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Chapitre 4 : La première approche

ผู้เขียน: Clara Wynter
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2025-12-06 00:47:35

Alexie respirait profondément comme si elle s’apprêtait à plonger dans un bassin infesté de requins. Ce qui, d’une certaine manière, n’était pas si éloigné de la réalité. Le “requin” en question était simplement vêtu d’un costume noir parfaitement taillé et sirotait du whisky avec assez d’assurance pour déstabiliser une armée entière.

— Tu peux le faire, murmura Sarah, en mode coach personnel.

— Oui, répéta Alexie, mais sa voix sonnait comme si elle venait d’être étranglée par un élastique.

Malik, qui ne savait jamais quand arrêter de se moquer :

— En cas de malaise, pique droit vers le sol. On te ramassera plus tard.

Alexie lui lança un regard assassin.

— Si je tombe, je t’emporte dans ma chute, promis.

Camille déposa une main rassurante sur son bras.

— On est juste là, Alex. Tu n’es pas seule.

Elle inspira. Une fois. Deux fois.

Puis elle se leva, tant bien que mal, avec une élégance prête à se fissurer au moindre pas.

Reste digne. Tu ne vas pas au front. C’est juste un homme. Un homme qui pourrait probablement te réduire en cendres psychologiquement en moins de trois secondes… mais un homme quand même.

Elle commença à avancer. Lentement.

Ses talons claquaient discrètement sur le parquet, rythmé par le jazz moderne qui vibrait dans l’air.

Le lounge semblait retenir son souffle.

Chaque pas l’approchait de lui.

Chaque pas augmentait son envie de faire demi-tour.

La distance se réduisit.

Six mètres.

Quatre.

Deux.

Elle était à portée de voix.

Mais soudain, elle oublia… comment on parle.

Elle se posta à ses côtés, prenant appui sur le bar du bout des doigts, comme si ses phalanges seules assuraient la stabilité du monde.

Il ne tourna pas la tête immédiatement.

Il savait qu’elle était là.

Il attendait.

Ce qui, évidemment, rendait la situation mille fois plus intimidante.

Bon. On respire. On dit un truc malin. Ou drôle. Ou n’importe quoi qui ne ressemble pas à “je crois que j’ai avalé ma propre langue”.

Elle prit une inspiration et, sans réfléchir davantage, lâcha :

— Je te jure que je ne suis pas une psychopathe.

Le silence qui suivit fut tellement intense qu’il aurait presque fallu un témoin.

L’homme tourna lentement la tête vers elle.

Ses yeux noirs capturèrent les siens avec la même intensité que lors des regards précédents.

Mais là… ils brillaient d’un amusement discret mêlé à une curiosité sombre.

Sa voix, lorsqu’il parla enfin, était grave et chaude, légèrement traînante :

— C’est exactement ce que dirait une psychopathe.

Touchée.

Coulée.

Alexie resta figée une seconde, avant de répondre :

— D’accord, c’était une entrée en matière… un peu particulière.

— “Un peu” est un joli euphémisme, répondit-il, sans lâcher son verre.

Elle sentit l’envie subite d’insulter son propre cerveau.

— Laisse-moi deviner, ajouta-t-il, le coin des lèvres à peine relevé, c’est la meilleure phrase que tu aies trouvée ?

Elle inspira, tenta de reprendre contenance, et adopta un ton faussement confiant :

— Je garde les meilleures répliques pour plus tard. Suspense, tout ça.

— Hm. Une stratégie dangereuse, observa-t-il. Tous les héros qui se reposent sur le “plus tard” finissent généralement morts avant la scène deux.

Ah.

Donc en plus de sarcasme, monsieur avait des tendances dramatiques.

— Je préfère vivre l’instant présent, répliqua Alexie, retrouvant un brin de malice. Et me dire que… parfois, les introductions ratées peuvent devenir des histoires mémorables.

Il arqua légèrement un sourcil.

Pas moqueur.

Intrigué.

— Tu trouves vraiment que cette entrée-là mérite d’être mémorable ?

Alexie haussa les épaules avec un sourire.

— Eh bien… au moins, tu ne vas pas m’oublier dans les dix prochaines secondes.

Il la fixa, silencieusement.

Puis un souffle infime s’échappa de son nez.

Un rire à peine perceptible, mais réel.

