LOGINÀ l’internat, Michel et Chambaire tombent amoureux. Un amour innocent… mais pas pour tout le monde. Très vite, leur relation attire les regards, puis les accusations. Pourquoi leur histoire dérange-t-elle autant ? Pourquoi sont-ils les seuls visés ? Entre humiliation publique, pression familiale et manipulation silencieuse, Chambaire découvre que l’amour peut être plus dangereux qu’elle ne l’imaginait. Et parfois, ce ne sont pas les sentiments qui détruisent une histoire… mais ceux qui veulent la contrôler.
View MoreLa rentrée scolaire marque souvent un nouveau départ. Pour moi, celle de septembre 2018 allait bien au-delà d’un simple retour en classe. Elle représentait une rupture, une première séparation, et sans que je le sache encore, le commencement d’une histoire qui allait profondément me marquer.
Je m’appelle Chambaire. Cette année-là, je faisais mes premiers pas en internat. Une expérience inconnue, intimidante, mais aussi pleine de promesses. Michel, lui, connaissait déjà cette vie. Il avait commencé sa rentrée plus tôt que moi, le 10 septembre, tandis que je débutais la mienne le 24 septembre 2018. Nous étions tous les deux internes, mais dans deux établissements différents. Moi, j’étais à l’internat chez les sœurs à Angone. Michel était à l’internat des frères, situé à environ trois cents mètres du nôtre. Une distance dérisoire en apparence, mais qui, à l’époque, nous séparait comme deux mondes distincts. C’était ma première année loin de mes parents. Les premiers jours furent difficiles : apprendre à vivre en communauté, s’adapter à de nouvelles règles, partager l’espace, le silence et parfois la solitude. Peu à peu, j’ai appris à trouver ma place, à m’habituer aux visages inconnus et à ce quotidien rythmé par les cours, les prières et la vie en collectivité. Michel, quant à lui, entamait déjà sa deuxième année à l’internat. Nous ne nous connaissions pas encore. À vrai dire, je ne savais même pas qu’il existait. Et pourtant, nos chemins allaient finir par se croiser. Plusieurs jours, puis plusieurs semaines se sont écoulés. Les cours suivaient leur cours, et j’apprenais à vivre cette nouvelle réalité. Puis un jour, nous avons dû nous rendre à l’internat des frères pour saluer le frère Willy, leur supérieur. Nous étions neuf internes ce jour-là, dont Byo, Jeanine… et moi. Arrivées chez les frères, nous nous sommes mises à cogner à la porte. Il sortit, se mit à discuter avec nous et à faire connaissance avec les nouvelles internes. Puis, les internes de chez les frères sortirent pour voir qui était là et demander au frère s’ils pouvaient regarder le match. C’est là que je vis pour la première fois les internes de l’internat des garçons. Après avoir échangé avec le frère, nous sommes rentrées à l’internat pour la messe du soir. Les semaines passèrent. Nous étions déjà au mois de novembre. C’était un mardi, à la sortie des cours. Je me dirigeais vers l’internat quand, tout à coup, j’entendis une voix : « Chambaire, Chambaire ». Je me retournai, c’était Byo. Je me suis mise à l’attendre afin que nous puissions rentrer ensemble. Nous continuâmes notre chemin. Byo me dit : « Chambaire, il y a un garçon de chez les frères qui t’a remarquée et il m’a demandé de venir te parler. » Je l’écoutais attentivement. Elle continua : « Il t’a vue la dernière fois que nous sommes allées chez les frères. » Pendant qu’elle parlait, je me demandais qui cela pouvait bien être. N’ayant aucune idée, je finis par lui demander : « Qui est-ce ? » Elle me répondit : « Michel. » Mais à quoi ressemblait ce Michel ? Je n’avais sûrement pas fait attention. Elle essaya alors de me le décrire : il était un peu grand et portait un survêtement gris. Pourtant, je n’avais aucune image de cette personne en tête. Tout à coup, je dis à Byo : « Mais pourquoi il t’envoie ? Qu’il vienne me le dire lui-même. » Elle me répondit : « D’accord, je vais le lui dire. » Et nous continuâmes notre trajet. Chaque jour, Byo argumentait en sa faveur pour que ma réponse, le jour où nous devions nous voir, soit favorable. Elle