Le contrat du milliardaire
Que tu ne reviendras jamais.
Ses mots sont un couteau, mais sa voix est une supplication. Je déchire le rabat. À l'intérieur, une liasse de billets, des livres sterling épaisses, plus d'argent que je n'en ai jamais vu de ma vie. Un billet d'avion. Eurostar. Londres-Paris, aller simple. Et une lettre. Une feuille blanche pliée en quatre, que je sors en dernier. Je la déplie. Mon sang quitte mon visage d'un coup. C'est la même lettre. La lettre de l'aéroport, que je tiens à nouveau entre mes doigts. L'écriture imitée de William, la même phrase qui me transperce une seconde fois. « Pars. Ne reviens jamais. » Je sens la présence du grand frère dans cette phrase. L'œuvre du patriarche, déguisée e