LE PÈRE DE MON ENFANT
Marc
Le 15 juin se lève sur un ciel d’un azur sans tache. Comme lavé. Comme neuf.
Dans la petite chambre d’amis de la maison de Mamie, où nous avons passé la nuit, je m’habille. Un costume bleu marine simple, sans cravate. La chemise blanche. Je regarde par la fenêtre. En bas, dans le jardin, la table est dressée sous le tilleul. Des assiettes en faïence, des verres à pied, des bouquets de lavande et de marguerites sauvages dans des pots en terre. C’est simple. C’est parfait.