Déesse
Sept ans qu’il la hait. Sept ans qu’elle pleure un mort.
Quand William Ashford reprend conscience après l’accident, on lui glisse une vérité sur mesure : Clara Vane, la femme qu’il aimait, a pris l’argent et fui avec un autre. Il n’a pas pleuré. Il n’a plus jamais pleuré. Le cœur gelé, il est devenu l’héritier sans pitié du groupe Ashford , un homme que rien n’atteint, car il ne possède plus rien.
Clara, elle, a passé sept ans à le croire mort, brûlé vif dans une carcasse de voiture. Sept ans de deuil incrusté sous la peau. Sept ans à réapprendre à respirer avec un poumon en moins. Elle rentre à Londres pour rouvrir une pâtisserie à Notting Hill et enterrer le passé. Elle ignore qu’un fantôme, parfois, pousse la porte.
Le jour de l’inauguration, il entre.
Il ne la reconnaît pas.
Elle, elle voit un spectre.
Quand il comprend qui elle est, la haine se réveille , une haine qu’on a plantée en lui. Il achète l’immeuble, sabote ses fournisseurs, l’enferme dans un contrat sans issue. Elle devient l’ombre qui évolue dans son penthouse de Mayfair, à quelques mètres de lui, jour et nuit, souffle après souffle.
Sous la vengeance, le désir couve.
Un jeu où personne ne dit la vérité.
Où chaque baiser est une lame.
Où chaque silence est un tombeau.
Et le plus grand secret, celui qu’on enterre vivant.
La vérité ne les sauvera pas.
L’amour ne suffit pas quand le pardon est une montagne.
Et sept ans de haine ne meurent pas en un seul baiser.
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