เข้าสู่ระบบLEILAL’île disparaît derrière nous, rapetissant à travers le hublot jusqu'à n'être plus qu’un petit point vert sur l’immensité bleu azur de l’océan Pacifique. Mon cœur se serre douloureusement en la regardant s’éloigner, comme si j'abandonnais un sanctuaire.Cette île a été notre cocon, notre bulle hors du temps, notre univers parallèle où tout était possible, où nous pouvions être Yanis et Leila, sans les titres, sans les dettes, sans la violence de son monde. Une parenthèse enchantée où le temps n'avait pas la même valeur.Mais la vraie vie nous attend, impatiente et impitoyable. La vie réelle, avec ses problèmes, ses dangers, ses responsabilités.L’avion nous ramène vers la France, vers Marseille, vers la villa qui sera notre mais
LEILALe reste de la journée est une torture.Une torture douce, raffinée, incroyablement délicieuse, mais une torture quand même, qui joue sur mes nerfs à vif.Nous restons sur la plage, enveloppés par le bruit apaisant des vagues, mais quelque chose a fondamentalement changé entre nous. Une tension nouvelle, électrique, qui n’existait pas avant, ou que nous avions réussi à contenir, et qui maintenant est à l’air libre. Elle est palpable, visible dans l'espace entre nous, presque tangible, une troisième présence qui bourdonne.Chaque regard qu’il pose sur moi depuis sa serviette est plus lourd, plus chargé, plus brûlant. Ses yeux vert et or sont des lasers qui me transpercent, me déshabillent, me consument. Il ne s'en cache même plus. C'est un assaut visuel permanent.Chaque frôlement accidentel
YANISJe ne peux pas.Mon corps entier hurle de douleur et de frustration, chaque muscle tendu vers elle, mon érection une torture dans mon caleçon de bain. Mais je ne peux pas.Pas comme ça.Pas sur cette plage, dans le sable qui va s'infiltrer partout, comme des animaux en chaleur. Pas pour notre première fois. Parce que ce sera notre première fois, l'acte fondateur de tout ce qui suivra. Et je veux qu'il soit à la hauteur de ce qu'elle mérite.— Pas comme ça. Ma voix est un arrachement, une blessure ouverte, un sacrifice que je fais sur l'autel de son honneur. Chaque syllabe est un coup de poignard.Je la repousse doucement, mes mains quittent ses hanches. Ce simple geste, rompre ce contact vital, me coûte plus que tout ce que j’ai jamais fait. Plus que de tirer sur un homme, plus que de regarder mon propre père rendre son dernier soupir. C'est
LEILASon baiser est tout sauf doux. C'est l'antithèse de la douceur.Son baiser est une conquête, une invasion, un pillage en règle de mes sens.Ses lèvres écrasent les miennes avec une force qui est presque de la violence, une déflagration qui efface tout. Sa langue force le passage entre mes dents sans demander la permission, un conquérant qui prend ce qui lui appartient. Et je l’accueille avec un gémissement rauque qui vient du plus profond de mon être, une capitulation immédiate et totale.Je n’ai jamais été embrassée comme ça. C'est une révélation.Les garçons que j’ai connus avant lui étaient des esquisses, des promesses jamais tenues. Timides, hésitants, respectueux. Des baisers qui demandaient la permission du bout des lèvres, qui s’excusaient presque d'exister, qui
LEILAJe le vois craquer, et c’est la chose la plus belle, la plus libératrice que j’aie jamais vue. C'est un mur qui s'effondre, une reddition absolue.Je vois la digue céder, les défenses tomber en poussière, l’homme abandonner la lutte contre lui-même. Il se livre enfin à moi.Et je ris.Je ne sais pas pourquoi je ris. Ce n’est pas drôle, rien n’est drôle dans cette situation chargée de toute la tension du monde. C'est un rire nerveux, un rire de soulagement, un rire de pur triomphe. Un rire clair, léger, provocateur, qui monte du fond de ma poitrine et qui résonne sur la plage déserte comme une cloche argentée, se mêlant au bruit des vagues.— Qu’est-ce qui te fait rire ? demande-t-il, et sa voix n'est plus qu'un grondement sourd, dangereux, un roulement de tonnerre avant l'orage. Le son du danger
YANISElle ne sait pas.Mon Dieu, elle ne peut pas savoir.Elle est là, devant moi, statue de sel et de désir dans ce maillot noir qui est une insulte à ma santé mentale, qui ne cache presque rien de son corps de rêve. L'eau ruisselle sur sa peau dorée, ses cheveux mouillés cascadent dans son dos comme une rivière d'ébène, et ses yeux, ces yeux d'orage, brillent de défi, de curiosité et de quelque chose qui ressemble dangereusement à du désir pur.Et elle ne sait pas.Elle ne sait pas que je suis à deux doigts de perdre le contrôle, de laisser le Serpent prendre le dessus. Elle ne voit pas la fissure sur le mur du barrage que j'ai mis des années à construire. Elle ne sait pas que chaque seconde passée à la regarder sans la toucher est une torture que je n’infligerais pas à mon pire ennemi, un supplice chinois qui me fait endurer mille morts.Elle ne sait pas que cette nuit, je me suis réveillé en sursaut avec son nom comme une bénédiction et une malédiction sur les lèvres, le sexe dur







