LA BELLE ET LE MAFIEUX SANGUINAIRE
Je monte dans ma chambre d'angle, je m'assieds par terre, le dos contre le lit, comme autrefois, et je sors le carnet, et j'écris la page la plus honnête et la plus difficile depuis le début :
Aujourd'hui j'ai exercé le pouvoir. Une phrase. Trente secondes. Un homme quelque part ne saura jamais qu'il doit sa vie à une femme assise dans un fauteuil. Et je dois écrire la vérité : j'ai aimé ça. Pas la pitié, pas le bien, non : la *puissance. La sensation pure, nue, glaciale, que ma parole déplace le monde. Et j'ai eu peur de moi comme je n'ai jamais eu peur de lui.*