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NOTRE PREMIER BAISSER

Penulis: carineo8obame
last update Tanggal publikasi: 2026-02-06 20:41:36

Deux semaines passèrent. Nous étions un vendredi, il était 13 h : fin des cours et début du week-end pour moi et Jeanine. Nous décidâmes d’aller chez Helena avec d’autres internes et quelques camarades de classe. Helena était l’une de mes camarades de classe et aussi la copine de David, un interne de chez les frères, comme Michel.

Sur le chemin, nous croisâmes Michel qui se dirigeait vers l’école. Il me fit la bise sur la joue et me demanda :

— Je vais en cours. Et toi, où vas-tu ?

Je lui répondis que j’allais chez Helena avec les autres pour passer le reste de la journée. Il me dit alors :

— Si je finis tôt, je vous rejoins.

Je répondis d’accord, et nous nous fîmes de nouveau la bise avant de poursuivre chacun notre chemin.

Je peux vous assurer que le trajet fut très long, et surtout plein de boue. Je ne m’y attendais pas du tout, c’était la première fois que je me rendais chez elle.

Arrivées à son domicile, nous déposâmes nos affaires. Les garçons s’installèrent sur la terrasse, tandis que nous, les filles, restâmes au salon avec Helena pour préparer des crêpes, salées et sucrées.

Vers 15 h, nous commençâmes à manger, puis à danser entre filles. Et là, Michel entra dans le salon. Oui, il était là. Je me crispai aussitôt et arrêtai de danser. Vous savez, j’ai ce syndrome de la petite amie très carrée : je rigole, mais pas trop ; je parle, mais pas trop ; je suis très discrète et toujours soignée. Bref, vous avez compris.

Je m’assis, et il vint vers moi en me disant :

— Je t’ai vue danser, je ne savais pas que tu dansais aussi bien. Ne te gêne pas à cause de moi, continue de t’amuser avec tes copines. Moi, je vais rejoindre les garçons. On se retrouve tout à l’heure.

Puis il se dirigea vers la terrasse, et nous continuâmes à nous amuser.

Un peu plus tard, fatiguées, nous nous assîmes et commençâmes à discuter des plus beaux garçons de l’école, de ceux qui étaient en couple et de ceux qui ne l’étaient pas. Heureusement, les garçons arrivèrent avant que les filles ne commencent à me poser des questions sur ma relation.

Michel s’approcha de moi et me conduisit dans une pièce de la maison. C’était une chambre — je ne sais pas à qui elle appartenait. Je lui demandai :

— Mais comment tu connais les pièces de l’appartement d’Helena ?

Il me répondit :

— Tu ignores que c’est la copine de David ? On avait l’habitude de venir ici.

Je me dis simplement « d’accord », même si, à cet instant, énormément de questions commencèrent à défiler dans ma tête. Mais je décidai de les mettre de côté pour profiter du moment.

Je m’assis sur le lit, et lui s’allongea. Nous commençâmes à vraiment discuter de nous, de notre passé. Il me parla de ses anciennes relations — il en avait eu plusieurs. Ne me demandez pas pourquoi cette discussion arrivait seulement maintenant et pas au début, je ne saurais pas vous dire. De mon côté, je lui expliquai que je n’avais jamais eu de vrai copain auparavant. Certes, un garçon me plaisait dans mon ancienne école, mais nous n’avions jamais rien échangé.

Il me parla surtout de deux ex : l’une dans son ancienne école, avec qui il avait vécu une relation de plusieurs années, et une autre lors de sa première année à l’internat, mais qui n’était plus d’actualité.

Puis la discussion changea naturellement. Il s’approcha de moi, m’embrassa une première fois sur la joue droite, puis sur la joue gauche, et enfin sur les lèvres. Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. C’était notre véritable premier baiser. Jusqu’alors, nous nous contentions de bisous sur la joue ou sur le front. Je ne l’arrêtai pas et fis simplement comme lui.

Rassurez-vous, il n’y eut rien de plus que ce baiser sur la bouche. Après cela, nous nous allongeâmes et continuâmes à discuter longuement de notre vie, de ce qu’il voulait faire après le bac, de ce que deviendrait notre relation une fois les cours terminés — une échéance qui approchait à grands pas. Il nous restait un mois de cours pour moi, et un mois et deux semaines pour lui. Mais de mon côté, je n’avais encore aucune réponse concrète à apporter.

À 17 h, nous décidâmes de rejoindre les autres au salon. Tous les regards se posèrent sur nous. Je me sentis gênée, mais il prit ma main, s’assit et me fit asseoir sur ses genoux. À cet instant, je me sentis rassurée. Nous écoutions de la musique, discutions, rigolions et buvions tous ensemble.

À 18 h, nous décidâmes de rentrer à l’internat. Le trajet du retour passa vite tant nous rigolions et discutions. Et pour couronner le tout, il se mit à pleuvoir, rendant le chemin encore plus boueux qu’à l’aller. Nous avions peur de glisser, et effectivement, nous avons glissé plusieurs fois — mais sans tomber. C’était finalement très drôle.

Les garçons arrivèrent les premiers. Nous nous dîmes au revoir, et j’eus droit à mon premier petit baiser sur la bouche en public. Waouh. Les filles se moquèrent ensuite gentiment de moi, mais je crois surtout qu’elles auraient aimé être à ma place.

Nous continuâmes notre chemin. Arrivée à l’internat, je pris une douche, mangeai, puis me mis au lit, complètement épuisée.

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