Ils m'ont détruite, Je les ai enterrés
La lumière de la lampe en céramique projetait des ombres douces sur les murs jaunes, et le ficus dans son coin semblait lui aussi tourné vers l’écran, comme un spectateur silencieux.
Le film commença. C’était une comédie absurde, pleine de quiproquos et de situations loufoques, avec un acteur au visage élastique qui enchaînait les gags avec un talent désarmant. Au début, Nina regardait distraitement, un sourire flottant sur les lèvres, amusée mais sans plus. Et puis vint une scène particulièrement grotesque, un enchaînement de catastrophes domestiques si parfaitement orchestré qu’il en devenait irrésistible. L’acteur glissait sur une peau de banane, renversait