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MORTE POUR EUX, JE RENAIS AVEC LE SYSTÈME
MORTE POUR EUX, JE RENAIS AVEC LE SYSTÈME
Plume passionnée du sage

Chapitre 1 — À genoux devant la fausse héritière 1

last update Veröffentlichungsdatum: 02.11.2026 20:00:04

PAF !

La gifle d’Isabella fit brusquement tourner la tête de Léna.

— Espèce de voleuse ! Tu oses encore nier après avoir dérobé mon collier ?

La voix d’Isabella fendit le brouhaha de la réception. Dans la grande salle illuminée du manoir Laurent, les conversations s’interrompirent les unes après les autres. Les invités, élégamment vêtus, se retournèrent vers les deux jeunes femmes.

Léna porta lentement la main à sa joue. La douleur lui piquait la peau, mais son regard ne quitta pas le collier qu’Isabella tenait entre ses doigts.

— Je ne l’ai pas volé, répondit-elle. Tu sais très bien que je n’ai jamais touché à tes affaires.

Isabella laissa échapper un rire bref, sans la moindre chaleur.

— Bien sûr. Tu n’as jamais rien fait, n’est-ce pas ? Depuis toutes ces années, tu joues la pauvre fille innocente. Tu profites de la générosité de cette famille, tu vis dans cette maison, tu portes les vêtements qu’on t’offre… et malgré tout, tu continues à m’envier.

Elle leva le menton, puis désigna Léna d’un geste méprisant.

— Tu as toujours voulu être à ma place. Tu ne supportes pas que je sois aimée, que je sois la fille que papa et maman chérissent. Alors tu essaies de me prendre ce qui m’appartient !

— Isabella, arrête. Je n’ai jamais voulu prendre ta place.

— Ne prononce pas mon nom comme si nous étions proches !

Isabella recula brusquement. Ses yeux s’embuèrent, et elle porta une main tremblante à sa joue. En quelques secondes, son expression changea. La colère céda la place à une détresse soigneusement mise en scène.

— Maman…

Madame Laurent, qui se tenait près de la table d’honneur, se précipita vers elle.

— Isabella, qu’est-ce qui se passe ?

La jeune femme se réfugia dans ses bras.

— Léna m’a frappée…

Un murmure parcourut la salle.

Léna releva la tête.

— C’est elle qui m’a giflée ! Elle m’a accusée d’avoir volé son collier et—

— Elle m’a frappée, maman, répéta Isabella en laissant couler ses larmes. Je voulais seulement lui demander pourquoi elle avait pris mon collier. Je ne pensais pas qu’elle me ferait ça devant tous nos invités.

Madame Laurent resserra son étreinte autour de sa fille.

— Isabella, calme-toi. Je suis là.

Puis elle se tourna vers Léna. Son regard se durcit.

— Qu’est-ce que tu as fait ?

— Rien ! Isabella vient de me gifler. Je vous le jure, je n’ai pas volé son collier.

— Tu oses encore nier ? s’écria Isabella. Tu m’envies depuis toujours ! Tu envies mes robes, mes bijoux, ma place dans cette famille. Tu crois que je ne vois pas la façon dont tu me regardes chaque fois que papa ou maman m’offre quelque chose ?

Léna serra les poings.

— Je ne t’envie pas. Je veux simplement que tu arrêtes de m’accuser pour des choses que je n’ai pas faites.

— Assez !

La voix de Madame Laurent claqua dans la salle.

— Tu vis sous notre toit depuis des années. Nous t’avons accueillie, nous t’avons donné une place dans cette maison, et voilà comment tu nous remercies ? En humiliant ma fille le jour de son anniversaire ?

Léna resta interdite.

— Madame Laurent, je…

PAF !

La main de Madame Laurent s’abattit sur sa joue.

Le bruit sec résonna dans la salle. Léna tourna la tête sous l’impact. Une mèche de cheveux glissa devant son visage, tandis que les invités retenaient leur souffle.

Elle ne cria pas. Lentement, elle ramena son visage vers Madame Laurent.

— Tu traites ma fille de menteuse devant tout ce monde ? lança cette dernière. Tu crois que je vais te laisser l’humilier le jour le plus important pour elle ?

— Demandez aux invités, murmura Léna. Ils vous diront que je n’ai jamais levé la main sur Isabella. Ils ont vu ce qui s’est passé…

Quelques personnes baissèrent les yeux. D’autres se détournèrent, soudain très intéressées par leurs verres. Plusieurs invités avaient pourtant vu Isabella frapper Léna la première.

Mais personne ne parla.

Isabella enfouit son visage contre l’épaule de sa mère.

— Maman, laisse tomber… Je ne veux pas gâcher ma fête. Si Léna m’en veut à ce point, je peux lui pardonner. Après tout, elle a toujours eu du mal à accepter que je sois ta fille.

Cette phrase, prononcée d’une voix douce, acheva de retourner les regards contre Léna.

Monsieur Laurent, qui jusque-là observait la scène avec une froideur impassible, s’avança.

— Léna, présente tes excuses à Isabella.

Elle le regarda.

— Mais monsieur Laurent, je n’ai rien fait.

— Je ne te demande pas de discuter. Excuse-toi.

— Pourquoi devrais-je m’excuser pour une gifle que j’ai reçue ?

Le visage de Monsieur Laurent se ferma.

— Parce que tu es incapable de reconnaître tes torts. Tu as toujours été jalouse d’Isabella. Nous avons fait preuve de patience avec toi pendant des années, mais tu dépasses les limites.

Léna tourna la tête vers Julien.

Il se tenait près de la table d’honneur, son costume sombre parfaitement ajusté. L’homme qu’elle aimait depuis dix ans. Celui dont elle avait attendu la promesse d’un avenir commun.

Leurs regards se croisèrent.

— Julien… Tu étais là. Dis-leur ce qui s’est réellement passé.

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