Frères de sang
Mais au fond de moi, je sais déjà
Je les regarde
Et je le vois, je le sens, je le respire
Ils ne sont pas des hommes, pas des démons, pas des anges déchus, pas des mages, pas des créatures de conte
Ce sont des loups
Des loups cachés dans des corps d’hommes, des instincts ligotés sous des sourires humains, des dieux de sang et de hurlements
Kael me regarde, son dos s’arque, ses os craquent, mais il ne se transforme pas complètement, non, il se fend, il se fissure, il vacille entre la forme et le feu, entre le masque et la bête, et ses yeux brillent comme deux lunes mortes, immenses, lucides, et sa voix… sa voix n’a plus rien d’humain
Sikat na Kabanata