LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON
Giulia
Il boit, il boit d'un trait, comme le veut le rituel, la coupe d'argent se vide, le vin noir descend, et je le regarde, je ne détourne pas les yeux, je veux voir, je dois voir, je suis celle qui a tissé ce moment et je ne le quitterai pas des yeux, pas une seconde, pas un battement de cil.
Le premier signe est presque rien, un froncement de sourcils, une hésitation, la coupe qui redescend trop lentement, et je vois le doute passer dans ses yeux, le doute d'un homme dont le corps vient de lui parler dans une langue qu'il ne connaît pas, puis le deuxième signe, la coupe qui glisse, ses doigts qui ne répondent plus, l'argent qui frappe la pierre avec un son clair, un son immense dans le