l’aimait bien, trouvait que c’était quelqu’un de bien. Mais moi, je ne le connaissais pas, donc je ne pouvais pas savoir si tout ce qu’elle disait à son égard était vrai. Puis elle finit par ajouter : « Il est beau. » À cet instant précis, vous pouvez imaginer à quel point j’étais curieuse : curieuse de voir à quoi il ressemblait, curieuse de découvrir s’il pouvait vraiment me correspondre. Pour Byo, il était évident que c’était lui. Plus les jours passaient, plus je pensais à lui. Chaque matin, en me rendant à l’école, j’espérais secrètement qu’il trouve enfin le courage de venir me parler. J’avais besoin de savoir. De mettre un visage sur ce prénom. Mais les jours passaient… et rien. Puis arriva ce jour-là. Il était 13 heures. Les cours venaient de s’achever et nous nous dirigions vers l’internat. Devant le portail de l’école, j’aperçus Byo. Je m’avançai vers elle, mais elle n’était pas seule. À ses côtés se tenait un garçon. Je lui demandai naturellement : « Tu as fini les cours ? On rentre ? » Elle sourit, puis me dit calmement : « Oui… mais voici Michel. Je vous laisse discuter. Je suis juste devant si besoin. » Et là… Plus rien. J’avais perdu tous mes moyens. Comment pouvait-elle me laisser seule avec lui comme ça ? Qu’allions-nous nous dire ? Mon cœur battait trop vite, mes pensées s’emmêlaient. Soudain, une main se tendit vers moi. « Bonjour, Chambaire. » Sans vraiment réfléchir, je lui tendis la mienne. « Bonjour… Michel, c’est ça ? » Il sourit. « Oui. On avance ensemble ? » J’acceptai d’un signe de tête. Nous marchâmes côte à côte en direction de nos internats. Le silence dura quelques secondes, puis il parla : « C’est moi qui ai demandé à Byo de venir te parler. Je ne te vois jamais à l’école. » Surprise, je répondis : « Comment ça ? Pourtant je suis toujours là. Je ne traîne juste pas dans la cour. » Il me regarda, puis dit doucement : « Tu me plais. Je t’ai aperçue chez le frère, et depuis ce jour-là, je pense à toi. » Ses mots me troublèrent. J’étais flattée, bien sûr, mais surtout captivée par sa beauté, ses lèvres, sa façon de parler. Pourtant, je me retins. Au fond de moi, je savais déjà ce que j’allais répondre. Je lui dis alors : « Comment peux-tu penser à quelqu’un que tu ne connais pas ? Moi aussi je pensais à toi… sans même savoir à quoi tu ressemblais. » Il sourit, un peu gêné. « Je ne sais pas… veux-tu être ma copine ? » Mon cœur manqua un battement. C’était trop rapide. Ne voulait-il pas prendre le temps de me connaître ? Alors je répondis calmement : « Laisse-moi le temps de réfléchir. Je donnerai ma réponse à Byo, elle te la transmettra. » Nous arrivâmes devant son internat. Il me fit un signe de la main. « Au revoir. » « Au revoir », répondis-je. Je repris mon chemin, l’esprit ailleurs. Je repensais à cette conversation, à son regard, à ses lèvres… et à cette étrange sensation qui venait de naître en moi.Quand Michel me demanda où je restait, lui, dans tout cela, j’eus l’impression qu’on me retirait l’air des poumons. Je le regardai sans savoir quoi répondre. J’aurais voulu lui dire qu’il restait partout. Dans mes pensées, dans mes peurs, dans mes élans, dans ce que cette année avait eu de beau malgré tout. J’aurais voulu lui dire qu’on ne quitte pas quelqu’un comme ça, même quand on monte dans un bus, même quand on rentre chez soi, même quand on décide avec sa tête ce que son cœur refuse encore. Mais les mots me manquaient. Alors je murmurai seulement : — Je ne te laisse pas quelque part, Michel. Je pars, c’est tout. Il laissa échapper un petit rire sans joie. — Pour toi, peut-être que c’est “tout”. Pour moi, non. Je sentis ma gorge se serrer. — Tu crois que c’est facile pour moi ? — Je n’ai pas dit ça. Le silence retomba entre nous. Un silence qui n’était pas vide, au contraire. Il était rempli de tout ce qu’on n’arrivait pas à dire. Je retirai doucement ma main de la sie
