ログインCameron gardait un bras autour de moi, mais je sentais bien que quelque chose n’allait pas. Sa respiration était un peu trop courte et son corps semblait tendu sous mes mains. Il faisait pourtant tout pour ne rien laisser paraître.Son regard finit par se poser sur les hommes présents dans le bureau.— Sortez.Les conversations s’interrompirent aussitôt.— Monsieur ?— Vous pouvez sortir .Personne ne discuta. Plusieurs hommes refermèrent leurs dossiers et récupérèrent leurs téléphones.— Et toi , ajouta Cameron en désignant deux d’entre eux, je veux savoir ce qui se dit. Rapporte moi tout! — Entendu, chef.— Ne perdez pas de temps.Ils acquiescèrent avant de quitter le bureau. La porte se referma derrière eux, nous laissant enfin seuls.Je me tournai immédiatement vers Cameron.— Maintenant, tu vas m’expliquer ce qui s’est passé.Il passa une main sur son visage et inspira doucement.— Un rendez-vous qui a mal tourné.— C’est tout ?— Non. Mais c’est le début de l’histoire.Je croi
La voiture finit par ralentir devant une immense tour de verre qui dominait les bâtiments alentour. Le siège de l'entreprise de Cameron.De l'extérieur, rien ne laissait deviner ce qui se passait à l'intérieur. Pourtant, depuis mon arrivée à Londres, je n'avais jamais vu autant de véhicules stationnés devant l'entrée ni autant d'agitation autour du bâtiment.À peine la voiture immobilisée, j'ouvris la portière.— Il est là ?L'homme assis à l'avant se retourna vers moi.— Nous n'en savons rien, Amanda.Je le dévisageai, incrédule.— Comment ça, vous n'en savez rien ? Vous m'avez ramenée jusqu'ici !— Vous nous avez demandé de vous conduire à lui. Nous avons fait ce que vous vouliez, mais nous ignorons où il se trouve exactement.— Alors trouvez-le !Ma voix monta malgré moi. Je n'avais pas traversé tout le pays pour me retrouver devant son immeuble sans savoir où il était.— Vous êtes censés travailler pour lui ! Vous devez bien savoir où il se trouve !— Nous allons nous renseigner,
Je n’arrivais plus à rester sans rien faire .Chaque seconde qui passait sans réponse de Cameron me donnait l’impression de manquer d’air. J’avais beau essayer de me convaincre qu’il allait bien, que les informations exagéraient peut-être la situation, mon esprit revenait sans cesse à cette image du bandeau rouge qui défilait au bas de l’écran.Une fusillade. Plusieurs morts. Dans son quartier.Je me redressai brusquement du canapé.— Je descends.Ma mère, qui venait à peine de s’installer, tourna la tête vers moi.— Tu vas où ?— Ne t’inquiète pas, maman. J’ai quelque chose à faire.Elle fronça les sourcils, visiblement surprise par mon empressement.— Amanda, attends… Qu’est-ce qui se passe ? Tu viens de recevoir un message ?— Je t’expliquerai après.Je n’attendis pas sa réponse. J’attrapai mon téléphone et quittai le salon presque en courant. Ma mère m’interpella une nouvelle fois, mais je continuai jusqu’à la porte d’entrée.Dans le hall de l’immeuble, je balayai les alentours du
À l'heure du déjeuner, nous nous installâmes à une table en plein air avec deux portions de frites et des sandwichs achetés dans une petite baraque. Le soleil avait fini par percer les nuages, et les familles autour de nous semblaient profiter de cette journée sans se soucier de rien d'autre que de savoir quel manège essayer ensuite.Ma mère me raconta une anecdote sur une collègue qu'elle avait connue quelques années plus tôt. Je l'écoutais en souriant, lui posant des questions, parfois plus intéressée par la façon dont elle racontait l'histoire que par l'histoire elle-même.Cela me faisait du bien de la retrouver ainsi.Ces derniers temps, mes journées avaient été rythmées par les inquiétudes, les conversations inachevées et cette sensation permanente de devoir faire attention à ce que je disais ou à ce que je faisais. Même lorsque j'étais avec Cameron, une partie de moi restait sur ses gardes. Il y avait toujours quelque chose que j'ignorais, une situation que je ne comprenais pas
La veille au soir, juste avant de me coucher, j’avais envoyé un message à Cameron pour le prévenir de mes projets du lendemain.Je m’étais dit que, cette fois, mieux valait éviter les malentendus. Je n’avais aucune envie de recevoir un appel inquiet parce que je n’aurais pas répondu à temps ou parce que l’un de ses hommes lui aurait signalé que j’étais sortie sans le prévenir. Je voulais profiter de ma dernière journée avec ma mère sans avoir à me justifier.Demain, maman et moi allons passer la journée dans le parc d’attractions près de chez elle.Sa réponse était arrivée quelques minutes plus tard.Amusez-vous bien. Ne t’inquiète pas pour ça, mes hommes ne seront jamais très loin.J’avais fixé l’écran un instant avant de répondre par un simple D’accord, merci.Je n’avais pas envie de lui faire remarquer que cette présence constante me mettait parfois mal à l’aise. Il essayait de me protéger, je le savais, et je préférais ne pas gâcher ma soirée avec une discussion que nous avions dé
Je me levai pour regarder dehors. La rue était paisible, bordée de maisons et de jardins soigneusement entretenus. Une voiture passa lentement avant de disparaître au bout de la route. Rien ne semblait pouvoir troubler cette tranquillité.J'aurais voulu que ma vie ressemble encore à ça.Je me demandai si les hommes de Cameron étaient toujours dans les environs et si ma mère avait la moindre idée de ce qui se passait réellement autour d'elle. Elle avait vécu ici pendant des années sans avoir à se méfier de chaque inconnu, sans regarder derrière elle avant de rentrer chez elle.Je détestais l'idée que ma présence puisse changer ça.Le bruit de la serrure me tira de mes pensées.— Ma chérie ? Je suis rentrée !Je me retournai tandis que ma mère apparaissait dans l'entrée, les bras chargés de sacs. Ses joues étaient rosies par le froid et elle avait cette expression satisfaite de quelqu'un qui venait de trouver tout ce qu'il lui fallait.— Tu as bien dormi ?— Oui, un peu trop, apparemmen
“J’aurais dû le tuer depuis longtemps, ce connard. Le laisser pourrir comme les autres. Putain, s’il touche à un de tes cheve...” Il s’arrête net, jetant sa veste sur le fauteuil avec une violence qui fait trembler le bureau. Puis, ses yeux verts se posent enfin sur moi, et quelque chose change. La
Le soleil se lève à peine sur Londres, filtrant à travers les nuages bas et grisâtres qui enveloppent la ville comme un linceul. Je suis assise à l’arrière de la Bentley noire, les mains crispées sur mes genoux, tandis qu’Alfred, le chauffeur, conduit en silence vers la Black Tower. Pas de Cameron
« Déshabille-toi. »Les mots tombent comme une sentence dans le silence lourd de la suite. Je reste figée dans l’encadrement de la salle de bain, la chemise de nuit en soie encore pliée sur mon bras. Mon cœur cogne si fort que je l’entends dans mes tempes. Non. Je ne peux pas. Pas comme ça. Pas ce
Mes mains tremblent tellement que le stylo glisse presque entre mes doigts. Le bureau de Cameron Black semble soudain trop grand, trop froid, comme si les murs de verre se refermaient sur moi. Son regard vert, implacable, me transperce. Il ne bouge pas, ne cligne même pas des yeux. Il attend. Et ch







