LE MARCHÉ DU DIABLE
Sa respiration est courte, saccadée.
— Ce ne sont que des gribouillis. Pour délier la main.
Je lève lentement ma main droite. Je ne la touche pas. Pas encore. Je passe mon index très près de sa tempe, comme pour suivre une ligne invisible de son visage, puis je tends le bras vers le fusain qu’elle tient encore en suspens. Mes doigts se referment sur le bâtonnet de bois, mais aussi sur ses doigts. Ils sont froids, tachés de noir, et tremblent imperceptiblement. Je les tiens une seconde de trop, sentant sous mon pouce les jointures, les tendons tendus. Je retire le fusain. Le contact se rompt, laissant une brûlure fantôme.
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