تسجيل الدخول— Je te présente Asher Adams, déclara son père. Il sera ton garde du corps à partir d'aujourd'hui. Les yeux de Kimberly s'agrandirent de stupeur. L'eau qu'elle venait d'avaler passa de travers et elle se mit à s'étouffer. Elle fut prise d'une quinte de toux et il lui fallut plusieurs secondes pour enfin retrouver son calme. Génial. Vraiment super, pensa-t-elle. Pile au moment où elle croyait s'être débarrassée une bonne fois pour toutes de cet homme agaçant. Elle se tourna vers son père : — Pardon papa, qu'est-ce que tu viens de dire ? Kimberly Blake, fille et enfant unique du milliardaire Hillary Blake, tient à sa liberté et à son indépendance plus qu'à tout au monde. S'il y a bien une chose qu'elle déteste, c'est qu'on lui dise quoi faire. Mais toute cette liberté ne devient plus qu'un lointain souvenir lorsqu'elle se fait enlever et que son père engage Asher Adams, détective privé et garde du corps, pour la secourir. Désormais, non seulement elle se retrouve coincée avec une colosse d'homme qui la suit partout et surveille ses moindres faits et gestes... Mais il se trouve aussi qu'elle le trouve tellement séduisant...
عرض المزيدAu cours des quatre dernières semaines, Kimberly Blake avait eu la certitude que quelqu'un la suivait. Elle le sentait si clairement : ce picotement caractéristique le long de sa colonne vertébrale, les cheveux qui se dressaient à la naissance de son cou, la chair de poule qui traçait un sillage d'angoisse sur ses bras. Quelqu'un était là. Lorsqu'elle allait faire ses courses, quand elle relevait son courrier, ou au moment de se préparer pour aller au lit. Quelqu'un la regardait.
Elle n'avait confié ses craintes à personne, de peur qu'on ne la croie pas et qu'on la prenne pour une folle. Bon sang, elle commençait elle-même à croire qu'elle perdait un peu la tête. Car peu importe à quel point elle se sentait observée, elle ne voyait jamais rien pour prouver qu'on la suivait. Mais elle le ressentait. Elle le savait, tout simplement. D'une manière ou d'une autre, elle le savait. Qui aurait intérêt à lui vouloir du mal ? C'était la question qu'elle se posait sans cesse. D'accord, il lui arrivait d'avoir des querelles ou des désaccords avec des gens... comme tout le monde. Mais elle était sûre que cela ne suffisait pas à donner envie à quelqu'un de lui faire du mal... N'est-ce pas ? Les gens pouvaient agir de manière tellement bizarre, parfois. Pour trois fois rien. Mais on ne pouvait jamais être trop sûre. Sa famille était très riche et comptait beaucoup d'amis. Son père et son ami Christopher Keane organisaient parfois des réceptions à la maison. Des soirées que Kimberly trouvait généralement ennuyeuses. Elle savait que la plupart des invités venaient seulement pour étaler leurs vêtements de créateurs et se vanter de leurs derniers succès. Les femmes considéraient la nourriture comme une ennemie, et les hommes étaient bien trop arrogants à son goût... Des gens qui s'imaginaient pouvoir tout obtenir sous prétexte qu'ils avaient de l'argent. Parfois, elle ne comprenait pas pourquoi son père fréquentait ce genre de personnes. Elle était fille unique. Sa mère, Clara Blake, était morte alors qu'elle n'était qu'un bébé. Elle n'avait donc aucun souvenir d'elle. Mais elle avait vu des photos et s'était souvent demandé à quoi aurait pu ressembler sa vie en grandissant aux côtés de sa mère. Les choses n'avaient pas été simples à l'adolescence, lorsqu'elle voulait aborder des sujets dont elle n'avait pas envie de parler avec son père. Des sujets qu'elle estimait que sa mère aurait mieux compris. Et le plus souvent, elle enviait ses amies lorsqu'elle les voyait avec leur mère. Son père, Hillary Blake, avait tellement aimé sa femme qu'il en avait été dévasté à sa mort. Il ne s'était jamais remarié et avait élevé Kimberly en père célibataire. Il était immensément riche, à la tête de sa propre entreprise. Kimberly n'avait donc jamais manqué de rien... du moins, sur le plan matériel. Hillary chérissait sa fille unique du plus profond de son cœur. Il aura tout fait pour elle, et tous ceux qui les connaissaient le savaient. Kimberly était la prunelle de ses