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CHAPITRE 30 : LE SERMENT DU SANG

last update Veröffentlichungsdatum: 26.12.2025 00:26:30

Jade

Le changement en Raven est subtil, mais pour moi qui la connais comme ma propre ombre, il est aussi flagrant qu’une cicatrice fraîche. Ce n’est pas une guérison. C’est un durcissement. Une partie d’elle s’est retirée, s’est enfouie si profondément que même mon amour ne peut plus l’atteindre. Ce qui reste à la surface est du métal froid et de la volonté pure.

Nous jouons le jeu.

Quand les hommes de Silas viennent nous chercher pour un shooting de lingerie dans un loft industriel de Shoredit
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  • LES FILLES DE LA TAMISE    ÉPILOGUE 2

    SILASOn rentre. La maison est silencieuse. Les filles dorment déjà, ou font semblant. Je vais dans la chambre des enfants, je les regarde une dernière fois.Lucas, qui ressemble tant à Léo.Thomas, qui a mon sourire.Lune, qui a les yeux de Jade.Mes enfants. Notre enfants.Je ferme la porte doucement, rejoins ma chambre. Jade est là, les yeux ouverts.— Ils dorment ?— Oui.— Tu les as regardés ?— Oui.— C'est beau ?— C'est tout.Elle sourit, se serre contre moi.— Je t'aime, Silas.— Je t'aime, Jade.— Pour toujours ?— Pour toujours.RAVENLéo rentre. Je l'entends dans la salle de bain, puis il se glisse dans le lit.— Ils dorment ? je demande.— Oui. Silas est allé les voir.— Il fait ça tous les soirs.— Je sais.— C'est touchant.— Oui.Léo me prend dans ses bras.— Raven ?— Oui ?— Merci.— De quoi ?— D'avoir dit oui. Ce jour-là. Et tous les jours depuis.— Merci d'avoir demandé.On s'embrasse. Tendrement. Profondément.— Bonne nuit, mon amour.— Bonne nuit.JADEJe m'endo

  • LES FILLES DE LA TAMISE    ÉPILOGUE 1

    LÉOJe m'appelle Léo .J'ai quarante-deux ans.Je vis dans une maison avec les gens que j'aime.Raven, ma femme, mon amour, ma lumière.Silas, mon frère, mon pilier, mon meilleur ami.Jade, sa femme, ma sœur de cœur, ma complice.Et nos enfants. Lucas, Thomas, et la petite dernière, née l'hiver dernier. Elle s'appelle Lune. Parce qu'elle est arrivée une nuit de pleine lune, parce que Raven voulait un prénom doux, parce que ça nous a fait sourire.Notre vie n'est pas parfaite. On se dispute encore, parfois. On a des jours sans, des jours gris, des jours où tout semble difficile.Mais on a des jours avec. Des jours bleus, des jours dorés, des jours où le bonheur déborde.On a surtout nous.Et ça, ça suffit.RAVENJe m'appelle Raven.J'ai vingt-huit.Je suis PDG de notre entreprise . Jade est mannequin professionnelle comme moi . On travaille ensemble, main dans la main, comme on fait tout.Notre dernier livre, "Familles", est un best-seller. Des photos de gens, de vies, d'amours. De tou

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 78 : POUR TOUJOURS 3

    LÉOCinq ans plus tard.Je suis sur la terrasse. Le café est chaud. Le jardin est magnifique. Et dans l'herbe, deux petits garçons jouent avec leur mère.Lucas, trois ans, les cheveux de Raven et mes yeux. Il court après un ballon, tombe, se relève, rit.Thomas, dix-huit mois, le sourire de Jade et le regard de Silas. Il essaie de marcher, titube, s'accroche à l'herbe, avance encore.Raven et Jade sont avec eux. Elles les regardent, les guident, les aiment.Silas me rejoint, une tasse à la main.— Beau spectacle, dit-il.— Le plus beau.— On a réussi, Léo.— Oui.— Vraiment réussi.— Oui.Je pose ma main sur son épaule.— Merci, Silas.— De quoi ?— D'être mon frère. D'avoir été là. Toujours.— Merci d'être le mien.RAVENJe regarde mes fils jouer. Nos fils. Ceux que j'ai portés, que j'ai mis au monde, mais qui sont aussi les leurs. Jade qui les a bercés, Silas qui leur a appris à marcher, Léo qui leur lit des histoires chaque soir.— Ils sont beaux, dit Jade en s'approchant.— Comme