Je ne refermai presque pas l’œil cette nuit-là. Mon corps était allongé sur le lit, mais mon esprit, lui, courait encore dans ce couloir, hors du bureau du curé, loin de ses mots, loin de sa main sur ma cuisse, loin de cette maison où j’étais entrée pleine d’hésitation et d’où j’étais ressortie avec une peur nouvelle.Le jour finit par se lever, mais moi, j’avais l’impression d’avoir vieilli de plusieurs mois en une seule nuit.Je regardais le plafond, mes yeux fatigués, et je me répétais sans cesse la même chose : je dois partir. Cette fois, ce n’était plus une menace lancée sous la colère, ni un caprice de jeune fille blessée. C’était une certitude. Un besoin. Une urgence presque.Je n’étais plus en sécurité dans cet internat.Et le pire, c’est que je n’avais même plus envie de comprendre qui était réellement contre moi, qui mentait, qui manipulait qui. Je voulais juste m’en aller.Autour de moi, les filles dormaient encore. Le dortoir était calme. J’entendais seulement les respirat
J’ai pris plusieurs secondes avant de répondre :— Oui, mon père.— Suis-moi, dit-il.— Vous suivre ?— Oui, et tout de suite, dit-il d’un ton sec. Et les autres, rentrez.Je ne savais pas quoi faire ni quoi dire. On nous avait attrapés. La seule chose à faire était de le suivre sans faire de bruit. Mais pourquoi me demandait-il, à moi, de le suivre et pas à une autre ? Je le suivais malgré moi.Nous arrivâmes chez lui. Il se dirigea vers son bureau, donc je le suivis. Arrivée dans son bureau, il s’assit et moi je décidai de rester debout en attendant ce qu’il allait me dire.— Où venez-vous à cette heure ?— Mon père… nous étions en ville.— En ville avec la permission de qui ? Et depuis quelle heure êtes-vous sorties ?Je ne donnai aucune réponse. Dire que nous étions sorties depuis 22h l’énerverait sûrement encore plus. Et puis je pense qu’il avait déjà une idée. Alors je ne dis rien.Il reprit :— Très bien, tu n’as pas besoin de répondre. Je sais que vous avez passé toute la nuit
Nous sommes arrivés à l’internat et nous avons rangé tout ce que nous avions acheté avec les filles. Moi, j’avais un petit creux, alors je partis chauffer les restes de mon tchiep que je n’avais pas fini. Je crois que je ne vous ai pas dit : le tchiep, c’est du riz avec du poisson ou du poulet accompagné de beaucoup de légumes. Je m’installai au réfectoire où les filles finirent par venir me rejoindre.Jeanine dit :— Ça vous dit qu’on sorte ce soir ?J’étais un peu réticente à l’idée de sortir ce soir-là, car j’avais peur que la scène que nous avions vécue puisse se reproduire. Mais je ne vous cache pas que j’en avais très envie. Byo et Esther dirent oui immédiatement. Je leur répondis :— Vous savez, je dois voir Michel ce soir.Elles me regardèrent et dirent :— Mais il peut venir avec nous !L’idée commença à me plaire. J’envoyai donc un message à Michel pour l’informer.« Bonsoir bébé. Les filles ont décidé de sortir ce soir et elles veulent que je vienne avec elles. Vu que nous
Arrivée à l’internat, je me dirigeai directement vers le dortoir où je trouvai les filles. Je leur demandai où était la sœur. Elles me répondirent qu’elle était dans ses appartements. Je leur demandai ensuite si elle me cherchait toujours, ce qu’elle avait dit, et ce que le frère avait déclaré. Ell
Nous étions samedi, le jour de notre sortie, celui que tous les internes attendaient avec impatience, loin de nos supérieurs. Déjà debout, il était 8h. Après avoir pris ma douche, je me mis à chercher ce que j’allais porter aujourd’hui, car je voulais être belle aux yeux de Michel. Je reçus un mes
J’ai passé mon week-end à me reposer. Notre sortie m’avait tellement épuisée que je n’avais presque rien fait d’autre que dormir.Lundi matin arriva vite. Nous n’avions pratiquement plus cours : nous étions désormais dans la période de calcul des notes. Cela signifiait plus de temps libre, mais aus
L’eau été bonnes, l’effet qu’elle donnait à la peau était agréable je m’assis sur un rocher et Michel lui nageait, je voulais bien faire comme lui mais je ne savais pas nagé de peur de le noyer je restais juste dans l’eau je me déplaçais en marchant ou je restais assis rien que ses mouvements me co






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