— Je te l’accorde, dit-il. Tu es… différente.

Son cœur fit un salto acrobatique.

Pour éviter de s’effondrer, elle choisit l’option sarcasme. Toujours plus safe que l’honnêteté émotionnelle :

— “Différente” dans le sens “étrange mais fascinante” ? Ou “étrange mais… étrange” ?

Il prit une gorgée de whisky.

Ses yeux ne la quittèrent pas.

— Je n’ai pas encore décidé.

BAM.

La balle venait de rebondir dans son camp.

Et lui avait un jeu diaboliquement bon.

Elle tenta de rester maîtresse de l’échange :

— Ça tombe bien. J’adore laisser planer le doute.

Il inclina à peine la tête, comme s’il reconnaissait un adversaire à sa hauteur.

— Comment tu t’appelles ? demanda-t-il enfin.

Elle sentit une décharge électrique remonter le long de sa colonne.

La question simple… sonnait comme une invitation à entrer dans un territoire non cartographié.

Elle ouvrit la bouche.

Et juste avant qu’elle puisse parler…

Sarah choisit ce moment précis pour faire tomber un verre dans un fracas théâtral derrière eux.

Alexie sursauta.

Lui non.

Il eut simplement un clignement lent, comme si ce bruit était un insecte agaçant qui méritait à peine son attention.

Sarah, morte de honte apparente (ou ravie d’interrompre), lança un :

— Oooops !

Alexie ferma les yeux une demi-seconde.

Elle sentit sa chance glisser, filer entre ses doigts.

Quand elle rouvrit les yeux, il la regardait encore.

Mais cette fois, il y avait quelque chose d’autre dans ses pupilles :

Une distance revenue.

Une froideur polie.

Comme s’il se retirait mentalement, juste avant qu’elle ne s’engage plus.

— On se reverra, dit-il simplement.

Pas une question.

Une prédiction.

Puis il reposa son verre sur le comptoir…

Et s’éclipsa sans un bruit.

Laissant Alexie seule avec un cœur battant trop fort…

et trois amis qui l’observaient avec des yeux de hiboux survoltés.

 

Alexie resta une seconde figée, le regard planté dans la direction où il avait disparu, comme si son cerveau se demandait encore si toute la scène n’était pas un mirage provoqué par trop de lumière tamisée et un cocktail sournoisement dosé.

Puis ses jambes se rappelèrent qu’elles avaient une fonction : la porter ailleurs avant qu’elle ne devienne une statue plantée au bar. Elle se retourna donc vers sa table… et fut aussitôt accueillie par trois visages qui se rapprochèrent d’elle comme des paparazzis attrapant un scoop royal.

— ALORS ?! hurla presque Malik, le sourire démesuré.

Alexie sursauta, puis tenta de rester digne :

— Alors… j’ai survécu.

Sarah se jeta sur elle, les mains agrippées à ses épaules :

— Il t’a PARLÉ ? Et toi tu lui as PARLÉ ?! Et vous êtes restés VIVANTS ?!

— Oui, répondit Alexie. Nous faisons tous partie du club des vivants. Un exploit.

Camille joignit les mains sur son cœur, sincèrement émue :

— Vous étiez… beaux. On aurait dit la rencontre de deux forces contraires. Une collision d’étoiles. J’ai failli pleurer.

Malik leva un doigt professoral :

— Et il a RI. Je répète : il a RI. Ce n’est pas un homme normal. Les statues grecques ne rient jamais.

Alexie plissa les yeux :

— Il n’a pas ri. Il a… soufflé. Très légèrement.

— Sur l’échelle de l’homme mystérieux ténébreux, ça équivaut à un fou rire, trancha Sarah avec sérieux.

Alexie s’affala sur la banquette, ramenant sa main contre son front :

— Je lui ai dit que je n’étais pas une psychopathe…

Un silence énorme suivit. Les trois amis se figèrent, comme si quelqu’un venait d’interrompre le spectacle de leur vie au moment le plus dramatique.

Puis Malik lâcha :

— C’est… audacieux. Très audacieux.

Il tapa dans ses mains.

— J’adore.

Sarah éclata de rire :

— C’est iconique. Ce sera le premier chapitre de votre histoire ! “Bonjour, je suis Alexie et je ne suis pas folle.” Qui pourrait résister ?