yeux, et il aurait remué ciel et terre pour la protéger. Kimberly le savait elle aussi. Elle avait vingt-cinq ans et dirigeait l'une des filiales de son père. Elle allait bientôt hériter de son entreprise et savait qu'Hillary ferait tout pour protéger sa fille adorée, unique héritière de sa fortune. C'était précisément pour cette raison qu'elle ne lui avait pas fait part de ses récents soupçons sur le fait d'être suivie. Elle savait que si elle le lui disait, il lui ordonnerait sur-le-champ de faire un truc extravagant, comme de réemménager dans son manoir. Et c'était bien la dernière chose dont Kimberly avait envie. Kimberly aimait être indépendante. Elle aimait avoir le contrôle sur sa vie et détestait qu'on lui dise quoi faire plus que tout au monde. C'était une autre raison pour laquelle elle n'avait pas parlé à son père de ce qu'elle ressentait ces derniers temps. Elle tenait à sa liberté et savait qu'elle ne l'aurait plus si elle continuait à vivre dans la grande demeure familiale. Elle préférait aussi qu'on la connaisse pour ce qu'elle était, et non comme la fille du milliardaire Hillary Blake. Elle ne voulait pas que les gens prennent des pincettes avec elle, et c'est pourquoi elle révélait rarement qui elle était... Même si certains finissaient par le savoir. Principalement au travail. Kimberly aimait les choses simples... et les belles choses aussi. Elle avait un appartement pas très loin de son bureau et à proximité de son père. Elle ne voulait pas être trop distante de lui. Il était tout ce qu'elle avait, et inversement. De toute façon, il ne l'aurait jamais laissée s'éloigner trop, même si elle l'avait voulu. Heureusement, ce n'était pas le cas. Elle aimait tendrement son père. Et si elle ne lui disait rien pour ses inquiétudes, c'était aussi parce qu'elle ne voulait pas lui tracasser l'esprit. Elle avait en horreur de le voir s'inquiéter. Et elle ne allait pas le perturber pour quelque chose dont elle n'était pas entièrement sûre. Elle gardait cela pour elle. La seule personne à qui elle en avait parlé était sa meilleure amie, Phoebe Martin. Phoebe et Kimberly étaient des amies d'enfance et partageaient un lien indéfectible. Elles se considéraient comme des sœurs et se disaient absolument tout. Depuis petites, elles s'étaient juré de garder leurs confidences respectives sous le sceau du secret. Kimberly avait besoin d'une personne dans sa vie à qui elle pouvait tout dire. Phoebe était cette personne. Et Kimberly lui confiait tout. Phoebe était donc au courant des sensations étranges qui perturbent Kimberly ces derniers temps. Mais même si Phoebe avait fait de son mieux pour la convaincre qu'elle était simplement paranoïaque, sa première réaction avait été de partir d'un grand rire sonore. Ce qui était une raison de plus pour laquelle Kimberly s'était dit que prévenir son père n'était pas une si bonne idée. — Tu sais, quand je te confie ce genre de choses, j'attends de toi que tu sois une bonne amie et que tu essaies de me rassurer, avait dit Kimberly à Phoebe. Je n'attends pas de toi que tu me ries au nez. Arrête de faire ta peste. Mais Phoebe avait ri de plus belle avant de déclarer : — Ouh la la... C'est peut-être un vampire. Qui te traque... Qui sait, tu es peut-être son « âme sœur » et il est en train de... tu vois, veiller sur toi et te protéger. Elle avait appuyé sur le mot « âme sœur ». — Tu sais quoi ? C'est bon, j'arrête de te parler. Tu es débile. Oublie ce que j'ai dit, avait lancé Kimberly dans un sourire. — Relaxe, Kim, avait dit Phoebe en redevenant enfin sérieuse. Je suis sûre que ce n'est rien et que tu es juste surmenée. Tu l'as dit toi-même, rien d'anormal ne s'est produit. C'est juste une impression. Je suis sûre que ça va passer. Et puis tu m'as moi. Je vais veiller sur toi. Kimberly avait souri. Peut-être que Phoebe avait raison et qu'elle s'inquiétait pour rien. Si quelqu'un voulait lui faire du mal, cette personne l'aurait déjà fait. Pourquoi rester tapis dans l'ombre ? Elle se faisait des idées. Voilà ce qu'on gagnait à regarder trop de films d'horreur. Elle voulait croire Phoebe. Mais cette sensation étrange persistait. Et peu importe