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Chapitre 5 : La Première Confrontation

last update Veröffentlichungsdatum: 02.05.2026 06:52:02

Lyanna

Le lendemain, une servante plus âgée vient me chercher. Son visage ridé est impénétrable, ses yeux baissés. Sa Majesté souhaite me voir avant la cérémonie. Dans ses appartements privés. Seule.

Mon cœur s'arrête. Puis repart, trop vite, trop fort.

Je la suis à travers le dédale de corridors. Mes doigts glacés sont serrés l'un contre l'autre. La double porte sculptée de loups se dresse devant moi. La servante frappe deux fois et s'écarte.

— Entrez.

Cette voix. Grave, profonde, magnétique. Elle traverse la porte et se répercute dans ma poitrine. J'inspire. Je pousse le battant.

La pièce est immense. Une cheminée monumentale, des étagères chargées de livres, une table couverte de cartes et de parchemins. Et au centre, assis dans un fauteuil massif, il est là. Kael. Le Roi de Glace.

Pas de cape, pas d'armure. Juste une chemise noire entrouverte au col qui laisse deviner la naissance de son torse, la toison brune, les muscles puissants. Ses manches sont retroussées jusqu'aux coudes, dévoilant des avant-bras musclés, des veines saillantes. Ses cheveux sombres sont légèrement décoiffés, comme s'il venait de passer sa main dedans. Il est penché sur un parchemin, mais quand j'entre, il redresse la tête et son regard me cloue sur place.

La porte se referme derrière moi. Nous sommes seuls.

— Approche.

Je fais trois pas. Pas un de plus. Il esquisse ce sourire imperceptible.

— Tu t'arrêtes loin. As-tu peur de moi, princesse ?

— Je ne vous crains pas. Je vous hais.

Il penche la tête, amusé.

— La haine et la peur sont sœurs. Elles dorment dans le même lit.

— Alors elles doivent bien s'amuser, toutes les deux. Parce que ma haine est grande.

Il se lève. Lentement. Son corps se déplie, immense, et soudain je mesure à quel point il est massif. Il fait deux fois ma taille, ses épaules sont larges à bloquer l'horizon, ses cuisses puissantes sous le tissu sombre. Il traverse la pièce sans hâte et s'arrête à un mètre de moi. Assez près pour que je sente son odeur. Cèdre, musc, chaleur masculine. L'odeur qui imprègne mes draps. L'odeur qui m'a empêchée de dormir.

Je dois lever la tête pour soutenir son regard.

— Pourquoi moi ? Ma voix est plus rauque que je ne voudrais. Vous pouviez épouser n'importe quelle princesse du continent. Pourquoi un ultimatum, un siège, une menace ?

Il me regarde longuement. Ses yeux glissent sur mon visage, s'attardent sur mes lèvres, descendent le long de mon cou. Je sens sa prunelle peser sur ma peau, et ma gorge se serre. Il regarde la naissance de mes seins que le décolleté discret de ma robe laisse deviner, puis ses yeux remontent vers les miens, lourds d'une intensité qui me coupe le souffle.

— Tu es la seule qui ne baisse pas les yeux.

— Pardon ?

— Toutes les princesses qu'on m'a présentées baissaient les yeux. Par peur, par calcul, par hypocrisie. Toi, non. Même après trois semaines de siège et un royaume au bord du gouffre, tu me tiens tête. Tu es terrifiée, et pourtant tes yeux restent plantés dans les miens. Cela me plaît. Cela me plaît beaucoup.

Sa main se lève. Je me crispe mais il ne me touche pas. Il écarte une mèche de cheveux tombée sur mon front, d'un geste presque tendre. Ses doigts effleurent ma tempe. Le contact est un choc électrique. Ma respiration s'accélère. Il sent ma réaction, ses yeux s'assombrissent, et il laisse ses doigts glisser le long de ma tempe, jusqu'à mon oreille, jusqu'au lobe qu'il effleure à peine. Mon corps tout entier frissonne et je déteste ça, je le déteste de me faire ça.

— Et puis, murmure-t-il, il y a cette histoire d'amour.

Mon sang se fige.

— Je sais tout, Lyanna de Valcourt. Je sais que tu es promise au chevalier Eryk de Montclair depuis l'adolescence. Je sais que tu l'as rejoint dans les jardins trois nuits de suite avant de monter dans mon carrosse. Je sais que tu l'aimes et qu'il t'aime. Je sais que vous vous êtes embrassés contre le vieux chêne, que ses mains ont parcouru ton corps, que tu as gémi son nom dans la nuit.

Chaque mot est une lame. Mes joues s'enflamment. La rage monte.

— Vous nous avez espionnés ?

— Je t'ai fait espionner. Nuance. Un roi doit tout savoir de sa future reine. Y compris ce qui la fait gémir.

— Vous n'avez aucun droit. Aucun.

Je fais un pas vers lui, tremblante, mes poings serrés si fort que mes ongles s'enfoncent dans mes paumes.

— Vous m'avez forcée à quitter l'homme que j'aime, vous avez menacé mon peuple, vous avez assiégé ma maison, et vous osez me dire que vous savez tout de mes nuits ?

— Cela ne m'amuse pas, dit-il doucement. Mais cela ne m'arrêtera pas.

Il recule, retourne à son fauteuil comme si de rien n'était. Mais dans ses yeux, cette lueur sombre, cette flamme possessive qui ne s'éteint pas.

— J'ai offert à votre chevalier un poste diplomatique. Loin. Il a refusé. Il a dit qu'il ne servirait jamais l'homme qui lui a volé sa promise. Touchant. Fidèle. Stupide, mais fidèle.

— Vous ne lui avez rien volé. Mon cœur ne vous appartiendra jamais.

Il lève les yeux de son parchemin. Son regard plonge dans le mien, profond, insoutenable.

— Je ne veux pas ton cœur, Lyanna. Pas encore. Je veux d'abord ton corps. Le reste suivra.

L'air se fige dans mes poumons. Mon ventre se contracte.

— Vous êtes un monstre.

— Oui. Mais un monstre patient. Tu peux disposer. La cérémonie aura lieu dans deux heures. Sois à l'heure. Et sois belle. Je veux que tous les hommes de mon royaume m'envient ce soir.

Je tourne les talons, claque la porte, m'adosse au mur du couloir. Mon cœur cogne. Mes joues brûlent. Et entre mes cuisses, une chaleur que je refuse de nommer, une pulsation sourde qui ne veut pas s'éteindre.

Je ne veux pas ton cœur. Je veux d'abord ton corps.

Je presse mes paumes contre mes tempes. Je me répète que je le déteste. Mais son regard reste imprimé derrière mes paupières. Le contact de ses doigts sur ma tempe. La promesse voilée dans sa voix.

Dans deux heures, je serai sa femme.

Dans quelques heures, je serai dans son lit.

Et la terreur qui m'habite n'est pas seulement de la peur. Elle est mêlée d'une curiosité brûlante, d'une attente trouble que je ne veux pas nommer, que je ne veux pas reconnaître. Une attente qui palpite au creux de mes reins, qui serre mes cuisses l'une contre l'autre quand je marche. Une attente qui me fait honte et qui, pourtant, ne me quitte pas.

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