Après des fausses couches, aucun de ceux qui m'ont fait du mal n'a été épargné
Trois ans de mariage, deux fausses couches.
Le jour où Céleste Louveau a subi sa deuxième fausse couche, Fabien Yvignac accompagnait la femme de son frère qui était en train d'accoucher de jumeaux.
Lorsqu'elle est sortie de l'hôpital, elle a enfin pris sa décision : elle a jeté une convention de divorce à la figure de Fabien.
« On divorce. C'est pour ton bien. »
« Divorcer ? Tu te crois vraiment capable d'une telle chose ? D'ailleurs, si tu veux me retenir, ce n'est pas la peine de faire l'hypocrite en prétendant que tu le fais pour mon bien ! »
Céleste a souri sans mot dire, puis elle s'est retournée et est partie.
Elle agissait vraiment pour son bien car, après tout, elle s'était trouvé de nouveaux solides soutiens.
Même si Fabien régnait en maître sur Paris, il y avait désormais des figures auxquelles il ne pouvait pas se permettre de s'attaquer.
Ayant tiré un trait sur son passé, Céleste a cessé de jouer la comédie. Au fur et à mesure que ses véritables identités étaient révélées l'une après l'autre, les membres de la famille Yvignac étaient totalement sidérés.
S'agissait-il vraiment de Céleste, ce souffre-douleur sans famille ni appui qu'ils se plaisaient à brimer autrefois ?
Le PDG d'une multinationale insistait : « Céleste, divorce. Je n'en peux plus de t'attendre. »
Le magnat de la finance s'exclamait : « Divorce ! Sinon, je ruinerai les Yvignac jusqu'au dernier centime ! »
L'avocat international affirmait : « Ton divorce ne sera qu'une simple formalité, Céleste. Si seulement tu daignais m'accorder un regard, je serais le plus heureux des hommes. »
Fabien avait cru autrefois que Céleste ne le quitterait jamais.
Mais au moment où il l'a vue devenir inaccessible pour lui, toute son arrogance s'est complètement brisée.