BAISE-MOI 2
Je sens sa main chercher la mienne, nos doigts s’entrelacent.
Le silence n’a plus rien d’écrasant.
C’est un abri.
Et dans cette nuit tiède, sans vent, sans pluie, je comprends :
Le pardon, ce n’est pas effacer.
C’est choisir d’aimer malgré les ruines.
C’est rallumer le feu , pas pour brûler, mais pour éclairer ce qui reste.
Je pose ma tête contre son épaule.
Son odeur, sa chaleur, son souffle.