’une grue.– Quoi ?– Personne n’a été blessé.– Tu m’as fait peur !– Moi aussi, sur le moment.Livia m
Chapitre 4 Le lendemain matin, les locaux du journal étaient déjà animés lorsque Elara franchit les portes de la rédaction, un café à la main. Les journalistes allaient et venaient entre les bureaux, des téléphones sonnaient sans interruption et les claviers créaient un brouhaha familier. Elle s’installa devant son ordinateur, déterminée à terminer l’article consacré à la conférence de De Luca Holdings. Ses doigts glissèrent rapidement sur le clavier. Elle décrivit les nouveaux investissements du groupe, les ambitions du projet et les réactions des investisseurs. Pas une seule fois elle ne mentionna leur échange. Ce n’était pas une information. C’était une distraction.Une distraction qu’elle refusait de laisser entrer dans son travail.– Alors ?Damiano posa une tasse de café sur son bureau.– Alors quoi ?– Tu as survécu à Enzo De Luca.– Avec beaucoup de courage.Il sourit.– Il t’a encore agacée ?– Il respire, c’est déjà suffisant.Damiano éclata de rire.– Tu sais que beaucoup
Chapitre 3Deux jours s’étaient écoulés depuis le gala. Deux jours pendant lesquels Elara avait réussi à ne plus penser à Enzo De Luca. Enfin… presque. Chaque fois que son esprit ramenait malgré lui le souvenir de leurs échanges, elle s’efforçait de se convaincre qu’il ne s’agissait que d’une rencontre désagréable parmi tant d’autres. Un homme arrogant. Voilà tout. Elle n’avait aucune raison de lui accorder davantage d’importance. Installée à son bureau, elle relisait les notes d’un article lorsqu’un léger coup fut frappé contre la porte de son bureau.– Entre.Damiano Ricci passa la tête à l’intérieur avec son éternel sourire.– Tu travailles encore ?– C’est généralement ce qu’on fait dans un bureau.– Tu pourrais essayer de sourire de temps en temps.– Je souris.– Une fois par trimestre.Elle leva les yeux de son ordinateur.– Tu es venu pour me critiquer ou tu avais une vraie raison ?Damiano s’approcha.– Le rédacteur en chef veut quelqu’un à la conférence de presse organisée ce
Chapitre 2 Le gala touchait lentement à sa fin. Les derniers invités échangeaient encore quelques politesses autour des buffets tandis que les serveurs débarrassaient discrètement les tables. Elara rejoignit sa mère près de la sortie, son sac à la main. Camila remarqua immédiatement l’expression contrariée de sa fille.– Qu’est-ce qui s’est passé ?– Rien.– Elara…– J’ai juste eu une conversation avec un homme qui se croit propriétaire de la planète.Camila arqua un sourcil.– Ce n’est pas très précis.– Grand, costume noir, regard glacial, incapable de sourire plus de deux secondes.Sa mère éclata de rire.– Tu parles d’Enzo De Luca ?– Ah, donc tu le connais.– Tout le monde le connaît.Elara leva les yeux au ciel.– Ça ne m’étonne pas. Son ego doit être assez grand pour occuper toute la ville.Camila secoua doucement la tête.– Tu as encore répondu à quelqu’un avec ton franc-parler.– Il m’a ordonné de quitter un endroit sans même se présenter.– C’est vrai que ce n’est pas très












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.