Encore une dernière chance
Tu te bats déjà assez comme ça.
Miryam ne répondit pas. Elle regardait Isabelle, allongée sur le canapé, le visage pâle, les mains posées sur son ventre, et elle se disait que cette femme était la personne la plus courageuse qu’elle connaissait. Pas parce qu’elle affrontait son mari – elle ne l’affrontait jamais. Mais parce qu’elle continuait de vivre, de sourire, d’espérer, malgré tout ce qu’on lui faisait subir. C’était cela, le courage. Pas les cris, pas les scènes, pas les ruptures éclatantes. C’était cette force silencieuse, cette endurance obstinée, cette capacité à tenir debout alors que tout s’effondrait autour d’elle.