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 77 : POUR TOUJOURS 2

    JADEC'est mon tour. Je regarde Silas. Mes mains tremblent un peu, mais ma voix est claire.— Silas. Tu te souviens de notre première nuit ? Tu m'as dit que tu ne savais pas aimer, que tu avais peur de mal faire. Regarde-nous maintenant. Regarde ce qu'on est devenus. Toi et moi. Nous. On a appris ensemble. On a grandi ensemble. On s'est construits l'un l'autre. Alors aujourd'hui, je te promets de continuer. De continuer à apprendre, à grandir, à construire. Avec toi. Pour toi. Pour nous.Silas a les yeux brillants. Il prend ma main, l'embrasse.Puis il parle.— Jade. Je t'ai cherchée toute ma vie sans le savoir. Je croyais chercher des choses, des sensations, des fuites. Mais non. Je te cherchais toi. Et quand je t'ai trouvée, tout s'est éclairé. Alors je te promets de ne jamais te perdre. De te chercher toujours, même quand tu seras là, même quand tu seras à côté de moi. De te regarder comme si c'était la première fois, tous les jours. De t'aimer comme si c'était le dernier, toutes l

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 76 : POUR TOUJOURS

    LÉOUn an plus tard.Je suis assis sur la terrasse de notre maison, un café à la main, et je regarde le soleil se lever sur notre jardin. Les arbres ont grandi, les fleurs que Raven a plantées au printemps dernier sont écloses, et quelque part dans les branches, un oiseau chante.Un an.Un an que tout a commencé. Un an que nos vies se sont emmêlées pour de bon.À l'intérieur, j'entends des bruits. La maison s'éveille. Des pas dans l'escalier, une porte qui s'ouvre, des rires étouffés.— Tu es là, dit Raven en apparaissant sur le pas de la porte.Elle est en robe de chambre, ses cheveux en bataille, les yeux encore gonflés de sommeil. Elle est belle. Elle est toujours belle.— Je regarde le jour se lever.— Tu fais ça souvent maintenant.— Toi tu me l'as transmis.Elle s'approche, s'assoit sur mes genoux, prend ma tasse de café et boit une gorgée.— Amer, dit-elle en grimaçant.— Comme moi.— Toi t'es pas amer. Tu es doux. Le plus doux.Elle pose sa tête contre mon épaule. On reste là,

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 75 : LES PROJECTEURS 2

    JADEFrançoise nous rejoint, un sourire amusé aux lèvres.— Mes petites, dit-elle. Vous venez de vous faire des ennemies.— On s'en fiche, je réponds.— Bien. Très bien. Parce que dans ce métier, il faut savoir encaisser. Et vous venez de montrer que vous savez. Pas de drama, pas de crise de larmes, juste de la dignité. J'aime ça.Elle sort une carte de sa poche.— Tenez. C'est mon numéro personnel. Je veux vous revoir. Pour un vrai projet. Pas juste un test.— Vraiment ? demande Raven, surprise.— Vraiment. Vous avez du talent, toutes les deux. Mais surtout, vous avez une force. Celle de rester vous-mêmes quoi qu'il arrive. Gardez ça. Ne laissez personne vous le prendre.On la remercie, on la salue, on sort.Dehors, l'air est frais. Paris vit autour de nous, indifférent à ce qui vient de se passer. Je prends une grande inspiration.— Ça va ? demande Silas.— Oui. Fatiguée. Mais oui.— T'as été incroyable.— Toi aussi. Quand t'es venu te mettre derrière moi... j'ai senti ta présence.

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 34 : LA CHUTE DE L'ANGE

    JadeL'obscurité du dock 7 est différente de tout ce que j'ai connu. C'est une obscurité humide, lourde du silence des grands espaces vides, troublée seulement par le clapotement de l'eau contre les piliers rouillés et les grincements métalliques du bâtiment qui se meurt. Ils nous ont jetées ici, l

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 33 : LE SURVIVANT

    SilasLe monde s'est rétréci aux dimensions de l'arrière de la Bentley noire qui fonce dans les rues de Londres, sirène hurlante que j'ai activée par pure volonté, défiant toute loi. Sur la banquette, allongé, Leo. Mon frère. Sa chemise blanche est un champ de carnage, trempée d'un rouge si sombre

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 32 : L'HEURE DU CHASSEUR

    RavenLe temps se fige, puis explose en mille éclats de verre et de sang.Un instant, j'étais prisonnière des mots mielleux et empoisonnés de Silas, souriant comme une idiote tandis que sa main, posée sur ma taille, me brûlait à travers le tissu. Je surveillais Jade du coin de l'œil, je l'avais vue

  • LES FILLES DE LA TAMISE    CHAPITRE 28 : L'ALCHIMIE DE LA DOULEUR

    RavenLa chambre est un cube de ténèbres, seulement brisé par les lumières de la ville qui dessinent les contours de la fenêtre en une toile géométrique. Le lit est un gouffre, un autel. Quand ses mains me poussent contre les draps froids, c'est comme être allongée sur un bloc de glace.— Je ne veu

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