Camille secoua doucement la tête :

— Tu aurais pu dire “bonsoir”. Ou “j’adore votre costume”. Ou “j’aime votre style mystérieux mais pas trop creepy…”

Alexie grimaça :

— Le compliment intelligent reviendra dans dix ans. Là j’étais trop occupée à ne pas convulser.

— Qu’est-ce qu’il a répondu ? demanda Sarah, les yeux brillants d’anticipation.

Alexie soupira, son regard se perdant un instant dans le vide :

— Il a dit… “C’est exactement ce que dirait une psychopathe.”

Les trois amis restèrent suspends… puis explosèrent de rire.

Sarah se roula presque sur la banquette.

Camille tenta de garder une contenance mais les larmes amusées lui montaient déjà aux yeux.

Malik se frappa la cuisse.

— Oh mon Dieu… Je veux un replay sur écran géant !

Alexie enfouit son visage dans ses mains :

— Je veux me transformer en chaise et arrêter d’avoir des sentiments.

— Pas possible, intervint Sarah, toujours hilare. Tu as signé pour souffrir. Avec beaucoup de style.

Puis elle reprit soudain son sérieux, comme si un éclair de sagesse la traversait :

— Ce qui est incroyable… c’est qu’il n’est pas parti en se disant “cette fille est folle”.

Elle marqua un temps.

— Il est parti après avoir dit qu’on se reverrait.

Cette vérité frappa Alexie en plein cœur.

Elle rouvrit les yeux.

Un souffle lui échappa.

Oui.

Il avait dit ça.

“On se reverra.”

Et il ne l’avait pas dit comme une formule polie…

mais comme une promesse.

Ou une menace.

Ou les deux.

Malik se pencha avec un air stratégiquement comploteur :

— Ce gars ne fuit pas. Ce gars revient.

C’est sa nature.

Camille sourit doucement.

— Il t’a déjà enregistrée dans son monde.

Sarah joignit les doigts comme une déesse du chaos :

— Tu es officiellement entrée dans son radar.

Alexie sentit ses joues chauffer dangereusement.

— Génial, murmura-t-elle, ironique. Dans le radar d’un missile nucléaire.

Sarah leva son verre :

— Aux débuts chaotiques.

Malik leva le sien :

— Aux répliques foireuses mais inoubliables.

Camille compléta :

— Et aux regards qui font trembler les jambes.

Alexie leva son verre, presque à contre-cœur :

— Et à la folle qui doit survivre à tout ça.

Ils trinquèrent.

Le cristal tinta.

Comme un sceau scellé sur un pari qui prenait une toute nouvelle dimension.

Les discussions repartirent sur le reste de la soirée, mais Alexie ne pouvait pas empêcher son regard de dériver à nouveau, cherchant inconsciemment la silhouette sombre.

Ethan avait disparu.

Juste le vide là où il était.

Et ce vide-là… résonnait.

Un peu trop.

Son cœur fit une promesse silencieuse à elle-même :

Ce n’est pas terminé.

Pas du tout.

La soirée reprit son cours autour d’elle, mais Alexie avait l’impression que sa propre réalité venait de prendre une tangente inattendue. Comme si tout s’était légèrement décalé après ces quelques secondes face à lui.

La musique continuait, les conversations vibraient, les lumières dansaient… mais Alexie n’entendait plus rien clairement. Les sons semblaient filtrés par un voile étrange — celui d’une prise de conscience brutale.

Elle venait de parler à l’homme le plus intimidant de la pièce.

Et il avait parlé en retour.

Sans la repousser.

Sans couper court.

Il veut qu’on se revoie.

Cette phrase tournoyait dans sa tête, comme un mantra qui ne demandait qu’à s’amplifier.

— Tu devrais boire une gorgée, conseilla gentiment Camille, en poussant son verre vers elle.

Alexie cligna des yeux, comme si elle revenait d’une transe. Elle attrapa la coupe et en avala une petite gorgée — trop petite pour être utile, trop grande pour prétendre qu’elle allait bien.

— Donc, résuma Malik, tu as lancé le jeu. Et il a ramassé le gant.

Il se frotta le menton.

— Maintenant… la danse commence.

Alexie leva un sourcil.

— Danse ? Je me traîne à peine debout.

Sarah posa une main théâtrale sur son cœur.

— C’est ça, le pouvoir des rencontres explosives. Tu oublies comment fonctionne ton corps.

