Se connecterDans son bureau, Stanford était insouciant, ne pensant même pas qu’une femme l’attendait chez lui. Mais étrangement, il n’arrêtait pas d’éternuer.
Ce n’est pas vraiment le moment de tomber malade. J’ai encore beaucoup de travail à cette période de l’année. Je pourrais me reposer dans une semaine.
« Est-ce que vous avez encore besoin de moi monsieur ? »
La voix de son assistante, Linah, l’a sorti de ses pensées.
En regardant l’heure, il a vu qu’il était déjà tard. Il s’est dit que c’était la raison pour laquelle il était soudain enrhumé. Il a donc décidé de quitter le bureau pour rentrer.
« Non. Viens, je te dépose. »
« D’accord ! »
Ce n’était pas la première fois qu’il la déposait chez elle. C’était même devenu une habitude puisqu’il la gardait tard pour travailler. Elle a même pensé qu’il voulait la séduire en agissant ainsi. Mais il n’a jamais rien tenté avec elle.
Linah ne pouvait s’empêcher de jeter des regards discrets à cet homme. Il était beau avec un corps musclé. Elle ne l’a jamais vu, mais ne faisait que supposer en voyant comment ses chemises sont ajustées quand il enlève sa veste au bureau.
Elle est tombée amoureuse de lui, non pas pour son physique, mais pour la galanterie qu’il lui témoigne chaque jour.
Dommage que ce ne soit pas plus.
Regarde-le et regarde-toi Linah. Qu’est-ce qu’il ferait avec un spaghetti comme toi ? Mon seul atout est ma taille. Si je n’étais pas grande, personne ne me remarquerai. J’ai une petite poitrine et des fesses qui ne me donnent pas envie de porter des vêtements ajustés.
Stanford voyait bien ces regards sur lui, mais il fait comme si de rien n’était par habitude. Ce n’était pas la seule femme attirée par lui au travail. Elle a au moins la décence de ne rien tenter tant que l’homme n’agit pas. C’est pour ça qu’il ne la pas encore renvoyée.
C’est la première secrétaire qui n’essaie pas de me montrer son corps dès qu’une occasion qui se présente.
Il a déposé Linah chez elle avant de rentrer lui-même. Il est arrivé assez tard dans la nuit et a marché doucement pour ne pas réveiller ceux qui dorment déjà.
…
Stanford s’est réveillé de très bonne humeur ce matin-là. Il n’avait aucun rhume, pas comme la veille. Après s’être préparé, il s’est rendu à la cuisine pour prendre son petit-déjeuner. Le personnel de maison le regardait bizarrement, mais il n’y prêtait pas attention.
Mais au moment de sortir, son père l’a arrêté à a porte.
« Mon fils, pourquoi tu pars sans dire un mot à personne ? Tu es venu tôt et tu t’en va sans laisser de trace ! »
Stanford fut surpris et souriait en répondant à son père.
« Tôt ? Je dirais plutôt tard vu que je suis rentré à dix heures du soir. »
C’était alors autour de Frédéric d’être surpris.
Il est rentré hier soir ?
« Mais pourquoi es-tu rentré ? Tu t’es disputé avec ta femme ? »
Sa voix a un peu haussé à a fin de la phrase. Stanford voulait rire au début, mais a ravalé ses mots ensuite. Il avait bel et bien une femme maintenant.
« Mince ! »
C’est tout ce qu’il a pu dire. Frédéric, de son côté, était irrité.
« Je me suis donné du mal pour te trouver une femme et tu t’es défilé au premier jour. Bon sang ! »
Stanford ne put s’empêcher de secouer la tête en entendant son père le gronder.
« Tu t’es donné du mal ? Je dirais plutôt que c’est elle qui s’est donné du mal pour m’épouser. »
« Justement, tu devrais lui montrer un peu d’attention. »
« J’ai oublié. »
C’est tout ce qu’il a pu dire pour sa défense et c’était vrai. Mais sa façon de le dire ressemblait à : elle ne va pas en mourir si elle reste seule dans une villa.
