Se connecterTitre : Pas de deux avec le diable Elle s'appelle Graziella Valcourt. Fille d’une couturière et d’un ouvrier, elle n’a que son corps et sa rage pour conquérir la scène. Depuis l’enfance, elle rêve d’être l’étoile, cette ballerine adulée, lumière unique dans l’ombre des autres. Mais à l’Opéra, le talent ne suffit pas. Il faut des appuis. Des noms. Du pouvoir. Quand Élias De Marens, mécène influent, richissime et redouté, lui propose de financer sa carrière en échange d’un contrat... particulier, Graziella hésite. Un marché immoral, inavouable, mais irrésistible. Car il lui promet la scène, la reconnaissance, l’immortalité artistique. À condition de lui appartenir, corps et âme. Graziella accepte. Mais plus elle grimpe, plus elle s’enlise dans un monde de faux-semblants, de jalousies et de pièges. Entre les applaudissements et les nuits volées, entre les projecteurs et les chaînes invisibles, elle vacille. Jusqu’à ce que l’art devienne poison. Et que l’amour, le vrai, vienne tout bouleverser. Jusqu’où ira-t-elle pour danser au sommet ? Et à quel prix ?
Voir plusGRACIELLAIl ne me dit pas "je t’aime" tous les jours.Il ne le chuchote pas dans mon cou au réveil.Il ne m’envoie pas de longs messages enflammés.Il ne sait pas toujours trouver les mots, ni comment les dire.Mais je le vois. Je le sens. Je le vis.Je le vois quand il m’attend avec un café tiède dans une main, un bébé endormi dans l’autre, et des yeux cernés mais pleins de lumière.Je le vois quand il brûle la tartine pour la troisième fois parce qu’il s’est endormi sur la chaise haute.Quand il lave les biberons en silence, les gestes précis malgré l’épuisement.Quand il oublie ses rendez-vous, mais jamais de me demander comment je vais.Je le sens dans sa main sur ma nuque quand mes épaules s’effondrent.Je le sens dans la couverture qu’il me glisse sur les genoux, sans mot, sans fierté, juste parce qu’il voit que j’ai froid.Je le sens dans ses doigts qui frôlent les miens au milieu de la nuit, quand on se croise entre deux veilles.Il me dit "je t’aime" avec tout ce qu’il est.
GRACIELLAIl m’arrive encore, certains soirs, d’avoir cette envie étrange de me lever et de danser.Pas pour la scène. Pas pour les projecteurs. Pas pour les applaudissements.Juste pour moi.Mon corps se souvient. Il porte encore la mémoire des gestes. Des ports de bras millimétrés. Des équilibres instables rendus parfaits par la répétition. Il y a dans mes muscles une mémoire ancienne, têtue, fidèle.Je pourrais le faire. Me lever. Traverser le couloir à pas feutrés. M’élancer dans le salon transformé en champ de bataille de jouets et de couvertures, et danser. Pour rien. Pour tout. Pour l’écho de celle que j’étais.Mais je ne le fais pas.Je regarde l’ombre douce de mon fils, paisible dans son berceau. J’écoute le souffle régulier de l’homme qui dort à mes côtés. Et je me dis que c’est assez. Que j’ai dansé toute ma vie pour en arriver là. Que cette scène-là, cette nuit silencieuse, ce calme chaud et imparfait… c’est mon chef-d’œuvre.On me demande parfois si je ne regrette pas.La
GRACIELLALe silence n’est plus jamais total.Même la nuit, il y a ces petits bruits : une respiration irrégulière, un froissement de drap, un soupir minuscule. Il est là, entre nous deux, ou parfois posé sur mon ventre, emmailloté comme un cocon d’étoffe, chaud, fragile, vivant.Parfois, je me surprends à rester éveillée juste pour l’écouter respirer. Compter les secondes entre chaque souffle. Vérifier qu’il est encore là. Ce n’est pas de l’inquiétude. C’est autre chose. Une forme d’émerveillement inquiet, viscéral, animal. Comme si mon cœur ne savait plus battre sans ce rythme en écho.Tout est nouveau. Tout est déroutant. Mais tout est plein.Je me réveille avant l’aube, pas à cause d’un cri, mais par instinct. Mon corps est en veille, même quand je dors. Je tends la main, le cherche, le touche. Et quand je sens son souffle, faible mais régulier, je soupire, je me rendors.Je suis mère. Et ce mot-là, dans ma bouche, me semble à la fois immense et minuscule. Je n’ose pas encore le d
GRACIELLALe matin commence comme les autres.Un rayon de lumière traverse le rideau d’un éclat doux et doré, dessinant des lignes chaudes sur le plancher encore tiède de la nuit.Le thé fume entre mes mains. Je le tiens comme on tient un talisman, une pause, une ancre.Et lui, là-bas, dans la cuisine, nu-pieds, les cheveux en bataille, fredonne une chanson presque inaudible pendant qu’il surveille les tartines dans le grille-pain.Il est beau comme ça. Vraiment beau.Pas dans la perfection lisse des films.Mais dans la vérité d’un homme debout, vivant, aimant.Dans la tendresse brute de ses gestes, la constance de ses silences, l’éclat fragile de son rire quand il se retourne et qu’il me voit, lovée sur le fauteuil, le ventre rond de sens et d’avenir.Je caresse la peau tendue.Je murmure quelques mots, les mêmes qu’hier, les mêmes qu’avant-hier.Des mots simples, mais chargés de tout ce que je ne peux dire autrement.Et soudain… tout se brise.Ou plutôt, tout commence.Un spasme, fu
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