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Chapitre 68 : Le Dernier Mot

last update Veröffentlichungsdatum: 08.06.2026 17:13:45

Gabriel

Le soleil du matin traverse la verrière.

Un rayon oblique, presque horizontal, chargé de poussières dansantes, transforme les particules invisibles en paillettes d'or. Il coupe la pièce en deux, une ligne nette et lumineuse qui sépare l'ombre de la lumière, qui traverse le loft comme un sabre, qui raconte une histoire de dualité et d'équilibre.

Le lit rond est au centre exact de cette diagonale. L'îlot blanc flotte dans cette mer de briques rouges et d'acier noir, au beau milieu du chao
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  • Je Te Déteste 3   Chapitre 68 : Le Dernier Mot

    GabrielLe soleil du matin traverse la verrière.Un rayon oblique, presque horizontal, chargé de poussières dansantes, transforme les particules invisibles en paillettes d'or. Il coupe la pièce en deux, une ligne nette et lumineuse qui sépare l'ombre de la lumière, qui traverse le loft comme un sabre, qui raconte une histoire de dualité et d'équilibre.Le lit rond est au centre exact de cette diagonale. L'îlot blanc flotte dans cette mer de briques rouges et d'acier noir, au beau milieu du chaos organisé de notre vie. Les draps sont froissés, les oreillers écrasés, les couvertures entremêlées , les traces de notre nuit, les preuves de notre amour, les indices de notre passion.Flore est allongée contre moi.Sa tête repose au creux de mon épaule , cette épaule qu'elle a mordue, griffée, couverte de marques. Son bras est en travers de mon torse, sa main posée sur mon cœur, comme pour vérifier qu'il bat encore. Ses cheveux blonds sont un désordre soyeux sur ma peau, sur mon cou, sur mon

  • Je Te Déteste 3   Chapitre 67 : La Conquête 3

    Son regard est une main fantôme. Il me caresse sans me toucher, me possède sans me prendre, me fait jouir sans me pénétrer. Je sens son poids sur chaque partie de mon corps, une pression immatérielle mais réelle, presque physique. Mes tétons durcissent sous le coton. Mon ventre se contracte, une crampe légère, un appel. Mes cuisses se serrent légèrement, une réaction de pudeur, de défense , ou peut-être l'inverse.Mes doigts referment le livre.Le bruit sec du volume qui se clôt le fait sursauter. Ses mains s'immobilisent sur mes pieds. Il lève les yeux vers moi, ses yeux bruns qui brillent dans la lumière du feu, et il sourit , le sourire du coupable pris en flagrant délit de désir oculaire.Je pose le livre sur l'accoudoir. Je croise les bras sur ma poitrine. Je lève un sourcil, ce geste que j'ai perfectionné pendant des années de réunions et de négociations, et qui fait trembler les stagiaires et hésiter les directeurs financiers.— Tu veux quelque chose ? demandé-je.Ma voix est d

  • Je Te Déteste 3   Chapitre 66 : La Conquête

    Gabriel !Son cri résonne dans le bureau vide, rebondit sur les murs de verre, se mêle au bourdonnement lointain de la circulation. Elle tremble, elle tressaute, elle se vide entre mes lèvres.Je bois son plaisir. Jusqu'à la dernière goutte. Ma langue nettoie ses lèvres gonflées, ses cuisses tremblantes, la fente encore palpitante. J'apaise les derniers soubresauts de son corps avec des baisers légers, presque maternels.Puis je me relève.Mes lèvres luisent de sa cyprine et de sa salive. Mon menton est humide. Ma chemise est tachée. Je dois ressembler à un animal, à un sauvage, à un dieu déchu. Mais je n'ai jamais été aussi beau à mes propres yeux.Flore se retourne. Ses yeux gris sont noyés, brillants de larmes non versées. Ses joues sont empourprées, ses lèvres entrouvertes, sa respiration encore saccadée. Elle est belle comme jamais. Belle comme le chaos. Belle comme la fin du monde.Elle m'attrape par la cravate. Ses doigts s'enroulent autour du tissu de soie, tirent. Elle m'atti

  • Je Te Déteste 3   Chapitre 65 : La Conquête

    Le tissu glisse. Il révèle le haut de ses bas, cette fine bande de dentelle noire qui cerne sa cuisse. Les jarretelles, ces fines lanières élastiques qui descendent vers ses bas, qui les maintiennent en place. Et la peau , sa peau nue, pâle et parfaite, douce comme du satin, chaude comme du pain sorti du four. La peau au-dessus des jarretelles, là où le nylon s'arrête et où la chair commence. Ce territoire intime, secret, que seuls les amants connaissent.Mes lèvres se posent sur cette peau.Un baiser. D'abord, juste une pression. Un contact timide, presque respectueux. Puis un autre, plus appuyé. Je remonte le long de sa cuisse, déposant une traînée de baisers humides, ma langue pointant parfois pour goûter sa chair, le sel de sa journée, le parfum de son savon, l'essence même d'elle. Ses jambes tremblent. Elle gémit, un son bas, profond, venu du ventre. Sa main sur la vitre se crispe, ses doigts se referment sur le verre comme pour ne pas tomber.Ma bouche arrive à la limite de sa c

  • Je Te Déteste 3   Chapitre 64 : La Conquête

    GabrielLe vingtième étage est un désert de verre et de silence.Plus un bruit de photocopieur, plus une sonnerie de téléphone, plus un claquement de talons pressés, plus ce bourdonnement continu des néons qui était devenu notre musique de fond pendant des années. Le grand open space, qui grouillait il y a encore quelques jours de stagiaires et de cadres en costard, est un paysage fantôme. Les bureaux sont vides, débarrassés de leurs ordinateurs, de leurs photos de famille, de leurs pots de stylos. Seules restent les plantes vertes, oubliées dans leurs pots, déjà un peu jaunies, comme des soldats abandonnés sur le champ de bataille. Et les écrans d'ordinateur, éteints, fixent le vide de leurs yeux morts.Aujourd'hui, nous rendons les clés. Le bail est terminé. La fusion a déplacé le siège so

  • Je Te Déteste 3   Chapitre 63 : Pardon Officiel 2

    Ma voix est neutre. Ni amicale, ni hostile. Je ne lui rends pas sa douceur, je ne lui offre pas d'armes. Mais je ne lui jette pas non plus la pierre. Simplement, je constate. Elle est là. Je suis là. C'est un fait.Gabriel hoche la tête vers Raphaël. Un geste sec, viril, entre hommes qui n'ont rien à se prouver. Raphaël lui répond par un battement de paupières, un signe à peine esquissé, une reconnaissance silencieuse. Ils étaient rivaux, autrefois. Maintenant, ils sont juste deux hommes qui ont aimé la même femme, à des époques différentes, et qui ont survécu.— Nous partons pour Singapour, dit Flore, rompant le silence. La direction Asie-Pacifique. C'est une promotion.— Félicitations, répond Raphaël.Son ton est poli, sans chaleur excessive, sans hostilité non plus. Il dit "félicitat

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