— Super, marmonna Alexie, ravie. Vraiment très pratique.

Mais au fond, elle savait ce qui la perturbait tant.

Ce n’était pas qu’il l’avait vue.

Ni même qu’il lui avait parlé.

C’était ce qu’il avait laissé derrière :

une énigme.

une brûlure.

une envie déraisonnable d’en savoir plus.

Et… une peur aussi.

Car cet homme-là n’était pas seulement séduisant.

Il était dangereux.

Pas physiquement.

Mais pour ce qu’il pourrait atteindre en elle.

Son cœur. Ses défenses. Ce qu’elle ne voulait pas dévoiler.

Alexie repoussa ses cheveux derrière son oreille, cherchant une posture rassurante, chic. Elle maintenait un sourire de façade, celui d’une fille qui sait gérer.

Mais à l’intérieur…

C’était un festival de panique raffinée.

— Et s’il m’a juste… trouvée bizarre ? tenta-t-elle, cherchant une issue rationnelle.

Malik éclata de rire.

— Mais tu es bizarre. Et il est bizarre aussi. Ça s’appelle “le destin”.

Sarah hocha la tête :

— Les meilleures histoires commencent toujours par un moment gênant.

— J’étais pas gênante, répliqua Alexie avec fierté.

Un silence.

Les trois amis la fixèrent.

Puis en chœur :

— Si.

Alexie soupira et marcha vers le bord du lounge, désireuse d’un peu d’air intérieur — celui des endroits où l’on peut penser, orner le décor et s’échapper du regard des autres.

Elle s’appuya contre une rambarde qui donnait sur la partie plus animée du lounge. Des inconnus riaient, flirtant, dansant, vivant leur soirée sans pression ni défi dangereux.

Elle inspira profondément.

Le jazz vibrait contre ses os.

Elle ferma un instant les yeux.

Ce n’est qu’un pari. Un jeu.

Je peux gagner. Je DOIS gagner.

Mais une petite voix insidieuse murmurait déjà :

Et si tu perdais ?

Et si ça devenait plus que ça ?

Elle ouvrit brusquement les yeux pour chasser ce vertige.

Et elle le vit.

Lui.

Debout à plusieurs mètres, nonchalant, adossé à une colonne.

Comme s’il l’attendait.

Comme s’il savait qu’elle chercherait l’air, juste là.

Ses yeux étaient à nouveau fixés sur elle.

Plus intenses encore que la première fois.

Alexie sentit ses doigts se crisper sur le métal de la rambarde.

Encore cette sensation :

être ciblée.

évaluée.

élue.

Mais cette fois, une nuance différente dans son regard :

un intérêt plus franc.

une reconnaissance.

comme s’il se disait — voilà, elle revient.

Un sourire imperceptible étira à peine ses lèvres.

Pas moqueur.

Pas amusé.

Plutôt… aiguisé.

Le genre de sourire qui dit :

« Tu n’es pas prête pour moi. »

Et en même temps :

« J’ai hâte que tu croies l’être. »

Alexie ravala difficilement sa salive.

Ce n’est qu’un jeu… n’est-ce pas ?

Sarah la rejoignit discrètement, un verre à la main, suivant son regard avec délectation.

— On dirait qu’il ne t’a pas oubliée pendant les dix dernières secondes.

— Super, souffla Alexie. Il va m’ajouter dans son agenda d’ennuis personnels.

Sarah s’accouda au garde-corps, levant son verre à la hauteur de son regard :

— À la fille qui pensait contrôler le jeu.

Alexie la regarda, mi-exaspérée, mi-effrayée.

— Je contrôle encore, tenta-t-elle.

Sarah esquissa un sourire diabolique.

— Pour le moment.

Elle toucha son verre contre celui d’Alexie.

Alexie fixa à nouveau Ethan.

Et sentit son cœur grimper un étage.

Puis, sans un mot, il se détourna et s’en alla plus loin dans la salle…

Comme si le fait de partir maintenant était la meilleure manière d’augmenter la tension.

Laissant Alexie avec un souffle suspendu…

et une certitude brûlante :

Ce n’était que le début.

Et elle le savait.

Elle venait de mettre les deux pieds dans une histoire où

le pari n’était plus la question.

Mais ce qu’il réveillerait en elle…

Là était le vrai défi.

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