à quel point elle essayait de ne pas y penser, elle n'y arrivait pas, c'était plus fort qu'elle.Ce serait vraiment bizarre qu'elle se réveille d'un coup et le surprenne à la fixer comme un obsédé, pensa-t-il. En fait, il se sentait carrément comme un obsédé. Rester là à lutter contre l'envie de tendre la main pour lui dégager une mèche de cheveux derrière l'oreille, alors qu'elle lui couvrait une partie de son magnifique visage.Il en avait envie... mais il n'en fit rien.Il se tourna et quitta la pièce aussi silencieusement qu'il y était entré, en prenant soin de ne pas la réveiller.Kimberly arpenta la petite pièce de long en large jusqu'à ce que ses jambes et son dos la fassent souffrir, puis elle se percha sur le bord du lit et fixa la porte. Une fois de plus, elle n'avait aucune idée du temps qui s'était écoulé ni du moment où Asher Adams reviendrait. Elle savait seulement qu'elle avait peur et qu'elle avait désespérément besoin de rentrer chez elle.Une chose qu'elle avait apprise ces derniers jours, c'est qu'elle n'était pas prête à mourir. Et elle ne faisait pas confianc
Il la regarda faire un pas en arrière et sourit intérieurement. Pour une raison quelconque, il avait l'impression d'être engagé dans une sorte de combat. Comme si elle cherchait à lui prendre quelque chose. Quelque chose qu'il savait ne pas devoir laisser filer, et il devait simplement se battre pour s'y accrocher.— Ou préféreriez-vous vous faire kidnapper à nouveau ? poursuivit-il. Si c'est le cas, c'est votre problème, pas le mien. Mais j'encaisse d'abord l'argent de votre père. Ensuite, si l'envie vous prend de vous faire enlever une fois de plus, faites comme bon vous semble. Alors ça veut dire que pour l'instant, vous êtes coincée avec moi. Et si cet endroit n'est pas assez bien pour vous... Eh bien, vous allez juste devoir faire avec.Pour une fois, elle ne répliqua pas. Il en fut un peu surpris ; elle semblait avoir de la repartie pour absolument tout. Mais elle se contenta de le fixer. Ses magnifiques yeux brillaient. Elle ne chercha plus à s'éloigner de lui, alors même qu'il
Kimberly le fixa et se mordit la lèvre inférieure, se demandant ce qu'elle avait bien pu faire pour que cet homme l'aime si peu. Ce n'était pas de sa faute si elle avait été kidnappée, et elle ne l'avait pas forcé à venir la secourir. Elle était désolée pour son ami si c'était cela qui le mettait si hors de lui... Et elle leur était reconnaissante pour leur aide.Mais ce n'était pas de sa faute non plus.Elle prit une profonde inspiration.— Monsieur Adams, dit-elle. J'imagine que c'est mon père qui vous a engagé pour me trouver ? Vous ne m'avez pas répondu tout à l'heure et je voulais simplement en être sûre.Il hocha la tête et croisa les bras sur sa poitrine.— Oui, votre père est venu me voir il y a une semaine. Il ne voulait pas contacter la police de peur d'effrayer les ravisseurs. Il a engagé une autre agence pour vous localiser après l'enlèvement, mais ils n'ont pas eu beaucoup de chance. (Il haussa une épaule avant de la laisser retomber.) Je suis meilleur.— Comment va-t-il
Alors qu'ils s'élevaient dans les airs, il examina son homme. Une balle dans la jambe. Que le diable emporte tout ça, pensa-t-il sombrement en fustigeant du regard la jeune femme blottie sur le siège au fond. Il y avait des causes pour lesquelles cela valait la peine de se faire tirer dessus, mais sauver une fille comme elle n'en faisait clairement pas partie.Les autres membres de l'équipe avaient déjà commencé les premiers soins d'urgence. Asher se recula pour leur laisser de la place. Il ramassa un casque et fit signe à Kimberly d'en faire autant.— Je dois emmener mon homme voir un médecin, lui dit-il dans le microphone intégré.Son regard passa de lui à Paul, puis revint sur lui.— Bien sûr, dit-elle. Je peux rester avec vous à l'hôpital.Inutile de lui préciser qu'ils n'allaient pas dans un hôpital. Les établissements de santé publics exigeaient trop de paperasse, et le personnel poserait bien trop de questions. Asher disposait de son propre centre médical de pointe, avec des sp


















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