9 MOIS POUR TE SEDUIRE
j'ai franchi une limite invisible.
J'ai aimé son goût. Une saveur sucrée, entêtante, presque métallique, qui me colle encore au palais malgré la menthe de mon dentifrice. J'ai aimé la sentir s'ouvrir, j'ai aimé ce frisson qui a parcouru son corps quand ma langue a trouvé son rythme. Ce n'était pas de la charité, c'était de la gourmandise. Une pulsion primitive que j'aurais dû étouffer. J'ai aimé l'entendre gémir mon nom, non pas comme un partenaire, mais comme un maître qu'elle déteste autant qu'elle réclame.