Noémie courait sans direction précise depuis qu'elle avait trouvé un échappatoire. Les branches laissaient des marques sur sa peau, mais elle ne s'en souciait pas. Tout comme elle ne se préoccupait pas de ses poumons qui peinaient à gérer le flux d'air qu'elle laissait circuler dans son cœur.Mais la fatigue se faisait ressentir. Ses jambes ont fléchi, bloquées par une racine pour la énième fois. Elle a trébuché sur le sol. Mais pas n'importe quelle place. C'était un piège à filet.Zut ! Toute cette course pour finir comme un animal sauvage coincé par un chasseur.Elle a crié en serrant les cordes dans ses mains." Je veux sortir ! "Steven regardait l'image de surveillance avec un sourire en coin." Finalement, tu devras aller chercher le petit lapin Aiden. Il a été pris dans un filet. "Quand il a dit qu'elle reviendrait d'elle-même, il pensait qu'elle allait se perdre ou mourir de faim sur la route. Il avait oublié les pièges dans la forêt.Heureusement que c'était un filet, pas un
Un voile noir s'est abattu sur le visage de Steven en repensant à cette femme." Les morts n'ont pas de nom. " a-t-il réussi à dire avant de se retourner et de se diriger vers l'autre côté de la terrasse.Ce n'était pas la première fois que " Maeva " était retrouvée. En fait, la famille Quincy a présenté beaucoup de jeunes filles en tant que Maeva dans l'espoir d'avoir le soutien de Martin dans les affaires.Il était furieux à chaque fois et a fait disparaitre ces filles. La dernière était Mona, il y a cinq ans. Elle était clairement plus âgée, mais Célia l'a quand même amenée parce qu'elle avait les mêmes traits que Clara.Martin l'a démasquée immédiatement, mais n'a rien dit comme avant. Il a profité du fait qu'elle était plus âgée et l'a violée avant de la tuer.Le problème était que Steven aimait la grande sœur de cette fille. C'était d'ailleurs l'une des raisons qui a poussé son frère à agir ainsi. La grande sœur s'est tuée.Leur lutte fraternelle a duré depuis l'enfance. Et main
C'est cependant Martin qui a été affecté. Il s'est tourné subitement vers Jordan. " Comment ça enceinte ? Vous vous moquez de moi, c'est ça ? " Steven, lui, a préféré en rire. " Mais non mon frère, il ne se moque pas de toi. Cette femme est bien enceinte. " Il s'est ensuite approché de Martin et lui a murmuré à l'oreille. " J'ai aussi eu du bon temps avec elle si tu veux le savoir. " " Tu n'es qu'un menteur. Comment une femme que tu as kidnappée pourrait vouloir coucher avec toi ? " " Pourtant, regarde ! " a-t-il dit en lui donnant son téléphone. Une courte vidéo jouait dessus, montrant Maeva nue dans la salle de bains et lui qui était près de son corps. Jordan qui était curieux, a vite détourné la tête. Cet homme n'a aucune pudeur en montrant ce genre d'image d'une femme. En voyant la réaction de Jordan, Steven s'est moqué de lui. " J'ai voulu montrer la vidéo à mon frère. C'est vous qui avez voulu y jeter un œil monsieur Quincy. Que disait-on sur la curiosité ? " " Ça n
Martin a reçu un rapport de son chef de sécurité une fois arrivé à destination. Huh ! Quelqu'un a été assez stupide pour viser ma voiture ? J'espère qu'il a retenu la leçon. Même s'il y avait beaucoup de rumeurs sur les tempéraments des Wallace, ils ne tuaient pas les gens systématiquement. La plupart recevaient des avertissements, comme tout à l'heure. Jordan avait bien entendu parler du supposé agresseur, mais il est resté impassible. Il savait que Martin était la clé pour pérenniser leur entreprise et leur nom. Le groupe Quincy maintenait sa position aux yeux du monde grâce aux accords de mariage avec les grandes familles. Mais puisque Clara s'était enfuie, ils n'ont pas reçu le soutien espéré des Wallace. L'empire s'écroulait peu à peu de l'intérieur. Tout ce qui les maintenait à flot était désormais la richesse que Clara a accumulé avant de s'enfuir. C'est pour ça que Jordan ne voulait pas réintégrer Noémie dans l'immédiat. Il avait peur qu'elle ne réclame son héritage, qui
Karl avait cru mal entendre. Maman veut sauver Noémie ? C'est le monde à l'envers. Elle voulait même comploter pour récupérer son argent. Et maintenant, elle veut son bien ? Je n'y comprends plus rien. Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il n'a pas entendu Sophia l'appeler. Elle a dû le secouer un peu pour qu'il se réveille. Pris par surprise, il a sursauté. " Pourquoi tu m'as poussé ? " lui a-t-il demandé en fronçant les sourcils. J'aurais pu de frapper par réflexe, a-t-il fini dans sa tête. C'était d'ailleurs déjà arrivé avec John. Ce dernier n'a plus essayé de le surprendre après cela. " Je t'appelle depuis tout à l'heure. Mais tu semblais déconnecté. " a-t-elle répondu avec une voix plaignante. Il a passé une main sur son visage et a demandé avec résignation : " tu voulais quelque chose ? " " En fait, ma mère m'a appelée et m'a demandé si nous pourrions la voir ensemble. " " Je ne sais pas. C'est pour bientôt ou plus tard ? " " Et bien, elle n'a pas dit
Noémie a repoussé sa main par réflexe. Le fait qu'un autre homme la touche, surtout qu'elle était nue, la revulsait. " S'il vous plaît. Laissez-moi . " Même s'il était écarté, Steven a fait comme si de rien n'était et a continué de sourire. " Tu ne veux pas d'une famille recomposée ? Nous pourrions aussi avoir les nôtres plus tard tu sais. " a-t-il suggéré. Noémie a essayé de ramasser le peignoir tombé par terre. Mais il l'a envoyé au loin avec un jeu de pied. Elle était sans voix. Cet homme est sûrement un malade mental, il vaudrait mieux ne pas le provoquer. Cependant, elle avait toujours froid. Elle s'est donc contentée de se serrer dans les bras et de croiser les jambes.Steven a remarqué sa position bizarre et a froncé les sourcils. " Tu dois avoir des neurones manquants je pense. Si tu as si froid, pourquoi ne pas te glisser sous les draps ? " C'était son signal pour se précipiter vers le lit, ignorant l'insulte qui venait avec la suggestion. Une fois sous les







