SPICY HOT 5
Rosalie
La lumière du matin entre dans la chambre comme une lame, froide et impitoyable, une lumière blanche et crue qui n'a aucune pitié, qui ne connaît aucune miséricorde, qui ne fait aucune différence entre les innocents et les coupables, entre les bourreaux et les victimes, entre les maîtres et les choses, et je suis seule. Alessandro est parti. Les hommes masqués sont partis. Les inconnus sont partis. Il ne reste que moi, étendue sur les draps de soie noire qui collent à ma peau moite, les menottes défaites, les chevilles libres, mais le corps lourd, le corps brisé, le corps marqué, le corps possédé, le corps trahi. Je ne bouge pas. Je reste là, les yeux ouverts, fixés sur le plafond où