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Amour à balles réelles
Amour à balles réelles
ผู้แต่ง: Déesse

Chapitre 1 — Le Gala

ผู้เขียน: Déesse
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2025-09-23 07:07:16

Sofia Valente

Les flashs m’aveuglent. Les sourires forcés m’épuisent. Les applaudissements claquent comme des vagues artificielles. Une soirée comme tant d’autres. Je suis habituée à ces cérémonies, à ces galas où l’on ne célèbre pas l’effort, mais l’image. Ce soir, je suis en robe de satin noir, talons vertigineux, un masque figé de glamour. Ce soir, je ne suis pas l’athlète, je suis le trophée que l’on expose.

La salle entière brille : diamants, soie, visages maquillés. Le parfum du pouvoir et du champagne se mélange à celui du luxe. Des politiciens rient fort, des magnats de la finance serrent des mains, des actrices minaudent devant les caméras. Tout le gratin de Milan s’offre en spectacle.

Je fais semblant d’écouter, de sourire, mais au fond je n’entends rien. Je sens son regard.

Depuis un moment déjà.

Assis dans un fauteuil de cuir sombre, légèrement en retrait, entouré d’hommes dont l’influence dépasse les frontières. Pas une de ces célébrités de façade, non. Ceux-là, on ne les prend pas en photo. On les craint. Et lui, au centre de ce cercle d’ombres, reste immobile. Il n’a pas besoin de parler. Il me regarde.

Son regard ne se détourne pas. Insolemment fixe. Une lame froide qui me déshabille, qui m’expose, qui me défie. Je ne l’ai jamais vu auparavant. Je connais les visages qui comptent dans ce milieu, et pourtant, lui m’est inconnu. Alors qui est-il pour oser me fixer comme ça, sans détour, sans vergogne ?

Nos yeux se croisent. Une seconde trop longue. Et lentement, très lentement, il soulève son verre vers moi. Un toast silencieux. Un geste d’appropriation.

Je détourne la tête avec mépris. Ignoré.

Quelques minutes plus tard, alors que je converse avec un sponsor, un homme en costume sombre s’approche. Son oreillette trahit son rôle. Son ton est sec, presque mécanique :

— Mon patron souhaite vous voir.

Je hausse un sourcil, incrédule.

— Et qui est votre patron ?

— Leonardo D’Amaro.

Le nom résonne, inconnu et pourtant chargé d’une autorité glaciale. Mon regard glisse jusqu’au fauteuil. Il est toujours là. Toujours à me fixer.

Je souris froidement à l’homme et réponds :

— Dites à Leonardo D’Amaro qu’il peut aller se faire voir.

Et, pour ponctuer mes mots, je lève la main et lui offre mon majeur. Net. Cinglant. Sans détour.

Un silence électrique tombe autour. Le garde me fusille du regard, mais se retient. Je tourne les talons, indifférente, le cœur battant d’un mélange d’adrénaline et de défi.

Quelques minutes plus tard, je me lève et prends la direction des toilettes. Couloir désert. Silence étouffant après le brouhaha. Je respire enfin, mais à peine ai-je franchi le tournant qu’une main ferme se referme sur mon poignet.

Je sursaute : je ne suis pas seule , Il est là ce monsieur , peu importe son nom .

De près, son aura est écrasante. Pas seulement par sa carrure, mais par la froideur de son regard, cette intensité animale.

— Tu as du cran, souffle-t-il, sa voix basse et vibrante. Personne ne me parle comme ça.

— Alors il était temps, je réplique sèchement. Lâchez-moi.

Son visage se penche, si près que son souffle frôle ma peau. Un parfum de tabac blond et de cuir m’assaille. Sa poigne m’immobilise contre le mur.

— Tu crois que ton joli sourire te protège ? 

Je plante mes yeux dans les siens.

— Non. Mais moi, je n’ai pas peur de vous . Fichez le camp d'ici , c'est une toilette pour Femme .

Ses pupilles se dilatent. Une seconde de silence lourd. Puis son corps s’avance, me bloquant sans brutalité mais avec une autorité totale. Ses lèvres s’écrasent sur les miennes. Sans douceur. Sans demande. Un vol, une attaque. Un baiser sauvage, intrusif, arrogant.

Mon cœur explose de rage. Le feu me monte aux joues. Alors ma main part. La gifle claque, cinglante, résonne dans le couloir désert.

Il reste immobile. Sa joue rougie. Ses yeux, brûlants. Puis lentement, très lentement, un sourire déchire son visage. Un sourire terrifiant.

— Mauvais choix, princesse. Très mauvais choix.

Il se penche encore, presque contre mon oreille, sa voix un venin sensuel :

— Je t’aurais prise avec douceur. Maintenant… je vais t’apprendre ce que ça coûte, de me défier.

Un frisson me traverse. Pas de désir. Pas encore. Mais cette peur étrange qui ressemble trop à une adrénaline interdite.

Je tremble, mais je soutiens son regard. Je ne connais pas cet homme. Je ne sais rien de lui. Et pourtant, je devine que je viens d’allumer une guerre dont je ne maîtrise aucune règle.

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